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Une couverture réussie même si elle ne vous tire pas immédiatement l’œil. Et un roman bien embêtant car on ne peut vous en dire un des ressorts sous peine de trop dévoiler. En fait on soupçonnera l’auteur d’avoir soigneusement « camouflé » l’explication pour nous laisser réfléchir.

Le récit commence en 2020 par la mort d’une des infirmières qui s’occupe d’un certain Thomas Kreutschmann dont l’Alzheimer et le cancer généralisé sont en régression. Le malade ne veut parler de ce qu’il a été qu’avec quelqu’un d’une famille corrézienne, les Faure. Or, en septembre 1918 alors que son grand-père est parti à la recherche de son père qu’il a vu partir à la guerre et que son grand frère en est revenu « gueule-cassée » unijambiste, un jeune Faure s’enfonce dans la forêt proche avec le fusil de son grand-père et le corps geignant de son frère. Le grand-père apprend que son fils n’est pas un lâche, ni un traître mais qu’après s’être révolté il a fui nu vers les tranchées ennemies. Ces Faure ont pour caractéristique d’avoir des yeux d’un bleu particulier. On retrouvera le grand-père maire d’un village en 1944. Et l’auteur alternera les « chapitres » en fonction des dates. Kreutschmann a, pendant la deuxième guerre mondiale, été surnommé « le Croquemitaine » pour avoir été un tueur d’enfants… Or ce même Kreutschmann a des yeux du même bleu que le Faure qu’il rencontre et à qui il raconte ce que les historiens veulent absolument savoir sur sa vie de soldat. Ce Faure a repris la boulangerie du village dont le grand-père a été maire et où une pièce près du four servait à cacher des juifs…

C’est écrit comme un hymne à la nature torturée par les hommes, c’est écrit avec poésie comme seuls les hommes savent en écrire, c’est écrit avec la violence dont les hommes sont capables et donc cela mérite une lecture attentive et lente. Une lecture qui laisse pensif.

Mon cœur restera de glace
Auteur : Éric Cherrière
Éditeur : Belfond

www.belfond.fr

Mon cœur restera de glace
5.0Note Finale

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