Avec un sous-titre précis : selon Charles Baudelaire & Théodore Chassériau. Comme il va de soi que certaines affirmations un peu trop péremptoires appellent les nuances, je vais faussement corriger celle que j’ai énoncée il y a peu, à savoir qu’il n’y a que deux sortes de livres… ceux écrits pour les autres et ceux écrits pour soi… J’en ajouterai donc une troisième qui en découle : ceux que l’on écrit à la fois pour soi et pour les autres…


Celui dont je vais parler appartient à cette dernière catégorie. On sent tout de suite que l’auteur se fait plaisir mais comme par la même occasion il nous donne à réfléchir on peut bien lui pardonner son insistance à épingler Baudelaire. Étrangement, puisqu’il est question de peinture, toutes les reproductions intérieures sont en noir et blanc et là encore leur choix et leur présentation aident à comprendre ce que veut dire l’auteur. Pour ma part, j’aurais bien aimé que le rapprochement entre la toile de Chassériau et la version Manga soit plus analysé. Peut-être que cette sorte d' »idéal féminin » made in Japan pourrait se rapprocher de l’idéal moderne de Baudelaire. Enfin un dernier reproche : le manque de nuance à propos de Baudelaire et des femmes que la connaissance de sa vie privée aurait pu éviter.

Qu’importe après tout, nous sommes en présence d’un livre qui se laisse lire et dont on sent qu’il a fait plaisir à son auteur… Que demander de plus…

Un conseil : allez chercher votre vieil exemplaire des Fleurs du Mal et relisez certains poèmes au hasard. Vous constaterez peut-être avec surprise que votre mémoire n’est pas si mauvaise.

Bonnes lectures de poèmes (à haute voix) et d’images…

L’idéal moderne
Auteur : Xavier d’Hérouville
Editeur : Harmattan

L'idéal moderne
4.0Note Finale

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