Chanur, intégrale 1 & 2

Volume 1 : 924 pages, trois romans. Volume 2 : 990 pages, deux romans… Au cas où vous songeriez à vous passer de cette réédition dont vous avez les cinq volumes dans leur première édition de la fin des années quatre-vingt, oubliez cette idée. Il est clairement indiqué « Traductions révisées par Pierre-Paul Durastanti ». Vous devez avoir repéré son nom à propos de traductions. Comme je suis curieux et que cette idée de révision me posait question, je suis allé chercher une vieille édition de « La vengeance de Chanur »(J’ai Lu Science Fiction n° 2289 décembre 1987) et j’ai comparé. C’est édifiant. Non que la première traduction soit mauvaise mais que le texte d’aujourd’hui est plus lisible, plus souple, plus agréable. Et si l’on compte 32 ans entre les deux éditions, la question peut se poser de savoir s’il faudra réviser la révision… Personnellement je ne pense pas. Deux remarques avant d’aller plus loin. La première sur un mode humoristique : nous aussi nous avons une Caroline Chérie, héroïne de romans signés Cecil Saint Laurent et incarnée à l’écran par Martine Carol. La seconde concerne la couverture des deux volumes : bleu froid du vide interstellaire strié des traînées et des tirs des vaisseaux… pas très chaleureux…

Imaginez une société basée sur les échanges commerciaux qui fonctionne correctement dans l’ensemble malgré des différences de méthodes et des désirs d’hégémonie. Dans une station d’échange, un « produit » échappe à ses détenteurs et se réfugie sur le vaisseau de Chanur. A partir de là, Chanur va devoir se battre autant contre ceux et celles de sa patrie que contre les ex-possesseurs du « produit ». Simple, non ? Et peut-être avez-vous l’impression d’avoir déjà lu… Mais si vous allez à la page 907 du volume 1 vous découvrirez les appendices. On peut aussi supposer que vous les avez cherchés et trouvée parce que vous aviez du mal à entrer dans l’histoire, à comprendre à quoi correspondaient les noms donnés… La société d’échange dont il est question n’est composée que d’extraterrestres, de races différentes qui ont trouvé plus intéressant d’échanger que de se combattre. Pyanfar Chanur est une hani du clan Chanur et capitaine du vaisseau l’Orgueil de Chanur et vient vendre sa cargaison et se retrouve avec un passager supplémentaire… qui ne parle pas sa langue… Pour une fois, ce sont les extraterrestres qui rencontrent l’humain et doivent s’en accommoder. C’est le point le plus important à mon sens des cinq histoires. L’autre point est la description des extraterrestres et de leurs relations. Enfin on notera que les clans hani(s) (vous suivez ?) sont plus proches du matriarcat que de la domination masculine. Comme les hani ressemblent à des chats marchant debout on remarquera l’usage particulier des oreilles pour traduire des sentiments…

A déguster avec lenteur…

Chanur, intégrale 1 & 2
Auteure : Carolyn J. Cherryh
Editeur : J’ai Lu
Collection : Nouveaux Millénaires

www.jailu.com

Chanur, intégrale 1 & 2
5.0Note Finale

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