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La première claque vidéoludique de 2019 est là!! C’est Resident Evil 2 revisité qui nous apprend comment le remake d’un jeu qui 21 ans se doit d’être réalisé. Capcom a fait renaitre un de ses plus grands titres de la meilleure des manières. Refonte graphique totale et mise-à-jour du gameplay pour être plus en phase avec les jeux d’aujourd’hui tout en conservant intact ce qui faisait l’essence même du jeu, l’horreur et la survie. La tension et la frayeur n’ont jamais été aussi fortes. Saurez-vous y survivre?


Faire du neuf avec du vieux est une bonne vieille méthode pour ressortir un produit ou une idée qui a marché dans le temps en le modernisant un petit peu avant de le resservir. Le monde du jeu-vidéo n’est pas épargné par le phénomène, bien au contraire. Le nombre de jeux remastérisés et de remakes sortis ces dernières années est hallucinant. Mais comme dans tout domaine, il y a le bon et le mauvais élève. Nombreux ont ressorti des cartons leurs vieilles licences sans trop prendre garde à bien les dépoussiérer. Pour ce Resident Evil 2, version 2019, Capcom a très bien travaillé et peut se venter d’être dans les premiers de la classe. On a le droit à un remake de haut standing comme on aimerait en voir plus souvent.

Resident Evil 2, c’est le survival-horror par excellence des années 90. Suite du brillantissime Resident Evil, premier du nom, qui avait invité un genre à lui tout seul, RE2 améliorait la formule pour en donner encore plus aux joueurs. Plus dynamique, mieux conçu avec une progression plus agréable et immersive. RE2 était un chef-d’œuvre de la Playstation 1. Jeu à la 3ème personne avec des caméras en plan fixe, RE2 n’était pas le jeu le plus simple à prendre en main. La nouvelle version change carrément de point de vue pour amener l’horreur encore plus près des joueurs. C’est toujours un jeu à la 3ème personne, mais avec vue au-dessus de l’épaule comme la plupart des TPS d’aujourd’hui et ça change tout. D’un point de vue de l’immersion dans le jeu c’est dix fois plus puissant.

Dès les premiers pas, la tension est palpable. On avance d’un pas hésitant. Munie d’une simple lampe de poche, d’un pistolet et d’une dizaine de balles. Pas de quoi faire long face au danger. Pas après pas, on sent la pression monter et que cela va arriver. Et tout à coup, bim, le premier zombie arrive et c’est la panique totale. Il est entre moi et la sortie. Pas le choix, faut attaquer. Je vise la tête, mais je tire à côté. Je finis par le toucher, mais il résiste. 1,2, 3 balles dans la tête et il s’avance toujours vers moins. Finalement, il tombe, je décide de l’enjamber. Erreur, il bouge encore et m’agrippe pour me mordre. Je m’échappe finalement et lui met 3, 4 autres balles dans la tête, histoire d’être sûr qu’il ne se réveillera plus et je m’enfuis. Et là, je tombe sur 3 zombies et je n’ai plus de balles. En total PLS, il ne reste plus que la fuite et un miracle. Voilà ce à quoi nous habitue Resident Evil 2 dès le début. Le ton est donné. Des sensations de stress ultimes. Ceux qui aiment le genre seront aux anges.

Rassurez-vous, il y a des moments calmes dans le jeu, mais on n’est jamais totalement à l’abri. RE2 est un jeu dont on est libre d’aller là où bon nous semble. Une grosse partie du jeu se passe dans un commissariat de Raccoon City. On visite les salles, on cherche des objets qui pourrait être utiles par la suite et on flingue 2, 3 zombies qui sont au chemin. En réalité, le level design de RE2 est très dirigiste et ne laisse pas beaucoup de choix pour progresser. On reviendra souvent sur ses pas, on fait des aller-retours sans cesse, mais le déroulement est toujours le même. On nous tient au fil rouge grâce à des clés et des portes fermées depuis l’autre côté. D’ailleurs, nos héros affrontent des zombies, mais ne sont pas capable d’enfoncer une petite porte en bois ou enjamber une barrière. Il y a toujours un petit quelque chose pour bloquer la progression dans un sens et il faut aller chercher la solution ailleurs. Si le déroulement est toujours le même, il est possible de rater certaines choses, comme des armes, des upgrades ou autres objets non indispensable, mais souvent fort utiles.

Resident Evil 2 raconte l’histoire de Léon Kennedy et de Claire Redfield. Léon est un policier qui arrive pour son premier jour à Raccoon City. Pas de chance, la ville est à feu et à sang. Il rencontre Claire Redfield qui est à la recherche de son frère, le fameux Chris Redfield. Ils découvrent que la ville est infestée de zombies. Ils décident d’aller au commissariat de la ville pour en savoir plus et se mettre à l’abri. Léon et Claire sont séparés et doivent chacun de leur côté poursuivre leurs investigations. Encore une fois, la société pharmaceutique Umbrella est derrière tout ça. Compagnie qui est supposée faire des médicaments, mais qui fait des recherches sur les armes biologiques. Elle a créé un virus qui transforme les humains en zombies.

Il y a plusieurs types de zombie. On a les zombies de base, lent et faible qui tente de nous bouffer. Plusieurs balles dans le coffre et le tour est joué. Mieux vaut viser la tête pour économiser des balles et tenter de leur éclater le citron et être sûr qu’ils ne se relèvent pas. Petit truc, si le zombie tombe en faisant un dernier grognement, il ne se relèvera pas, sinon attention. Il y a les rampants qui se trainent au sol et qui vous surprennent. Les chiens zombies enragés. Très rapides et dangereux, mais heureusement, pas trop résistants. Puis on tombe sur les mutants. Plus impressionnant et resistant, on les découvre en deuxième partie de la campagne. Prévoyez des munitions. Les Lickers sont de vraie machine à tuer avec leurs immenses griffes. Ils ont une ouïe fine, mais sont aveugles. On peut les éviter en marchant à pas de loup, mais gare à ne pas se prendre les pieds. Il y a aussi les boss qui sont souvent impressionnants et flippants.

RE2 permet de faire la campagne avec Léon ou Claire. C’est au joueur de choisir. Les deux campagnes se ressemblent. Il y a un gros tronc commun. Néanmoins, il y a des différences au niveaux du scénario, mais aussi des événements et des salles à visiter. Par exemple, Léon n’aura pas besoin de la clé cœur, ce qui n’est pas le cas de Claire. Ce qui est bien, c’est de faire le jeu une fois avec l’un des deux personnages, puis de le refaire avec l’autre. C’est ce qu’ils appellent les scenarii (bis) ou le scénario A et le scénario B. Le scénario B est une version un peu alternative avec des éléments qui change un peu le gameplay ainsi que le scénario afin d’avoir plus d’information sur l’histoire.

L’une des clés de survie dans RE2, c’est de bien gérer son inventaire et ne pas gaspiller trop de balles. Les balles sont rares et précieuses. L’inventaire dans RE2 est très contraignant. Il est très réduit avec 8 emplacements. On gagne des emplacements petit à petit dans le jeu, grâce aux sacoches, mais c’est toujours limite, entre gérer les réserves de soin, les différentes munitions, les armes et les objets utiles à la progression genre les clés, les fusibles ou autres. Alors on apprend à gérer son inventaire et à déposer dans le coffre les objets encombrants pour les utiliser plus tard. Par contre, qu’est-ce que s’est énervant quand on est plein, que le flingue est vide et que l’on ramasse des munitions et que l’on ne peut pas le charger directement en combinant les deux. Non, il faut soit abandonner définitivement un objet de l’inventaire ou revenir chercher l’objet une autre fois. Bref, ce n’est pas ce qu’il y a de plus pratique.

Et si tout ça n’est pas encore assez stressant, on rajoute un certain Mister X. Lui, c’est un monstre de plus de 2 mètres de haut, indestructible et qui vous poursuit partout, en marchant, heureusement. Impossible de le tuer, on peut seulement le ralentir. Il est aussi important de faire le moins de bruit possible, car les coups de feu l’attirent, même s’ils sont de l’autre côté du commissariat. Mr. X est l’élément le plus stressant du jeu pour moi. Impossible de se promener tranquillement et faire ses affaires. Non, il faut toujours faire attention à ne pas faire trop de bruit. Et, même là, il arrive toujours à nous retrouver. Merci les scripts. Personnellement, j’ai trouvé ça pénible. Mais il faut avouer que c’est une très bonne idée des développeurs pour ajouter du piquant au jeu.

La refonte graphique de RE2 fait vraiment plaisir à voir. Les jeux vidéo ont fait des progrès en 20 ans. Basé sur le moteur de RE7 avec des améliorations pour mieux gérer les effets de lumière, RE2 est superbe. C’est sombre, macabre et gore à souhait. Tout y est pour un jeu d’horreur réussi. Il est magnifique dans sa laideur. Le travail effectué par les équipes de Capcom est impressionnant. Le commissariat et les autres environnements ont été entièrement refaits et interconnectés. Il n’y a plus de chargement entre deux pièces, tout est fluide. Par conséquent, les zombies sont aussi libres de vous suivre dans d’autres pièces ce qui n’était pas le cas dans l’original. Faut faire attention. On peut aussi jouer avec les cadres de porte pour tuer les ennemis sans être en danger. Malheureusement, cela ne marche pas toujours.

L’ambiance et la tension dans Resident Evil sont primordiales. Ce remake a bien pris soin de garder l’essence du jeu. Grâce aux nouveaux graphismes modernes, RE2 n’a jamais été aussi flippant. Souvent dans des petits couloirs très sombres, la lumière de la lampe torche est tout ce que l’on voit. C’est très stressant et parfois on sursaute pour un rien. Juste parce que l’ombre projetée par la lampe torche fait penser à une ombre de zombie qui passe. Et le jeu joue souvent de cet effet. Puis il y a le son. Là encore, c’est du bon boulot. Les planchers craquent, les portes grincent, on entend les zombies gémirent et Mr. X s’approcher gentiment. La musique s’intensifie lorsqu’il y a de l’action. C’est un cocktail détonnant qui fonctionne à merveille pour toujours nous garder sous tension.

Afin de rester fidèle à l’original, RE2 garde les mêmes mécaniques de déplacement et d’interaction. C’est très carré. Pas de place au gameplay émergeant. Dans Resident Evil on est dans un monde très codifier avec des interactions assez peu nombreuses et des déplacements simples. Léon et Claire marchent et courent assez lentement, même si la situation demanderait de presser un peu plus le pas. On peut avancer et tirer dans celui-là. Les animations sont lourdes et longues. Cela ne plaira sans doute pas à tout le monde. Néanmoins, cette rigidité rend le jeu calibré et permet de le doser avec précision. Après, ça a son charme, mais il faut accepter ses cloisons invisibles et parfois stupides. C’est old school, on dira.

Resident Evil 2 est un bijou vidéoludique pour les adorateurs du style. Tous les ingrédients sont là. Un scénario captivant, une ambiance de malade, un gameplay un poil rigide, mais mille fois plus souple et plaisant qu’il y a 20 ans, une refonte totale des graphismes et une tension que seul les Resident Evil savent faire. C’est tendu d’un bout à l’autre des aventures. Jamais été aussi crispé sur la manette avec Mr. X aux trousses. Que ce soit au niveau graphique ou sonore, Capcom a tout repensé, remodelé, amélioré et sublimé pour arriver à un jeu d’horreur presque ultime. Les effets de lumière donnent un sentiment de claustrophobie. C’est oppressant. Et lorsqu’il y a de l’action, c’est gore de chez gore. Âmes sensibles s’abstenir. Tout n’est pas parfait évidemment. On peut lui reprocher un gameplay un peu lourd et lent, mais quand on se souvent de l’original, c’est sacrément mieux. On fait aussi beaucoup d’aller-retours et c’est un peu agaçant. L’action est parfois frustrante par la lenteur, la visée approximative et l’espace souvent confiner qui empêche de bien voir ce qu’il se passe dû à une caméra trop proche. Encore une fois, tout cela ajoute du piquant. Ça ne serait pas drôle si c’était trop facile. Resident Evil 2 est un jeu que je recommande grandement à tous les joueurs qui ont les nerfs bien accrochés. Le savoir-faire de Capcom des années 90 niveau ambiance, scénario et level design conjugué au savoir-faire technologique d’aujourd’hui c’est un rêve de beaucoup de joueurs qui se réalise. Merci Capcom. Tout à été fait avec soin. Rien n’a été oublié. Tout y est. Sur ce coup-là, ils ont assuré.

Les plus :

  • Un superbe remake comme il en faudrait plus
  • La tension omniprésente
  • Ça peut vraiment foutre la trouille par moment
  • L’ambiance sordide
  • Une refonte graphique top niveau
  • Super beau avec une excellente gestion de la lumière
  • Viser et marcher en même temps dans RE2, enfin !
  • Action, exploration et réflexion très bien calibrés
  • Jouer avec Claire ou Léon, puis inverser pour compléter l’histoire
  • VF intégrale de qualité remasterisé
  • Des bonus à la Capcom (artworks, modèles 3D)

Les moins :

  • Un gameplay amélioré, mais toujours très rigide
  • Beaucoup trop de balles par zombie
  • Les zombies qui se relèvent 2-3 fois
  • La gestion de l’inventaire
  • Des couloirs parfois trop étroits et sombres pour bien voir
  • Léon et Claire qui ne savent pas courir plus vite
  • Mister X et les monstres des égouts…

 

 


Éditeur : Capcom
Développeur : Capcom
Sortie : 25.01.2019

Disponible sur PS4, Xbox One & PC
Testé sur PS4

Genre : survival-horror

Resident Evil 2
4.5Note Finale

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