Divisé en trois chapitres (Un seul homme pour renfort, le contrat des mercenaires et le prince royal Alfonso), le premier tome de la série «Issak» débute en l’an de grâce 1620 dans le palatinat du Rhin, au sud ouest de l’actuelle Allemagne. Une jeune femme protestante (Zetta) a fui la Bavière avec son grand-père. Attaquée en chemin, elle est sauvée de justesse par un étrange samouraï. Ce mercenaire aux ordres du prince de Hollande poursuit un traître (Lorenzo) depuis le Japon. Celui-ci aurait tué son maître et se serait emparé de quelque chose de très précieux…

Le deuxième tome est à l’image du premier. Il comprend quatre chapitres (La décision de Zetta, la bataille de la vallée, les deux mousquets et Issak et Lorenzo).

Ces mangas historiques nous transportent dans des contrées ravagées par la Guerre de Trente Ans. L’armée espagnole dirigée par le général Spinola, un génois désargenté, détruit tous les villages du «Saint Empire Romain Germanique» qui se trouvent sur son passage. Son armée de plus de 10’000 hommes est aux portes de Fuchsburg, là où se trouvent nos héros.

Ces bandes-dessinées hors du commun, se basent sur des faits historiques réels méconnus du grand public. En 1614, lors de la dernière «guerre des samouraïs» qui mettait aux prises les «Tokugawa», l’ultime dynastie Shogunale aux «Toyotomi», les armées des «Daimyô» ainsi que des milliers de «Rônin» convergent vers la formidable citadelle d’Osaka pour livrer une dernière bataille. Après le siège de cette cité, de nombreux japonais sont devenus mercenaires à l’image d’Issak, le héros de cette histoire.

Armé d’un Mousquet, une arme redoutable à cette époque ainsi que de son fameux sabre, Issak nous entraîne dans un univers palpitant. Les batailles sont magnifiquement illustrées et le scénario est captivant.

Aussi émouvante que passionnante, cette série de mini-livres de poche en noir et blanc est très instructive. Les amateurs de romans historiques comme les fans de Manga y trouveront leur compte.

«Issak» n’est pas un manga comme les autres. Ses créateurs se basent sur des faits historiques avérés plutôt que de créer un univers imaginaire. L’histoire est courte et tranchante et les dialogues sont de qualité. L’histoire laisse aussi place à l’imagination.

Le scénariste et vétéran du Manga, Shinji Makari explique avoir été inspiré par une carte de l’Europe du XVIIe siècle bordée de portraits de soldats. Parmi les combattants était représenté un japonais muni d’un «hinawaju». En lisant des monographies sur les échanges des différents pays maritimes, il a aussi découvert que quelques mercenaires japonais avaient rejoint le vieux continent à l’époque d’Edo. C’est Double-S, le talentueux dessinateur de «Jusqu’à ce que la mort nous sépare» qui s’est chargé des illustrations de cette BD exceptionnelle.

Parus en mai 2018 chez (Ki-oon), ces deux mangas précédent un troisième volume qui sortira prochainement. Les aventures d’Issak et Zetta ne sont donc pas terminées et on se réjouit de découvrir cette suite qui espérons-le, en amènera d’autres.

  • Scénario: Shinji Makari  Dessin : Double-S
  • Éditions Kioon
  • Adaptation Graphique : Studio Charon
  • publié au Japon en 2017 par Kodashanka Ltd, Tokyo.
ISSAK 1 & 2 : un Samurai en Europe !
5.0Note Finale

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