Bandai Namco revient avec son simulateur automobile. Avec plus de 2 millions de copies du premier Project Cars, SlightlyMad Studios remet le couvert et comble une certaine carence sur console. Prévu pour un public averti, Project Cars 2 offre des sensations de conduite convaincantes dans un enrobage des plus clinquant.


Project Cars 2 (PC2) a pour but de mettre l’automobile au centre de jeu et d’offrir un simulateur de conduite le plus proche de la réalité possible. Sans pour autant être un simulateur pur, c’est sans aucun doute ce qui s’en rapproche le plus sur console. Il faut oublier les jeux de courses de voitures arcades ou semi-simulations à la NFS, Forza ou Grand Turismo que l’on connait et qui sont accessible à tous. On est ailleurs. Project Cars 2 n’est pas un jeu élitiste, mais un peu quand même. Les amateurs qui veulent juste s’amuser directement avec un jeu de caisses vont être déçus. Project Cars 2 est un jeu qu’il faut apprivoiser avec douceur et vraiment s’investir dedans pour prendre du plaisir.

Project Cars 2 est dédié aux vrais fans de conduite à l’état pur en quête de challenge. Ça peut paraitre étrange, mais alors que la plupart des jeux d’aujourd’hui essayent d’être le plus accessible possible pour toucher un public le plus large possible, on dirait que Project Cars 2 fait le pari inverse. Jolie façon de se distinguer de la concurrence, le jeu se réserve plutôt à des joueurs chevronnés et équipé. Ah oui, il est clairement conseillé d’avoir un volant branché à la console ou au PC pour jouer à PC2 pour avoir une expérience complète et agréable. A la manette, le jeu reste jouable, mais il est plus difficile à prendre en main et la conduite est fastidieuse. Je ne possède pas de volant pour tester le jeu, mais d’après ce que j’ai vu, lu et entendu, c’est le jour et la nuit. Malheureusement, je ne peux donner que me ressenti à la manette.

Pour ma première course, je lance une partie rapide avec une compétition de McLaren. Pourquoi pas, on va voir ce qu’elles ont dans le bide. Alors déjà, je sélectionne un circuit au hasard et c’est parti. Prêt au départ, pied au plancher, je pars comme une fusée. Le premier virage arrive, je freine et je commence à tourner. Je finis appuyé contre mes concurrents. Je ne m’en sors pas trop mal, mais voilà le deuxième virage, je freine aussi mais un peu tard et je tourne. La voiture passe tout droit et me voici dans le sable. C’est pire qu’une F1, les voitures dans ce jeu. Ça tourne pas! Bref, je vais dans les options j’active les aides à la conduite et je recommence. Cette fois, c’est un poil mieux, mais on dirait toujours un alcoolique au volant. L’aide à la conduite, même à fond, ne change rien au fait qu’il faut y aller tout doux dans les virages, bien freiner d’avance et accélérer avec douceur. Et c’est là qu’on sent qu’un volant avec des pédales serait plus approprié. Jauger l’accélérateur avec les gâchettes d’une manette, c’est difficile, crispant et fatiguant. Avec un pédalier, on sent mieux les choses. Pareil pour tourner, on est plus précis et stable avec un volant qu’un stick analogique, en tout cas dans Project Cars 2.

Du coup, après cet échec cuisant, je vais m’entrainer aux bancs d’essai. Après plusieurs essais, je commence à prendre légèrement en main le gameplay. N’empêche, même avec plusieurs heures pénibles à apprendre à jouer, je suis encore à des années lumières du plaisir quasi-instantané qu’on trouve sur un GT ou un Forza Motorsport. C’est donc avec pas mal de temps passé sur les circuits et dans les menus pour chercher les settings qui me conviennent, ainsi que les différentes voitures, que j’ai tweaké le jeu à ma convenance et finalement, j’ai pris mon pied. Alors, il reste difficile et à la moindre perte d’attention on finit dans le décor ou en tête-à-queue. Faut être au calme et concentré comme un pilote. Avec le temps, j’ai retiré les aides à la conduite pour vraiment profiter du moteur et du travail des développeurs. Et c’est du bon boulot qu’ils ont fait. Les sensations de conduite sont bonnes, mais on sent toujours qu’un volant serait plus approprié pour jouer.

 

Project Cars 2 prend garde à beaucoup de facteurs de la voiture. Moteur, carburant, état des pneus, etc. Il prend aussi en considération la température de pneus. Il est donc nécessaire de chauffer les pneumatiques avant de pouvoir lâcher les chevaux sous peine de faire un tête-à-queue dans le décor. On ressent très bien le revêtement sur lequel on roule et l’adhérence de la voiture. Par contre, je trouve que les voitures ont souvent tendance à décoller du bitume. L’IA aussi est très agressive et n’hésite pas à vous foncer dedans sans arrière-pensée. Il y a juste à faire un départ sur le circuit d’Azur (Monaco) pour s’en rendre compte. Laissez-les partir devant et regardez le spectacle. Un carambolage digne du départ de Vettel cette année. Donc, pour finir la course, mieux vaut se tenir loin d’eux et enlever les dégâts mécaniques des voitures.

Techniquement, le jeu est assez beau dans l’ensemble avec de beaux effets de lumière dynamique. Parfois les transitions météorologiques sont un peu raides, mais ça va. La modélisation des voitures est des plus correcte et les textures sont souvent passable. Elles sont souvent simples, mais jolies, sauf certaines durant les replays qui sont en basse rés. D’ailleurs, la fonction replay est assez mauvaise. La navigation dans les menus est tout sauf ergonomique. Les choix de caméra assez pauvre. Ce n’est pas terrible. Par contre, le photo mode est pas mal et bien plus ergonomique pour prendre des clichés comme on veut. Revenons à la technique. Le son. Déjà, il n’y a pas de musique en course. Du coup ça devient vite ennuyeux. L’attention, se porte donc sur les sons environnants et le bruit des moteurs. Si certains moteurs grondent correctement et font plaisir à entendre, d’autre font tondeuse à gazon comme la Mini Cooper Countryman. Les freinages, c’est aussi très moyen. Les décors sont pas mal, ça reste assez joli et simple mais les couleurs sont un peu fades en général. Il y a un peu d’aliasing mais rien de bien méchant, sur PS4 normale en tout cas, mais le jeu tourne bien en général.

Niveau contenu Project Cars 2 fait dans le classique, mais efficace. Le jeu est divisé en 3 parties distinctes. Le mode carrière offline, une partie course rapide avec des courses personnalisées, des tests privés et des courses en ligne. Puis la partie communautaire plutôt axée e-sport et contre-la-montre. Pour le mode carrière, on débute par créer son pilote. On peut en créer plusieurs si jamais. Ensuite, on sélectionne parmi les catégories des championnats, Mieux vaut commencer par le premier championnat de la première catégorie (les formules R) pour avoir un espoir de gagner. Il y a plusieurs types de championnat. Il y a les championnats vintages avec de veilles formule 1. Des championnats de muscle cars, mais aussi des rallyes contre la montre sur glace ou dans la boue. Sans oublier, le championnat de Kart. Alors premier conseil, baissez l’intelligence de l’IA ainsi que son agressivité. Ça aide énormément et on peut toujours l’augmenter avec le temps. On doit déjà assez se battre avec le pilotage de sa propre voiture dans ce jeu. Le mode carrière n’est pas surprenant, mais il sait varier les plaisirs pour éviter une certaine lassitude à toujours faire la même chose.

Pour ce qui est des voitures, on décompte environ 180 voitures. Ça peut paraître peu par rapport à la concurrence, ce qui n’est pas faux, mais en même temps ça fait largement de quoi faire si vous les essayez toutes. Il y a évidemment les muscle cars, les sportives avec des Ferrari, des Porsche, des Lamborghini et autres voitures de prestiges. Mais il y a aussi des voitures de rallye, des GT, des karts et autres voitures vintages comme de vieilles formules 1, Formule R, des Formules 1 historique et même une formule X de 2018. Il y a des Nissan, des BMW, des Mercedes, Ford, Toyota, Audi, Aston Martin et j’en passe. Ce sont toutes des voitures taillées pour la course. Il y a du choix, certes, mais on peut regretter un peu le manque de voiture plus banales et citadines de la vie de tous les jours. Il n’y a pas de Peugeot ou Citroën, ni de Smart. Il y a des Renault, mais que des sportives.

Niveau circuit, là encore Project Cars 2 a une très bonne sélection de circuits. Il y a plus de 50 circuits et parcours différents dont certains se déclinent en plusieurs tracés. C’est très varié. Que ce soit au niveau des environnements ou des types de revêtement, PC2 en a pour tous les goûts. Il y a des courses sur circuit traditionnel, mais aussi dans le sable ou sur la neige et la glace en Suède ou au Canada. Il y a les routes sinueuses de la Californie, l’ovale de Daytona, le circuit de Monaco (sous le nom de circuit d’Azur), la Côte d’Azur, le circuit Fiji au Japon, Hockenheim, Imola, les 24 heures du Mans, un circuit urbain à Long Beach. On peut même faire du rallye cross en Afrique du Sud. Il y a vraiment de tout pour tester les véhicules dans les meilleures et les pires conditions. C’est un des grands points fort du jeu, je trouve.

Sans oublier, le menu des paramètres météorologiques que propose Project Cars 2. C’est vraiment complet et impressionnant à ce niveau-là. On peut tout choisir, l’heure de départ, mais aussi la vitesse à laquelle les heures défilent. La saison de l’année et les différents temps que l’on trouvera en cours de course. Genre, on peut faire une course de nuit et finir vers midi avec le lever du soleil, puis sous la pluie et la neige. Tout est paramétrable et simple à faire. Ça permet aussi de tester les voitures sur route mouillée ou enneigée.

Project Cars 2 est un jeu compliqué. Il a beaucoup de qualité, mais il faut savoir aller les chercher. Le plaisir de jeu est loin d’être instantané. Il faut s’investir en temps et apprendre à y jouer. La concentration est primordiale dans Project Cars 2. Il faut recommencer et recommencer tout en changeant les paramètres du jeu jusqu’à trouver la formule qui vous convient. Et là, et seulement là, vous aurez du plaisir avec le jeu. Est-ce que ça vaut la peine ? Oui, car une fois maitrisé, Project Cars 2 offre de superbe sensation de conduite. Les amateurs de jeu à la NFS, très arcade, n’y trouveront pas leur compte, si c’est du plaisir instantané qu’ils recherchent. Là, on est sur de la simulation dans laquelle le pilote doit vraiment piloter et négocier sa vitesse dans chaque virage, prendre en compte la température de ses pneus, doser l’accélérateur avec douceur. C’est assez technique. Pour le reste, le jeu est assez classique avec une bonne sélection de voitures de sport. Rien d’époustouflant, mais ça va. Par contre Project Cars 2 est généreux niveau circuit avec plus de 50 environnements à travers le monde. C’est très varier. Goudron, glace, boue, sable tout y est. Difficile à prendre en main, Project Cars 2 n’est pas un jeu tout public. Il se réserve aux joueurs assidus en quête de challenge et d’authenticité. La meilleure façon de jouer à Project Cars 2 est avec un volant. C’est là que vous aurez la meilleure expérience de conduite avec le jeu et qu’il livre tout son potentiel.

Les plus :

  • La customisation des courses (météo, heures, évolutions)
  • Beaucoup de parcours varié
  • De très jolies carrosseries
  • Un contenu correct
  • Vraiment de la simulation sur console

Les moins :

  • Réservé aux pilotes chevronnés ou persévérants
  • Volant indispensable pour vraiment apprécier le titre
  • Les bruitages en courses moyens
  • Pas de musique en course
  • Les joueurs casuels à la manette risquent d’être fort déçus, au début en tout cas

Éditeur : Bandai Namco
Développeur : SlightlyMad Studios
Date de sortie : 22 septembre 2017
Plateforme : PS4, Xbox One & PC

Genre : Course automobile

Project Cars 2
4.0Note Finale

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