Warning: A non-numeric value encountered in /home/clients/69f240c24f67ed29e8afc4785d2ca8a1/web/wp-content/themes/valenti/library/core.php on line 1606

Warning: A non-numeric value encountered in /home/clients/69f240c24f67ed29e8afc4785d2ca8a1/web/wp-content/themes/valenti/library/core.php on line 1606

Warning: A non-numeric value encountered in /home/clients/69f240c24f67ed29e8afc4785d2ca8a1/web/wp-content/themes/valenti/library/core.php on line 1606

La chasse est ouverte. La saison des Pokémons est arrivée. Juste avant Noël, on récolte les marrons, mais aussi les Pokémon. Chargez votre Switch et partez à l’aventure. Le cadeau idéal sous le sapin.


Comme le Beaujolais nouveau, le nouveau cru de la Pokémon Company débarque pour les fêtes de fin d’année. Premier « vrai » épisode sur Nintendo Switch après un Pokémon Go un peu hybride. Retour à la normale avec une aventure haute en couleur pour petits et grands. On ne présente plus la série, car depuis le temps qu’elle existe, il faudrait presque vivre au fond d’une grotte pour ne pas la connaître. Néanmoins, c’est un peu mon cas, je connais la série, j’en ai entendu parler un peu partout, mais jamais je n’y ai joué. C’est donc en total néophyte que je me lance dans l’aventure de Pokémon Epée/Bouclier (version testée : Bouclier). C’est donc au travers du prisme d’un nouveau joueur qu’il faut prendre ce review. Il me sera difficile de comparer avec les autres jeux de la saga ainsi que pour l’univers Pokémon en général.

Comme d’habitude, le nouveau Pokémon arrive en 2 versions: Epée et l’autre, vous l’aurez deviné, Bouclier. Les deux versions du même jeu sont pratiquement identiques. Il y a quelques différences au niveau des Pokémons et du scénario. Mais rien de transcendant. Les deux se complètent, mais il n’est de loin pas indispensable de posséder les 2-3 pour les petites différences.

Pokémon Bouclier et Epée se déroulent dans la région de Galar. Cette région fait très rapidement penser à la Grande-Bretagne. Le style de l’architecture des villes et des campagnes fait pas mal british. Il y a de la brique rouge, c’est très industriel. Il y a aussi des châteaux, etc. Les noms des lieux sont aussi à consonance anglaise. On commence l’aventure au fin fond de la campagne pour visiter et découvrir le monde en passant par les petits villages côtiers, les villes, les forêts et mines, les montagnes enneigées, etc. C’est pas mal diversifier et ça change souvent. Chaque région est propice à certains types de Pokémon.

Le scénario est plus ou moins simple, mais cohérent pour une fois. On est un jeune aventurier, fille ou garçon, qui part avec notre ami Nabil, le jeune frère de Tarak le champion actuel de la ligue Pokémon. Le but est simple : devenir le meilleur dresseur de Galar. Jusqu’à là, rien de nouveau. Dans le petit village de nos dresseurs en herbe, il y a une forêt mystique interdite aux enfants. Nabil perd son Moumouton. Nabil et vous décident d’aller le chercher dans la forêt. Ils tombent sur un étrange Pokémon en forme de bouclier. Leur confrontation est très confuse. Tout est surnaturel. Et nos deux compères perdent connaissance. Le mystère des événements est total.

A leur réveil, Tarak et d’autres les retrouvent. Ils leurs expliquent qu’ils vont s’en occuper et qu’eux doivent plutôt se concentrer sur la ligue et devenir dresseur. Ce qui est assez logique. Ce n’est pas à de jeunes enfants de le faire. Nabil et vous partez donc dans les terres sauvages de Galar. Il y a également tout un message sur l’exploitation des ressources, la consommation à outrance et l’écologie qui peut être intéressant pour les jeunes.

Tarak vous donne un Pokémon spécial pour commencer l’aventure. Il y a Ouistempo, un Pokémon Plante, Flambino, un Pokémon Feu ou Larméléon, un Pokémon Eau. Le choix ne changera pas l’histoire, mais un peu les combat due aux éléments qui leur sont propres. Néanmoins, Ils sont hyper utiles tout au long de l’aventure. Très fort et utile en combat, mieux vaut les garder à portée de main.

Pour prouver leur valeur, Nabil et vous, devront devenir champions de la ligue Pokémon. Mais pour cela, ils devront former une équipe de 6 Pokémons, les attraper, les entrainer et les faire évoluer. On doit donc gagner les badges des 8 arènes pour progresser. Chaque arène est dédiée à un élément, Plante, feu, eau, ténèbres, etc. Finalement, on répète toujours un peu la même chose. On se rend jusqu’à l’arène en arpentant les routes et zones ouvertes. On attrape des Pokémons. On level up un peu les stats de son équipe. On change les membres, etc. Puis, quand on estime avoir le niveau nécessaire pour battre le champion de l’arène, on le défit dans un combat un peu plus dur et épique. Ensuite, on recommence avec la zone suivante. En gros, c’est un peu ça. Evidemment, en parallèle, l’histoire concernant les Pokémons Epée et Bouclier se façonne petit à petit pour prendre beaucoup plus de place et d’importance vers la fin du jeu. Ce n’est pas toujours le scénario qui est le plus intéressant dans Pokémon, mais plus le end game. C’est là que l’on chasse pour de bon les Pokémons pour remplir le Pokédex et trouver les célèbres Shiny. Il y a la tour de combat, des raids entre amis et une quête spéciale.

Pokémon Epée/Bouclier se casualise de plus en plus. Le jeu n’est pas hyper difficile. Le challenge n’est pas très relevé. Le jeu est plutôt orienté vers un public jeune et pour des joueurs qui découvre la série. Il y a quelques combats un peu plus chauds qui demandent un peu plus de stratégie ou de leveler un peu plus ses Pokémons avant de recommencer. Les aficionados expérimentés risquent de survoler le jeu sans trop de soucis. Il y a des bases assez simples à comprendre et des règles à se souvenir comme les forces et faiblesse des différents éléments par rapport aux autres. Genre L’eau défonce le feu. Feu défonce plante. Et Plante défonce eau. Et des éléments, il y en a 18 différents. Donc, petit à petit, on apprend à utiliser ce qui va le mieux. Il y a des tables des éléments sur internet très utiles. Ce n’est pas bien compliqué, surtout qu’avec le temps, le jeu affiche ce qui est efficace ou non. Quelques niveaux supplémentaires et votre Pokémon principal défoncera pratiquement tout avec une facilité déconcertante.

Ensuite, il y a tout ce qui est objets et consommables qui ajoutent des attributs ou capacités spéciales aux Pokémons. Il sera peut-être nécessaire d’ajouter un objet particulier à un de ses Pokémons pour mieux se défendre contre un type d’élément ou autre. Il y a beaucoup d’objets. Ce qui rend souvent le jeu plus facile, c’est le fait qu’on a une équipe de 6 Pokémons et que l’on se bat souvent contre des équipes de 2 ou 3. Les combats contre 4 Pokémons ou plus sont plus rares. Donc, on a souvent un avantage numérique.

Il y a des gens qui se plaignent que le jeu est plus court que d’habitude. C’est vrai, il l’est. Le jeu peut être bouclé en 20-25 heures. Personnellement j’ai pris 28 heures en traînant un peu. C’est un peu plus court que la moyenne des anciens titres. Certes, mais il y a plusieurs facteurs qui raccourcissent la durée du jeu. Toujours par rapport aux anciens jeux. Et ce n’est pas le scénario qui est vraiment plus court. Premièrement, le jeu affiche les Pokémons à l’écran. Ce qui, entre parenthèses, permet de voir les Pokémons avant les confrontations. Pour la chasse ciblée, c’est top. Et ça rend le jeu beaucoup plus vivant et peuplé. C’est génial de voir des petits, mais aussi des gros Pokémons dans leur milieu naturel. On peut donc choisir de les éviter et foncer sur l’objectif sans aucun combat aléatoire. Ce qui n’était pas le cas avant. Déjà là, on gagne du temps. Ensuite, les dresseurs amateurs aux bords des routes sont moins nombreux aussi. Il y a plus de centres Pokémons dans les villes et villages, ainsi que des soigneurs à l’entrée et à la sortie des mines ou autres endroits. Donc, Les Pokémons sont soignés plus régulièrement et gratuitement avec beaucoup moins d’aller-retours qui perdent du temps. Ce qui permet donc d’acheter plus de potions pour les utiliser uniquement en combat si besoin. Au final, ces petits changements rendent le jeu plus facile et plus court. On va directement à l’essentiel sans allonger la sauce artificiellement comme se put être le cas par le passé. Ce qui n’est pas vraiment un point négatif si on y repense.

Le jeu ne requière pas trop de farming pour finir le scénario. La plupart des combats sont assez simples. Et les combats « obligatoires » sur le chemin suffisent presque à être assez fort pour les arènes. Néanmoins, il faut quand même faire des combats pour faire monter son équipe. Et ça peut être un peu fastidieux. Mais il y a un truc pour aller plus vite : Les raids.

Pokémon Epée/Bouclier est un jeu qui se joue solo offline ou online avec du multi-joueurs. On peut faire tout son aventure en solo dans son coin, sans problème. Mais si on est connecté au online (abonnement Nintendo Online requis), on peut se regrouper pour faire des raids à plusieurs ce qui rend la tâche beaucoup plus facile qu’en solo. Les raids donnent l’occasion d’affronter des Pokémons puissants en mode Dynamax (géant). Et du coup, on peut remporter des objets très intéressants qui peuvent, par exemple, leveler un Pokémon de quelques niveaux en 2 secondes grâce, notamment, à certains bonbons. Pratique.

Le Dynamax, c’est la nouveauté du jeu. Comme les Pokémons sont modélisé en 3D, il est facile de les agrandir et de les rendre gigantesques. Donc durant 3 tours, et ce, une seul fois durant le combat, il est possible de booster son Pokémon et de faire des attaques dévastatrices. L’adversaire peut en faire autant. Il y a donc une certaine stratégie à utiliser son dynamax au bon moment. Alors le dynamax n’est pas pour tous les combats. Seulement les raids et les combats de champions. Les combats normaux ne proposent pas l’option dynamax.

Graphiquement le jeu est sympa. Ça ne casse pas des briques non plus. En mode portable sur le petit écran de la Switch, c’est joli. C’est coloré. C’est en 3D. La direction artistique est bonne. Ça reste simple, mais c’est clair et lisible tout en étant agréable à l’œil. Les Pokémons sont en 3D aussi et sont tout mignons. Après, techniquement, il y a des défauts, et en mode TV, ils se ressentent encore plus. L’aliasing est très présent. Les textures sont souvent assez pauvres. C’est assez rudimentaire en général. Les Pokémons, les arbres et l’herbe apparaissent souvent à l’écran très tardivement (clipping). Les animations sont minimales et simplistes. C’est du Pokémon, quoi. La technique, ce n’est pas son fort.

Mais ce n’est pas ce que l’on recherche dans un Pokémon. L’important c’est la collection de Pokémons. Avec Epée/Bouclier, il y a 81 nouveaux Pokémons à attraper dans cette 8ème génération pour un total de 400 Pokémons différents. C’est pas mal, me direz-vous, mais quand on sait qu’il existe près de 1000 Pokémons aujourd’hui, on ne peut s’empêcher de se demander où sont passé les près de 600 autres. Les autres Pokémons ne sont donc ni présents ni transférables des anciennes versions, car les développeurs n’ont pas eu le temps de les ajouter afin de ne pas retarder la sortie du jeu et pour ne pas déséquilibrer le gameplay. Bon, admettons. Ce n’est pas la fin du monde. Et le roster grandira peut-être via des mise-à-jours (d’après les dires des développeurs). Cela n’empêche pas qu’il faut payer, pas très cher mais quand même, pour récupérer les anciens Pokémons compatibles via le Pokémon Home qui sortira en 2020. Ça remplacera le Pokémon Bank. Bref, on verra ce que ça donnera, mais ce n’est pas gratuit, ce n’est pas génial.

Pokémon Epée/Bouclier est un jeu sympathique qui peut être très addictif. Capturer des Pokémons est une expérience plus amusante que je ne le pensais. En trouver un beau qui résiste à la capture et qui finit par céder est très gratifiant. On ne veut pas lâcher le morceau. Cela étant dit, le jeu n’est pas très challenging. Peut-être que les plus jeunes, moins expérimentés bucheront par endroit, mais les habitués de la série n’auront pratiquement aucun problème. L’aventure est sympa et simple. Elle a la bonne idée de proposer une certaine logique qui est de ne pas demander à de jeunes enfants de s’occuper d’affaires d’adultes. Les connaisseurs regretteront le manque de beaucoup de Pokémons, le transfert de Pokémons payant ainsi que la casualisation de la série avec un titre très accessible et pas trop difficile. On pourrait pinailler sur plusieurs défauts et choix des développeurs, mais l’important, au final, c’est de savoir si le jeu est chouette. Et c’est le cas. On passe un très bon moment sur le jeu, seul ou à plusieurs online.

Les plus :

  • La région de Galar très réussie
  • Plutôt joli artistiquement
  • Les Pokémons 3D super mignons
  • Une campagne concentrée sur l’essentiel, sans rallonge artificiel, mais plus courte
  • On voit les Pokémons dans la nature (Pratique et plus vivant)
  • Les raids à plusieurs

Les moins :

  • Techniquement moyen (aliasing, animations, clipping)
  • Assez répétitif
  • Un peu trop facile
  • Le transfert de Pokémons
  • Pas de prise de risque


Editeur : The Pokémon Company / Nintendo
Développeur : The Pokémon Company / Nintendo
Plateformes : Nintendo Switch
Date de sortie : 15.11.2019

Genre : RPG / Aventure

Pokémon Epée/Bouclier
3.5Note Finale
Note des lecteurs: (0 Vote)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.