Meurtre sous le signe du zen

Meurtre sous le signe du zen

Dans ma chronique de « L’été des meurtriers » (même auteur, même éditeur) je regrette un peu d’avoir commencé la lecture de cet auteur par sa deuxième œuvre dans le genre policier. Je vous dirai donc aujourd’hui, après lecture du premier roman dans lequel apparait Louise/Luis Boni, que l’on y découvre un peu plus d’informations concernant le personnage mais, en vérité, il ne s’agit que de précisions. L’essentiel est que, comme on dit, on prend la commissaire en route. Son passé se livre en fait au cours des circonstances.

Ce roman s’ouvre sur la neige et Louise n’aime pas la neige pour trois raisons au moins : son mari, champion de l’adultère, l’a quittée un jour de neige, son frère est mort dans un accident dû à la neige et elle a tué un pédophile dans la neige. Maintenant elle boit et on trouvera peut-être d’autres raisons à son alcoolisme – les relations entre et avec ses parents, ses rapports avec ses collègues. Là on lui demande d’aider un autre policier dans la gestion d’un moine zen qui marche pieds nus dans la neige et semble fuir. Luis, comme l’appellent certains collègues, repère des suiveurs au moine et demande des renforts. Son chef direct ne donne pas suite et c’est le drame, les policiers qui surveillaient le moine sont tués. Louise est mise en vacances mais elle continue son enquête dans une direction opposée à l’enquête officielle. Bien sûr, c’est elle qui a raison et qui finira par mettre fin à un trafic d’enfants et a en sauver deux.

Cette première histoire date de 2004 dans son édition originale en allemand et l’auteur a manifestement continué d’utiliser le personnage. Il aurait eu tort de s’en priver. Cette « héroïne » est riche de son regard sur les autres et sur elle-même. Et ses introspections/analyses enrichissent le roman en parallèle de ce que l’enquête permet de découvrir sur un fait de société contemporain. Si par hasard vous étiez rebuté par l’épaisseur des volumes, passez outre, ils se lisent avec facilité et il n’y a pas une page de trop.

Un auteur à suivre en espérant que les lecteurs en autorisent les traductions.

Bonne lecture.

PS : Je me permettrai de regretter le flou de la note du traducteur sur la RAF et l’absence d’information sur la/le Jägermeister…

Meurtre sous le signe du zen
Auteur : Oliver Bottini
Editeur : L’Aube

http://editionsdelaube.fr

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