Neige en novembre, Noël en décembre, mais surtout FIFA fin septembre. Fidèle au poste comme un bon soldat, le simulateur de foot d’EA Sports tente de garder son trône cette année encore. Avec une concurrence de plus en plus sérieuse, FIFA 18 a-t-il encore les atouts pour rester au top ?


FIFA est le mastodonte des jeux de sport. Vendu à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires chaque année. Il est attendu par des millions de fans qui veulent leur mise à jour annuel, avec du gameplay plus affiné et précis que jamais, du contenu actualisé et des joueurs aux caractéristiques physiques et techniques les plus justes et abouties possible. En gros, ils veulent du fun et du réalisme avec leur FIFA et s’affronter dans des matchs épiques. C’article traitera uniquement des versions identiques sur Playstation 4, Xbox One et PC de FIFA 18. Nous n’avons pas la version Switch pour la commenter. Tout ce qu’on peut en dire, c’est que le jeu ne contient pas le mode histoire The Journey.

Le contenu de FIFA 18 n’est pas très différent de celui de FIFA 17. FIFA 18 préfère améliorer les modes existants afin d’offrir un jeu plus profond et riche aux joueurs. Le mode histoire aventure ou The Journey est de retour pour notre plus grand plaisir. Offrant une aventure mêlant foot et l’envers du décor avec ses hauts et ses bas que ce soit au niveau professionnel que personnel. Ce qui est bien dans Journey, c’est que l’histoire ne prend pas le tout l’espace et laisse vraiment de la place au foot et au jeu. Alex Hunter a pris en maturité et le mode aussi. Plus riche et intéressant, Journey est vraiment plaisant. Le mode carrière dans lequel on crée un personnage ou on manage une équipe est toujours présent. Bon créer, c’est un bien grand mot. On peut modifier un visage de base avec plusieurs cureurs, la couleur de peau, la coupe de cheveux et basta. Pour modifier le corps faudra repasser. Impossible de faire un géant balèze ou une personne à verticalité contrariée… Ensuite on vit la carrière non scénarisée de notre joueur dans le club de notre choix. L’un dans l’autre ça ressemble pas mal au mode Journey, mais sans l’histoire.

On peut aussi être le manager d’une équipe et tenter de la faire gagner des coupes. Là, il est plus important de bien gérer son effectif, car on le sait tous, une équipe qui perd, c’est la faute de l’entraineur. On peut toujours choisir de jouer les matchs de son équipe ou les simuler. L’accent a été porté sur la phase de transfert des joueurs. Beaucoup plus complet, on devient un vrai chasseur de têtes. Les nouvelles interfaces plus simples et instinctives permettent de mieux gérer ses joueurs en mode manager. Des phases de négociations interactives avec des dialogues à choix multiples ont été ajoutées. Les changements de joueurs ont aussi été simplifiés durant les matchs. Lors d’arrêt de jeu, l’interface propose un changement direct sans passer par les menus. Il suffit d’appuyer sur R2 (RT sur Xbox One) pour voir le changement proposé puis de le valider ou non. On peut toujours passer par les menus si on le souhaite pour effectuer le changement avec les joueurs que l’on décide, mais n’empêche c’est hyper pratique et rapide et ça évite d’oublier de les faire. La ligue des champions n’est pas présente cette année encore, car l’exclusivité reste chez PES. A la place, il y a la Champions Cup en mode carrière. Il y a encore les compétitions internationales féminines et la possibilité de faire les coupes nationales des pays, mais pas la champions cup directement, c’est dommage. Il n’est pas possible de faire un match filles contre garçons, non plus. Côté FUT (FIFA Ultimate Team), pas de gros changement, le mode est déjà hyper complet. On peut noter les clashes d’équipes qui permet d’affronter les équipes de ses amis et voir qui à la meilleure. On peut avoir des joueurs légendaires ou icônes comme ils les appellent comme Ronaldinho, Ronaldo (l’autre, le Brésilien), Maradona, Henry, Yashin ou Pelé. En plus, ces joueurs sont disponibles à plusieurs époques de leurs carrières.

Le gameplay de ce FIFA 18 est assez lourd, moins nerveux. C’est la première chose qui m’a frappé lors de mon premier match. Et en même temps le jeu plus assisté et « arcade ». C’est peut-être parce que je me suis habitué au gameplay de PES 2018, mais ça change pas mal de passer d’un à l’autre. Les joueurs ont l’air d’avoir des chaussures en plomb, au début. Les actions et réactions sont aussi plus lentes, les joueurs peinent à se lancer, c’est un peu pénible, mais on s’habitue avec le temps et on accepte le changement. Mais une fois la machine lancée, difficile de l’arrêter. Il y aura plus de buts cette année. EA a écouté les revendications des fans l’an dernier qui se plaignaient de la difficulté à marquer des buts. Très bien, alors EA a fait qu’on puisse marquer plus facilement. Il est plus facile de faire des passes précises et des centres dans pratiquement n’importe quelle orientation du joueur, les passes en profondeur sont assassines, les reprises de volées sont presque courantes, les tirs croisés pratiquement imparables, la défense est plus lente et difficile à prendre en main, les gardiens sont inconstants, etc. On a vraiment droit à du foot spectacle avec des buts extraordinaires. Alors c’est joli et on a droit à de magnifiques ralentis. Mais certains regretteront la régression du côté simulation au profit de l’arcade. Enfin ça sera s’en doute les mêmes qui se plaignaient déjà l’an dernier. FIFA ne peut pas être le même chaque année non plus.

FIFA 18 instaure aussi un nouveau mode de difficulté débutant pour être encore plus accessible au jeune public. J’ai l’impression aussi que les modes de difficulté sont plus faciles qu’avant. C’est peut-être moi qui m’améliore, mais j’ai moins de peine à gagner en semi-pro et pro que l’an dernier. C’est aussi dû aux changements de gameplay et le fait que c’est plus simple de marquer, mais en même temps c’est aussi plus simple de se prendre un goal. FIFA 18 essaye de redonner plus d’importance au spectacle avec des mécaniques de gameplay plus souples et plus assistées. La défense est clé dans ce FIFA, mais faut-il encore savoir l’utiliser correctement. L’IA sait le faire en tout cas. Le pressing sur les joueurs est super important. Le milieu de terrain fait office de passe-plat et toute la construction du jeu offensif et défensif se fait dans les 30 derniers mètres. En défense, il est important de prendre son temps sans abuser de la course (R2 ou RT) pour garder les joueurs placés. Il faut aussi toujours se rappeler d’utiliser L2 (LT) pour se mettre face à l’attaquant et ainsi réagir rapidement à l’offensive. Ce n’est pas toujours facile à faire. En attaque, il faut vraiment construire avec des passes et des placements de joueurs, car la défense va tenter de couper les trajectoires. Il est aussi primordial de privilégier les tirs croisés ras terre dans la zone de vérité. Rapide et précis, le gardien est souvent battu. Les tirs ras terre se déclenche avec une seconde pression du tir juste après le chargement du tir. Ça évite beaucoup de frappes de la barre transversale. D’ailleurs, c’est fou le nombre de poteaux et de lattes frappés dans ce jeu. Que ce soit moi ou l’IA, il y en a tout le temps. Comme la défense est plus posée que jamais, il faut soit s’en débarrasser directement avec une passe en profondeur et être seul devant le gardien ou alors il trouver des feintes pour la percée. Une bonne technique est le fake shot, Carré puis rapidement Croix (A+X), qui déstabilise les défenseurs. On peut ajouter la commande R1(RB) au fake shot pour être encore plus tactique et choisir la direction du ballon avec le stick (sans R1, c’est automatiquement la direction vers le but). Ce sont toutes des techniques qu’il faut savoir utiliser contre des adversaires expérimentés.

La physique est aussi bien ressentie lors des affrontements. On sent bien les différences de gabarit des joueurs au niveau des animations. C’est assez chouette comme c’est fait. Un petit léger aura plus facilement tendance à se faire voler le ballon contre un gros en frontal. Par contre, il sera plus aise et rapide à dribbler et se faufiler pour l’éviter. L’inertie des joueurs est encore discutable et inconstante. Les joueurs s’arrêtent toujours un peu brusquement après une course, ce qui mène parfois à des erreurs de jugement sur la position des joueurs dans le temps. Ou alors ils repartent à toute vitesse avec une accélération de malade. Ça dépend vraiment des situations et il est donc difficile de prédire instinctivement comment ça va se passer. Enfin comme tout, avec le temps, on apprend. L’arbitrage est aussi un peu étrange parfois. Il est surtout assez laxiste. Il donne l’impression que de grosses fautes faites par l’IA ne sont pas sifflées, mais celle des joueurs si. Genre, la défense fait trébucher par-derrière l’attaquant avec le ballon dans la zone du gardien. C’est flagrant. Le joueur s’éclaffe par terre, il se blesse et reste à terre pendant 30 secondes au moins, mais le jeu continue comme si de rien était. Et c’est un exemple parmi tant d’autres. Y a des efforts à faire à ce niveau-là.

The journey ou l’aventure en français, est de retour. Le mode histoire se voit gratifié d’une suite : Alex Hunter returns. Après l’excellent Journey, premier du nom, dans lequel on vivait les débuts du joueur Alex Hunter et son ascension en Premier League avec l’équipe Anglaise de son choix, la suite nous propose d’aller encore plus loin. Mieux ficelé, on sent que les développeurs sont plus alaise pour offrir une expérience plus riche et mieux produite.

 

Première chose qui change dans ce nouveau Journey, c’est l’attention protée à la customisation d’Alex Hunter. Il est possible maintenant de modifier le look de notre star du ballon rond. Coupe de cheveux, tatouage en tout genre, vêtement hors des stades, tenues durant les matches. Des pieds à la tête, pratiquement tout est modifiable. Enfin esthétiquement. Physiquement, Alex Hunter reste le même. On ne peut pas le rendre plus petit ou gros ou le faire changer de tête. Tout n’est pas accessible directement et le choix des options n’est pas gigantesque, mais c’est déjà pas mal. Il faut débloquer les items de différentes manières. Certains en jouant des matches, d’autres en atteignant des milestones comme le nombre de fans sur les réseaux sociaux, la note de fin de match, être 100% arrogant ou 100% modeste, etc. Pour améliorer Alex et avoir de meilleures stats pour mieux jouer, il y a toujours l’arbre de compétences dans lequel on débloque des aptitudes comme mieux frapper de son mauvais pied, faire de meilleures passes, etc. On peut aussi améliorer Alex durant les entraînements. Durant les entraînements, le joueur apprend et pratique des techniques d’attaques, de défense, de dribbles, de tirs et autres. Alors, d’un, c’est souvent utile pour le joueur. On apprend à mieux jouer. Et deux, c’est utile pour Alex qui améliore ses stats en fonction des réussites des entraînements et augmente ses chances d’être titulaire s’il réussit bien. Ceux qui ne veulent pas les faire, peuvent les simuler, mais après les résultats sont souvent moyen et donc les stats montent moins vite fatalement.

On peut toujours choisir de jouer avec seulement Alex durant les matches ou avec l’équipe entière. Personnellement, je joue comme en mode carrière avec seulement mon joueur la plupart du temps avec la caméra en vue pro. D’ailleurs, par défaut, en jouant avec un seul joueur uniquement, la vue reste celle de la caméra normale en vue des gradins (TV). Faut changer manuellement dans les options de jeu pour avoir la vue pro, ce qui n’était pas le cas dans FIFA 17, je crois. Jouer avec seulement Hunter permet aussi d’augmenter les bons résultats avec les appels de balles sur lui. C’est un choix, mais je trouve que ça change un peu du gameplay traditionnel auquel je joue plus souvent en ligne ou en match amical contre l’IA. Niveau mise en scène, c’est pas mal, mais j’ai toujours un petit malaise lorsqu’il y a des stars du foot qui font leurs apparitions. Alors, ça fait hyper plaisir de les voir, ce n’est pas le problème. Mais bon, il faut savoir que le mode aventure est doublé en français, sauf les stars qui se double eux-mêmes, mais en anglais. Donc, du coup, on a souvent droit à un jeu d’acteur très mauvais couplé à une langue qui n’est pas toujours la leur et qui sonne un peu faux à l’oreille. D’ailleurs si je me souviens bien, l’an dernier les stars parlaient dans leurs langues maternelles. Ou alors jouez à Journey directement en anglais comme ça, ça ne sera pas mieux, mais moins bizarre. Autre nouveauté cette année dans le mode aventure, la coop. Il est en effet possible de jouer à deux le mode histoire. Faut dire que de base, le mode propose de jouer avec l’équipe entière en vue TV plutôt qu’avec Hunter avec vue pro. C’est toujours ça de pris.

Côté visuel, FIFA 18 n’a pas beaucoup changé par rapport à l’an dernier. On peut parler plus de peaufinage. Le moteur Frostbyte pourrait sans doute faire mieux, mais il fait toujours un très bon boulot globalement pour offrir un jeu assez agréable à l’œil, mais les améliorations graphiques restent très discrètes. Les coupes de cheveux et les tatouages des stars sont mis à jour. On peut noter un changement des contrastes et des couleurs pour souvent rendre le jeu plus chatoyant. Les joueurs ont l’air plus bronzés et en meilleure santé, ça s’arrête là. On peut aussi noter l’apparition de banderoles de supporters dans les gradins. Pour le comparer à la concurrence, je dirais que PES donne un bien meilleur rendu sur les gros plans avec une meilleure modélisation des visages et des cheveux des grandes stars. Par contre, étrangement, même si le Fox engine fait un meilleur travail que le Frostbyte engine, en plein match, FIFA donne une meilleure impression générale. FIFA est plus vivant, plus organique, moins jeu vidéo. Cela est dû à plein de petits détails que FIFA met dans son simulateur comme la qualité des gazons, mais surtout une meilleure gestion des ombres et lumières et des animations plus réalistes.

Niveau ambiance, FIFA est toujours excellent avec Hervé Mathoux et Pierre Menès aux commandes. Le duo fonctionne encore à merveille avec le cynisme légendaire de Menès qui n’en rate pas une. Bon, on l’aimerait encore un peu plus cash et tranchant. On sent qu’il se retient un peu. En même temps, il a eu des problèmes de santé et il n’est pas au top de sa forme. Sinon dans l’ensemble c’est pas mal du tout. C’est vivant, avec pleins d’infos et d’anecdotes. Les deux font même des petites blagues de temps en temps. L’ambiance des stades est aussi très présente et réussie. Que l’on soit en Europe, en Amérique du Nord ou du Sud, l’ambiance est vraiment différente. Les chants des supporters, l’enthousiasme de la foule, c’est toujours grandiose. Sans parler de la bande originale du jeu dans les menus qui est, comme à son habitude, splendide. D’ailleurs, ça aussi faut leur laisser à EA, ils savent sélectionner les musiques de leurs jeux.

Maintenant, la grande question demeure. PES ou FIFA cette année ? Chacun des deux jeux ont leurs qualités. Si PES propose une modélisation des joueurs bluffante et un gameplay réactif hyper plaisant, une fois habitué, il manque cruellement de contenu et de licences officielles importantes. Mais il a l’exclusivité sur l’Europa Cup et la Champions League. Ce n’est pas rien. FIFA de son côté propose cette année un gameplay plus spectacle que jamais et un peu moins simulation privilégiant les buts, mais une expérience de jeu toujours aussi complète avec un contenu impressionnant, une ambiance de folie et de la profondeur pour jouer des heures et des heures. Le mode Journey est aussi un gros plus côté FIFA et l’expérience générale, avec son mode carrière, les entraînements et le mode Ultimate Team, lui donne encore un clair avantage. Cependant, il doit faire attention, car la concurrence monte et il se pourrait que dans quelques années, il se fasse dépasser, s’il ne se renouvelle pas correctement.

On ne se le cachera pas, depuis pratiquement 10 ans FIFA est la référence du jeu de foot pour le jeu vidéo. Toujours à la pointe de ce qui se fait de mieux. FIFA propose un jeu ultra complet avec un vaste choix de licences officielles, des modes, de la personnalisation, des entraînements, un mode Ultimate team des plus complets et un mode histoire. Sans oublier, le online qui offre toujours une expérience magistrale avec les saisons online en solo ou en coop ou les clubs pro qui permet de créer une équipe de toute pièce à 11 contre 11 sur le net. Cependant, FIFA 18 ne fait pas un grand bond en avant avec cette édition. On parlerait plus d’améliorations, d’ajustements, de changements, de perfectionnements, d’ajouts à gauche à droite. Bref, FIFA s’étoffe, mais ne change pas vraiment la formule et c’est un peu le constat général des jeux EA Sports cette année. Ils sont tous très bons, mais peinent à se distinguer des versions de l’an dernier. Tant mieux aussi peut-être, l’an dernier c’était déjà des bons crus. NHL et Madden ont un gros plus, cette année, avec les tous nouveaux modes NHL THREES et LONGSHOT, FIFA, lui, propose la suite de The Journey. C’est moins neuf, mais c’est mieux maîtrisé. Le mode aventure est encore meilleure cette année, plus abouti et ça fait hyper plaisir de retrouver Alex Hunter encore une fois et de suivre ses aventures. L’histoire est bonne et les petits ajouts de personnalisations font plaisir. Et c’est clairement un immense plus face à la concurrence qui ne propose rien de similaire. D’ailleurs le fait d’avoir amputé la version Switch du mode Journey est un gros manque. Les changements de gameplay ne feront pas plaisir à tout le monde. FIFA 18 est plus lent, moins nerveux, mais tout en proposant des gestes techniques facilités et assistés afin de marquer plus facilement. L’accent a été mis sur une défense plus difficile à prendre en main, mais qui peut être redoutable si on sait l’utiliser. C’est un gameplay plus lent et moins nerveux, mais qui paradoxalement offre plus de buts spectaculaires. On aime ou on n’aime pas. Moi, perso, j’aime bien. Alors, oui, FIFA est encore le roi cette année, mais il doit faire attention.

Les plus :

  • Toujours aussi complet
  • Le spectacle et les beaux buts avant tout
  • Une ambiance de fou
  • Le côté technique simplifié
  • The Journey encore plus intéressant que l’an dernier
  • Pierre Menès

Les moins :

  • Pas de véritables ajouts majeurs cette année
  • Un gameplay moins nerveux et simplifié qui ne plaira pas à tout le monde
  • Légère amélioration graphique, mais sans plus
  • La défense difficile à maîtriser
  • L’arbitrage pas très fair-play
  • La Champions Cup seulement en mode carrière

Éditeur : EA Sports
Développeur : EA Sports
Date de sortie : 29 septembre 2017
Plateforme : PS4, Xbox One & PC

Genre : Sports / Football

FIFA 18
4.0Note Finale

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