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Après nous avoir fait vivre les tranchées de la Grande Guerre dans l’épisode précédent, le jeu de tir à la première personne emblématique d’Electronic Arts fait encore le pari du vintage en revenant aux sources de la série. Comme l’épisode originel Battlefield 1942, sorti seize ans plus tôt, c’est la Deuxième Guerre Mondiale qui sert de théâtre d’opérations. Battflefield V, montre-nous ce que tu as dans le bide.


 

S’il y a bien une époque qui a été mainte fois abordées dans l’univers vidéoludique, c’est bien la Guerre de 39-45. Les grosses franchises de FPS comme Medal of Honor, Call of Duty et donc Battlefield ont souvent débuté par un bon vieux débarquement de Normandie. N’est-ce donc pas risqué la répétition sans saveur que de revenir se la jouer soldat Ryan ? Les développeurs de DICE y ont bien pensé en proposant justement des batailles méconnues de cette période sombre de notre histoire. Norvège, Hollande, Nord de la France et Lybie sont donc autant de lieux de combats hors des sentiers battus proposés à la sortie du jeu. On retrouve ces environnements dans le mode solo divisé en trois (très) courts chapitres nous faisant vivre tour à tour le destin d’un tirailleur sénégalais de l’armée coloniale française, d’une jeune et fougueuse résistance norvégienne et d’un commando anglais composé d’anciens gangsters reconvertis. Comme d’habitude avec Battlefield, le solo ne casse pas des briques. Ce mode était même absent du tout premier épisode de la série, c’est dire… En plus d’être rapidement terminés (1h00-1h30 par campagne), le level-design et les objectifs n’ont rien de bien original. Surtout la campagne en Afrique du Nord qui vire vraiment au n’importe quoi. Les intrigues ont tout de même le mérite d’être intéressantes et la curiosité nous fait donc parcourir rapidement ces quelques heures afin de se familiariser avec les armes disponibles. Et puis ça suffit, on lance le multi !

Un multijoueur porté plus que jamais sur l’entraide entre joueurs. En effet les mécaniques de coopération ont été améliorées pour pousser les soldats à se serrer les coudes. Comme dans une vraie guerre quoi. Si vous voulez vous la jouer loup solitaire, c’est toujours possible mais bien moins évident qu’auparavant. Et moins gratifiant. Chaque joueur débute donc la partie avec une quantité limitée de munition et de vie. Les classes Soutien et Médecin qui distribuent respectivement des balles et des trousses de soin se retrouvent donc vite indispensables. Les quatre classes que compte le jeu peuvent d’ailleurs toutes réanimer leurs coéquipiers. Les Médecins gardent cependant l’avantage de le faire bien plus rapidement, c’est qui fait la différence sous le feu ennemi. Médecins qui disposent également de fumigènes pour aider les blessés sans se faire repérer. Une fois touché et à terre, notre soldat a deux options : ralentir le trépas en espérant qu’un collègue vienne l’aider ou se laisser mourir plus rapidement. Savoir analyser la situation est alors primordiale : car si l’on meurt trop vite, notre équipe perd des crédits, et rester coûte que coûte en vie alors que des ennemis organisent un guet-apens autour du soldat mourant n’est pas non plus une stratégie gagnante.

Équipée de lance-roquettes et autres explosifs, la classe Assaut est toujours utile quand un char lourdement armé pointe le bout de son canon. Mieux vaut l’avoir à ses côtés avec ses armes de courte et moyenne portée bien utiles. Quant à l’Éclaireur, son rôle semble dispensable au premier abord. La disposition des maps ne lui donne que très rarement l’avantage et ses options dans en combat frontal sont limitées, surtout avec le reflet de la lunette apparu dans le dernier épisode indiquant sa position aux adversaires. Cependant, les plus aguerris réussiront à utiliser ses capacités de détection et sauront utiliser stratégiquement la balise pour faire réapparaitre les membres de son escouade sur un point de la carte. Souvent boudée dans les anciens épisodes de la série je privilégie pour ma part la classe Soutien. Très utile en défense d’objectif, le Soutien peut donc ravitailler des coéquipiers et dispose d’un fusil très précis en position couchée. Surtout, et c’est une nouveauté de Battlefield V, il peut bâtir rapidement des fortifications et autres tranchées à certaines endroits spécifiques. Si toutes les classes peuvent aussi donner des coups de pelle, le Soutien est le seul à pouvoir construire des tourelles et canons de défense. Quand je vous dis qu’il est utile !

Évoluer en petit groupe en s’entraidant est donc nécessaire pour rester en vie, gagner du terrain et économiser les crédits de son équipe. Car dans la plupart des modes de jeux, le nombre de réapparition est limité. Et pour motiver les joueurs à s’entraider, chaque action en faveur de son escouade (apparition sur un camarade, ravitaillement, réanimation, contrôle d’une zone spécifique) donne des points au chef de d’escouade. Ce dernier peut alors les utiliser pour débloquer des bonus : capsule de ravitaillement, véhicules spéciaux dont un tank massif, et surtout le dévastateur missile V1 pouvant annihiler une dizaine de combattants à la fois et dont l’onde de choc se fait ressentir sur une bonne partie de la carte.

L’autre nouveauté se trouve du côté de la personnalisation des armes et des équipements. Même le nom, le sexe et la couleur de la peau de son soldat peut être choisi. Enfin disons tout de même que parmi les deux factions à choix pour le moment, Allemands et Britanniques, les premiers cités sont un peu moins portés sur la diversité ethnique. Chaque niveau passé offre de nouvelles possibilités d’améliorer son arsenal avec des viseurs et motifs différents. Les armes disposent également d’un arbre de personnalisation permettant de choisir entre différentes capacités : visée plus rapide, chargeur plus grand, recul limité etc. Pareil pour les motifs et couleurs des vêtements, véhicules et autres accessoires. L’idée est que plus on joue une classe et une arme, plus le joueur est récompensé par de nouvelles possibilités de combat. Il n’y a donc aucune micro transaction permettant d’obtenir un avantage sur le terrain. Tout se gagne à la sueur de ses pouces et c’est tant mieux.

Côté modes de jeux, le sacro-saint mode conquête fait toujours office de référence et il est accompagné de tous les modes habituels. On notera surtout l’arrivée de « Grande opérations » qui nous fait vivre un combat sur plusieurs jours correspondant à des cartes différentes. Les modes de jeux varient énormément d’un jour à l’autre – défendre d’un objectif, prendre plusieurs zones, détruire des canons, etc. – et s’inspirent d’événements de la Deuxième Guerre Mondiale. Le résultat du jour 1 aura un impact sur le deuxième jour : si une équipe parvient à atteindre tous ces objectifs le premier jour, elle recevra un bonus pour la suite du combat. Les parties peuvent donc être très différentes d’une fois à l’autre. Une constance pourtant : le premier jour débute souvent par un parachutage. Dans ce cas, si vous êtes dans le camp des assaillants, préparez-vous à être canardé avant même d’avoir mis pied à terre. Et si les deux factions se trouvent à égalité, une dernière journée les départage où chaque joueur à une seule vie et un chargeur limité : Last Man Standing. Un moment intense où la coopération est encore une fois centrale. Pensez à prévoir un certain temps avant de vous lancer dans Grande opérations car une partie peut devenir relativement longue.

Si les modes de jeux sont toujours aussi variés et que les scénarios de Grande opérations apportent un vrai plus, on n’a tout de même vite fait le tour des huit cartes disponibles à la sortie du jeu. De qualité inégale, certaines restent répétitives quelques soit le mode de jeu choisi. Du contenu devrait arriver, petit à petit, comme avec BF1, et ceci pendant deux ans. Fin 2018, une nouvelle map multijoueur portée sur l’affrontement entre panzers pendant l’offensive allemande en Belgique est déjà prévue. Surfant sur l’énorme vague des Fornite et autres PUGB, un mode Battle Royal à la sauce Battlefield devrait également voir le jour. Nommé « Firestorm », celui-ci fera combattre 64 joueurs dans un cercle de feu qui se rétrécira progressivement. Si comme moi vous en avez les babines qui frémissent, sachez pourtant qu’il faudra attendre mars 2019 (!) avant de pouvoir y jouer. Si on comprend donc la stratégie d’Electronic Arts d’étaler le contenu sur la durée pour garder les joueurs en haleine, le nombre de cartes reste donc un peu limité à sa sortie. Seul l’avenir nous dira si les prochaines cartes et modes de jeux tiendront les joueurs sur le long terme. En attendant, Battlefield V possède de vrais atouts et se positionne une fois de plus comme une référence en multi.

Les plus :

  • Un vrai jeu multijoueurs axé sur la coopération
  • Le mode Grande opérations
  • Customisation des armes et véhicules
  • L’arrivée de la construction
  • Technique impeccable
  • Retour dans la Deuxième Guerre Mondiale

Les moins :

  • Un contenu limité à la sortie
  • Le mode Battle Royal qui ne sort pas avant mars 2019
  • La campagne solo qui ne fera pas date


Éditeur : Electronic Arts
Développeur: DICE
Sortie : 20.11.2018
Disponible sur PS4, Xbox One & PC

Testé sur PS4

Battlefield V
4.0Note Finale

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