Encore une saga culte vient de se voir munir d’un nouveau titre et pas n’importe lequel car Assassin’s Creed a son épisode zéro en quelques sortes avec Origins. Ubisoft nous emmène en 48 avant JC en Égypte antique où le pharaon Ptolémée XIII en est à la tête et Cléopâtre cherche à s’emparer du trône. Vous incarnerez Bayek un protecteur du peuple portant le titre de Medjay traqué, entre autres, par les protecteurs du pharaon.


H comme Histoire

Entre l’histoire des protagonistes et l’histoire de l’Égypte, Ubisoft nous a gratiné d’un titre très riche en contenu qu’il soit scénaristique ou en matière de possibilités. L’histoire de Bayek et d’Aya sa femme est bien fournie sans pour autant tomber de trop dans le cliché et autres ascenseurs émotionnels surfaits. Le dosage est équilibré juste comme il faut et nous accroche sans problème rendant les personnages principaux et leur quête très attachants. On aura en plus la possibilité de revisiter quelques faits marquant de l’histoire égyptienne qui ne fera pas de mal à notre mémoire. Il est vrai que lorsque Bayek escalade le grand Sphinx (qui n’est pas si grand que ça d’ailleurs) ou les pyramides, ça fait quelque chose. D’ailleurs, qui n’a jamais eu envie d’aller explorer l’intérieur de ces fameuses pyramides ?? Dans Origins, c’est possible !!

Quelques changements…

Ubisoft a mis deux ans à sortir ce nouvel opus de l’une de ses sagas phares et, pour renouveler un peu le genre et aussi ne pas désintéresser les joueurs, a repensé pas mal de choses dans le cœur même du jeu. En passant d’un jeu d’action aventure à un action RPG, le jeu se veut forcément plus riche et plus complexe même si ça ne va pas chercher bien loin dans la complexité. Il est désormais possible d’augmenter de niveau les armes et accessoires de Bayek et il dispose d’un vrai arbre de talent divisé en trois catégories. La carte est elle aussi divisée en région de niveaux et si vous tenter de vous aventurer dans certains coins, vous comprendrez tout de suite que vous n’êtes pas à la hauteur et qu’il faudra y revenir plus tard. Il est aussi possible de s’équiper de deux arcs en même temps et de deux armes de mêlée.

Le système de combat a été remanié lui aussi. Dans les autres opus de la série, les combats étaient assez faciles dans l’ensemble. Dès l’instant où vous aviez compris le timing à adopter entre les contres et les attaques, c’était gagné. De plus, ils ressemblaient plus à une chorégraphie qu’à un vrai combat. Maintenant, en plus d’avoir modifié les boutons de la manette, les combats sont plus fins et méritent un peu d’entrainement avant d’y arriver correctement. Il ne faut pas non plus dix heures pour trouver sa propre méthode mais les parades et autres esquives seront obligatoires pour devenir victorieux. Il est toujours possible de foncer dans le tas mais c’est beaucoup plus dur qu’avant.

Le mode infiltration est quant à lui le moins bien réussi même s’il a néanmoins gagné un peu en finesse. Les gardes sont plus agressifs et sont capables de vous détecter d’une plus grande distance mais restent impuissants face à un assassinat dans les hautes herbes alors qu’un autre garde n’est vraiment pas très loin et ne vous détectera pas. De même, lors d’une fuite pour échapper aux ennemis, ceux-ci ont plus de facilités pour vous retrouver même en changeant de cachette. Ubisoft a encore un peu de travail pour rendre l’infiltration plus réaliste et intéressante.

Du contenu en veux-tu, en voilà

Lorsqu’on nous a exposé que le monde ouvert serait gigantesque, tout le monde a sauté au plafond de joie. Qui dit une grande carte, dit aussi qu’il faut la remplir pour qu’elle ne se retrouve pas qu’avec des déserts à traverser où il n’y a rien à faire. Rassurez-vous, Ubisoft a garni ce monde ouvert de tous pleins de choses à faire comme des quêtes annexes bien évidemment, des statues à casser, des citoyens à aider, des forts à conquérir, des trésors à trouver et les classiques point d’intérêts à synchroniser. D’ailleurs, plus vous débloquerez ces points d’intérêts et plus votre aigle vous sera utile. Bayek possède un aigle appelé Senu qui permet de localiser des cibles, des marchandises ou tout simplement attaquer des gardes ou des animaux. Les points d’intérêts vous permettront également comme d’habitude d’obtenir le déplacement rapide qui se retrouvera très utile dans cet opus car la carte est tellement grande que tout traverser à pied, en chameau ou en cheval s’avérerait très long et pénible. Les missions annexes sont entièrement scénarisée et vous occuperons entre 10 et 60 minutes environ.

Et l’esthétisme dans tout ça ?

Comme d’habitude, la saga Assassin’s Creed est très soignée que ce soit au niveau des cinématiques, des personnages, des décors, de l’ambiance… Origins ne lui fait pas défaut car tout y est. Les paysages sont grandioses et l’on se retrouve dans tous les décors typiques de l’Égypte passant du désert à l’oasis sans oublier villes et villages. La bande son quant à elle est aussi de très bonne qualité sans être trop discrète ni intrusive. L’ambiance générale est très bien réussie.

Les plus :

  • Open world riche et vivant
  • Tous les changements sont positifs
  • Magnifique en tout point
  • Liberté de jeu totale
  • L’aigle Senu
  • Le contenu riche et diversifié

Les moins :

  • Infiltration encore perfectible
  • Quelques bugs
  • Très peu de séquences du présent

Développeur : Ubisoft
Éditeur : Ubisoft
Date de sortie : 27/10/2017
Plateformes : PS4, Xbox One & PC

Genre : Action RPG

ASSASSIN’S CREED ORIGINS
4.5Note Finale

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