Faisant partie du line-up de lancement de la PS4, Knack premier du nom n’avait malheureusement pas déchainé les passions. Entre une réalisation à la traîne, une difficulté en dents de scie et surtout frustrant et un level design peu inspiré, ce jeu avait tous les symptômes du jeu de lancement, parfois fini trop rapidement, sans le polissage nécessaire à un bon jeu. Il va ainsi sans dire que l’on ne s’attendait pas vraiment à voir un 2ème épisode débarquer sur notre chère PS4. Est-ce donc l’épisode de la rédemption ou juste un bis repetita du malheureux premier exercice ?


      

Le jeu vous permet d’incarner Knack, un petit golem créé par un artefact d’une civilisation maintenant disparue. Unique intérêt du jeu, Knack peut attirer d’autres artefacts afin de grandir ou encore gagner des pouvoirs afin de résoudre certains puzzles. Il peut entre autres s’entourer de cristaux afin de passer à travers des lasers sans se faire repérer, de fer afin de relier 2 interrupteurs avec de l’électricité ou encore de glace pour geler soit les ennemis, soit les engrenages.  Qui plus est, et a contrario du premier jeu, on peut maintenant grandir ou revenir à sa taille originale presque à volonté. Comme dit plus haut, Knack a le pouvoir d’attirer vers lui des artefacts. Le fait est qu’il commencera chaque niveau tout petit, de la taille d’un enfant environ, puis au fur et à mesure de la progression du niveau il gagnera en taille, passant de la taille d’un adulte à celle d’un gorille en allant jusqu’à un immeuble de quelques étages. Si cela est toujours bien mis en valeur, malheureusement, tout est bien scripté.

Vous trouverez des artefacts au fur et à mesure du jeu et grandirez un peu plus, sans contrôle de la taille que vous désirez avoir. Vous ne pourrez aller que de la taille minimale à la taille maximale autorisée par votre avancée dans le niveau, ce qui vous permettra en outre de passer dans certains passages secrets afin de trouver des gadgets vous facilitant la tâche. Pour autant, ces derniers ne sont pas nécessaires à la réussite des niveaux, il s’agit de détecteur de secrets ou encore d’afficheur de points de vie de l’ennemi. Seul défaut du personnage principal, s’il a été créé relativement récemment, il ne s’émerveille de rien, alors que scénaristiquement, il aurait pu avoir beaucoup plus de charisme. Ce n’est pas qu’il ne parle pas (car cela lui arrive parfois), mais c’est comme s’il n’avait que peu d’émotions à montrer.

Un scénario anecdotique et un gameplay intéressant pour une réelle crise d’identité

 Fan de bonnes histoires, passez votre chemin, ce jeu ne présentant malheureusement peu d’intérêt à ce niveau-là… Le scénario est plus prétexte à vous faire visiter de nouveaux environnements plus qu’autre chose. Très rapidement, les gobelins, veulent acquérir un nouveau pouvoir. A vous de les en empêcher. Voilà… Bien entendu, il y a quelques surprises sur le chemin dont je vous éviterai la divulgation afin de vous laisser le plaisir de la découverte.

Le gameplay, quant à lui, a été affiné par rapport au 1er jeu où les mouvements de Knack étaient très limités. Coups de poing et pied, coups sautés, boomerangs ou encore coups chargés afin de détruire les boucliers ennemis, le panel d’attaque est large pour le bonheur du joueur, rendant les affrontements un peu plus intéressants que du pur et simple button mashing. Une légère pointe de RPG vient montrer le bout de son nez avec des points de compétence à distribuer dans un arbre de progression afin d’améliorer votre personnage. Pour ne pas gâcher le tout, quelques phases moins beat them all et plateforme viennent apporter de la variété au tout. Si les designs des personnages et les cinématiques font assez enfantins, ce n’est pas le cas de la difficulté, qui même si elle n’est pas haute est quand même assez élevée pour les plus jeunes d’entre nous, ce qui me donne l’impression que le public cible du jeu n’est pas très bien défini. Par contre, et là, gros point positif, un 2ème joueur peut venir rejoindre la partie très simplement. Et afin de finir une partie de niveau, il suffit que l’un seul des 2 joueurs y arrive pour que ce soit bon. En gros, ce jeu est un jeu de coopération super pour un adulte accompagné d’un enfant.

Graphisme, musique et nostalgie

Au niveau graphisme et musique, le jeu fait dans l’acceptable sans le rendre inoubliable.  Bien que le jeu soit relativement joli et agréable, il n’arrive pas au niveau d’un Ratchet & Clank dans un style similaire. Pareil pour le level design. Si chaque monde a une identité propre, ainsi que des puzzles et des passages de plateformes bien différents les uns des autres, ces derniers sont relativement moyens et ne sont jamais réellement géniaux et inoubliables.

En conclusion, ce qui est sûr, c’est qu’en jouant à Knack 2, le joueur est projeté directement à l’âge d’or des jeux de plateforme en 3D durant l’époque de la PS2. Si vous avez apprécié (et si vous appréciez toujours) les Jak & Daxter, Ratchet & Clank ou encore Sly Cooper pour ne citer qu’eux, vous trouverez dans Knack un peu de l’âme de ces jeux, que ce soit dans le design du jeu ou encore dans la gestion des caméras, mais avec plus de finesse au niveau des combats ainsi que quelques puzzles bienvenus.

Les  plus :

  • Retours des joueurs écoutés depuis le 1er
  • Un jeu où on peut jouer en coopération sur un canapé
  • Un jeu rappelant la grande époque des jeux de plateforme 3D

Les moins :

  • Un jeu en crise d’identité (scénario pas ou peu intéressant pour les adultes et jeu un poil trop compliqué pour les enfants les plus jeunes).
  • Gestion des caméras un peu vieillotte

Editeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : Japan Studio
Date de sortie : 05.09.2017

Plateforme : PS4 en exclusivité

Knack 2
3.5Note Finale

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