A l’inverse de son nerveux concurrent Call Of Duty qui se perd dans un univers toujours plus futuriste et farfelu, la série Battlefield a opté pour la tendance inverse en choisissant la Première Guerre Mondiale comme terrain de jeu, période rarement exploitée dans le secteur vidéoludique. C’est un retour aux sources salvateur que nous offrent les studio DICE pour ce Battlefield 1 tout simplement excellent.


J’entre dans la première partie. Une icône en forme de cheval s’offre à moi et, curieux, je la sélectionne. Le chronomètre lançant les hostilités expire… 3, 2, 1, c’est parti ! Je débarque dans le désert, affublé d’un foulard et d’un uniforme beige rappelant un officier de l’armée coloniale britannique. Mon destrier noir s’élance dans les dunes. Des fantassins apparaissent et je m’empresse de les piétiner nerveusement. Pas mal pour un canasson! Des obus de tank explosent autour de moi. Je ne fais pas le poids face à une cuirasse blindée. Vite, un village. Je descends de mon cheval et entre dans une maison. Un adversaire, qui y avait aussi trouvé refuge, reçoit mon sabre en pleine face. Juste le temps de retrouver mes esprits qu’une balle de sniper me touche mortellement. 3, 2, 1.. Je reviens aux commandes d’un à avion à hélice, prêt à en découdre par les airs. Oui, on est bien dans Battlefield 1.

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On l’aura compris, l’immersion est totale dés les premières minutes de jeu. Le moteur Frostbite fait des merveilles et les différents environnements sont magnifiques. Ces derniers évoluent même parfois en cours de partie avec l’apparition intempestive de tempête de sable ou d’un brouillard épais. Mieux vaut alors ne pas avoir un sniper entre les mains car la visibilité tombe à zéro. La bande son s’avère, elle aussi, aux petits oignons en exacerbant les moments clefs de bataille. Enfin, l’arsenal mis à disposition, les véhicules et la configuration des cartes offrent de multiples possibilités d’engager le combat. Bref, on ne s’ennuie pas une seule seconde.

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Mettons cependant tout de suite les choses au clair : les configurations de combat proposées n’ont pas grand chose à voir avec la guerre de positions qui a réellement eu lieu durant la Grande Guerre, en tous les cas sur le front Ouest et ses 600 kilomètres de tranchées. Pour un univers plus réaliste on se tournera plutôt vers le jeu Verdun sorti en 2015. Dans Battlefield 1, les combats sont mobiles et on ne reste donc pas à transpirer dans des tranchées insalubres en attente de la prochaine charge. En lieu et place des fusils à verrou, extrêmement lents à recharger, on dispose d’une grande palette d’armes automatiques. Un arsenal qui existait bel et bien à l’époque, mais dont l’utilisation était bien plus limitée. Même constat pour les tanks et autres véhicules. S’il semble donc important d’avoir en tête ces anachronismes, on reste dans un jeu vidéo. Le but reste donc avant tout d’avoir du plaisir aux dépens de la réalité historique.

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Le mode « histoire », justement, nous emmène dans différentes parties du globe à travers cinq mini-scénarios. Cette guerre étant, comme son nom l’indique, « mondiale » une flopée d’empires et de nations se sont joint à la fête dans cette grande baston généralisée. On se retrouve tour à tour en France près d’Amiens, dans les forteresses des Alpes italiennes, ou encore du côté de Suez où la guerre fait rage entre les Ottomans, pro-allemands, et les Arabes soutenus par les Britanniques. Entrecoupées par de jolies cinématiques, ces différentes campagnes sont à prendre comme de bons didacticiels pour prendre la main et s’essayer aux différents véhicules. On y passera un peu de temps (ou pas) car, comme ses ainés, Battlefield 1 est taillé pour les joutes à plusieurs.

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Contrairement à d’anciens épisodes où les véhicules étaient indispensables, BF1 remet l’infanterie au centre du gameplay. Les véhicules, s’ils procurent toujours un avantage considérable, sont moins nombreux et plus facile à détruire. De plus, les cartes de taille optimale empêchent de devoir marcher dix minutes pour rejoindre le combat. Les classes disposent quant à elles de capacités bien utiles qu’il faut apprendre à utiliser au bon moment et de manière synchronisée avec ses coéquipiers. Équipé d’un fusil puissant à recharge lente, la classe Médecin peut soigner et réanimer ses camarades. L’Assault dispose d’un attirail très efficace pour le corps-à-corps avec mitraillette et fusil à pompe, ainsi que divers gadgets anti-véhicules (grenade anti-tank, dynamite). Le Support, armé d’une mitrailleuse lourde au chargeur bien épais, peut réapprovisionner son équipe en munitions, poser des mines ou encre pilonner une position au mortier. Enfin, l’Éclaireur, alias le sniper, a dans sa besace tout un tas de gadgets pour se faufiler et tenter les headshot. Un gros changement a vu le jour pour cette classe qui déplaira aux amateurs de camping sauvage : quand un éclaireur se met à viser, on aperçoit le reflet d’une lunette au loin, indiquant sa position. Viser rapidement et se déplacer sans arrêt, voilà donc la nouvelle devise des tireurs d’élite.

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Avec ce retour en arrière historique dans la série, l’arsenal s’est modifié au profit d’armes plus primitives mais très efficaces. On notera la présence des grenades à gaz, très utiles pour contrôler un espace. En effet, dans les zones touchées, le port d’un masque à gaz est nécessaire, ce qui empêche de viser convenablement tout en limitant le champ de vision. Le corps à corps est alors le mieux adapté et de véritables boucheries ont lieu dans ces zones infestées. Couteaux, matraques, pelle, baïonnette ou même pioche, on a l’embarras du choix. Autre nouveauté, des classes d’élite apparaissent régulièrement sur les champs de bataille et offrent un avantage certain : le lance-flamme, très efficace en espace clos, la sentinelle avec sa mitrailleuse lourde et son armure, ainsi qu’une classe anti-char armé d’un mélange de lance-roquette et de fusil sniper.

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Question modes de jeux, on retrouve « Conquête », le classique de la série où le but est de contrôler des points sur une carte généralement imposante. Mode de jeux le plus complet, il met en exergue les actions en équipes et les relations infanterie – véhicules. Après un certain temps, quand une équipe prend trop de retard en terme de points, elle reçoit, selon la carte, un super-véhicule donnant un avantage décisif parmi les trois suivants : un énorme zeppelin, un train blindé ou un monstrueux bateau bombardier. Le mode « Ruée » est également toujours de la partie depuis l’épisode Bad Company dans lequel une équipe a pour objectif de défendre deux postes télégraphiques contre les assaillants. Une fois que ces derniers y viennent à bout, de nouveaux postes apparaissent sur la carte et le champ de bataille s’élargit. Nouveau dans la série « Pigeon de guerre » voit deux équipes s’affronter pour capturer et garder le plus longtemps possible un pigeon voyageur. Arrivée la fin du timer, le volatile s’élance pour délivrer son message. Nerveux et original, il apporte un peu de fraicheur. « Match à mort » et « Capture des drapeaux » complètent le tableau. De nouveaux modes sont d’ores et déjà annoncés pour garder les joueurs de la première heure en haleine. Des DLC (payants) sont également prévus dont un premier en mars 2017 comprenant les armées françaises et russes.

Pour conclure, malgré un manque de fidélité historique, ce Battlefield 1 est certainement le FPS de l’année et une réussite en tout point. Alors, à vos pétoires et chargeeeeeeeez !

Les Plus :

  • Intensité des parties
  • Cartes très bien conçues
  • Choix d’une période historique qui change des guerres modernes
  • Nombreux DLC prévus

Les Moins :

  • On est loin de la véritable guerre des tranchées
  • DLC un peu chers
  • Trop addictif ?

battlefield1_boxÉditeur : Electronic Arts
Développeur: DICE
Sortie : 21.10.2016
Disponible sur PS4, Xbox One & PC
Testé sur PS4

Battlefield 1
5.0Note Finale
Note des lecteurs: (5 Vote)

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