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Saravah

Vous ne m’en voudrez pas, j’espère, de traiter deux DVDs dans la même chronique. Mon excuse est fort simple : ils traitent tous les deux d’un même sujet, la musique, et ils sont l’œuvre du même artiste (hélas décédé il y a peu).

Le premier est un document unique sur la musique brésilienne. Unique parce qu’y figurent, filmés ensemble, deux grands noms de cette musique. Mais l’important est peut-être moins l’image que la musique et la façon dont elle est jouée et chantée. Comme je participe de la culture occidentale, il m’est venu deux références en écoutant et en regardant. La première vient d’une chanson d’Henri Salvador qui se termine par « juste un p’tit disque de Count Basie…. Basie… » vous vous souvenez ? C’est pour dire la relation entre le jazz et la musique brésilienne et le dernier chanteur présenté dans ce film ne vous étonnera pas si vous aimez le blues… La deuxième référence est celle de l’eau des fontaines qui coule en permanence, clapote et subit les effets du vent. C’est la voix des femmes et ce qu’elles chantent qui m’ont donné cette impression. C’est fluide et doux, parfois doucement heurté et totalement en harmonie avec le jeu de la guitare… Et ne ratez pas le passage où le trombone à coulisse joue en douceur pour accompagner la voix.

Le deuxième peut paraître moins unique parce que l’accordéon n’est pas un instrument rare et qu’il a dû faire danser vos grands-parents ou vos arrière-grands-parents et je ne parle pas de ceux qui ont rencontré Yvette Horner quand elle accompagnait le peloton. Plus proche de nous, Serge Gainsbourg a rendu un bel hommage au piano à bretelles et les amateurs d’Emir Kusturica en connaissent le son. Ma référence au cinéaste n’est pas gratuite, il y a dans ce film un passage fabuleux avec des musiciens tsiganes. En fait Pierre Barouh suit Richard Galliano – Ah ! les duos avec Michel Portal ou Claude Nougaro ! – dans diverses manifestations où se mélangent les musiques des hommes et du monde par le biais de l’accordéon. La musique quand elle devient trait d’union entre individus qui saluent en elle un hymne à la vie – on remarquera qu’elle semble conserver une jeunesse certaine à ceux qui la pratique et qu’elle sert de langage commun.

Attention, ne vous attachez pas aux imperfections techniques et encore moins aux sous-titres japonais qui parasitent parfois l’image… on les oublie vite.

Bonnes soirées.

DVDs
Saravah & Accordéon
Auteur : Pierre Barouh
Editeur : Frémeaux & Associés

www.fremeaux.com

Saravah & Accordéon
5.0Note Finale

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