Avec une illustration de couverture tirant l’œil et une traduction de 1816, soit deux ans après l’édition originale. Le sous-titre apparaissant en page intérieures : Les trois cousines.

En cette fin 18ème et ce début 19ème, en principe on se marie entre gens de bonne compagnie selon son statut et ses rentes. Faire des enfants ne pose aucun problème, en revanche, les éduquer lorsqu’on est mal mariée est délicat. Ainsi, pour palier l’infortune de sa sœur, Lady Bertram accepte, sur les conseils de son autre sœur, d’accueillir Fanny, sa nièce de dix ans, et de l’élever avec ses propres enfants. Fanny, sans doute à cause de sa condition, est timide et silencieuse et subit la méchanceté et les vexations que lui infligent les garçons de la famille. Tous sauf Edmond, le plus jeune qui deviendra son confident, avant qu’elle n’en tombe amoureuse. Elle comme les Bertram subiront la veulerie et l’irresponsabilité de la bonne société et de ces fils et filles de famille dont l’éducation a été négligée. Des personnes vénales, plus attachées à la valeur de l’argent qu’à la richesse des valeurs. Et Fanny qui a gardé un certain sens de ces valeurs, imposera ses vues et remarques. Et que l’on se rassure elle trouvera le bonheur qu’elle mérite.

C’est plaisant à lire mais cela me pose deux questions. Est-ce qu’en dehors de la mention « classique » qui peut imposer la lecture, ce genre d’ouvrage intéresse aujourd’hui ? Est-ce que l’opposition des comportements présentés trouve un écho dans nos sociétés ? Je ne pourrai répondre à ma première question qu’en présence des chiffres de vente, mais je pense que pour la seconde la réponse est oui… L’opposition en irresponsable et réfléchi est toujours de mise.

Bonne lecture.

Mansfield Park
Auteure : Jane Austen
Editeur : Hugo et Cie
Collection : Hugo Poche

www.hugoetcie.fr

Mansfield Park
5.0Note Finale

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