
Avec à mon humble avis une superbe illustration de couverture, et une remarquable préface d’Élisabeth Vonarburg – elle vante et présente sans imposer un sens à l’œuvre. C’est le troisième titre de cette autrice chez cet éditeur et je dirai qu’il boucle une source d’inspiration.
Il me semble que les écrivains s’inspirent de ce qu’ils vivent comme de ce qu’ils lisent et bien sûr ‘évoluent’ en tant que personnes au gré de ces lectures et vécus. Ne comptez pas sur moi pour vous raconter ce que j’ai lu. On ne raconte pas des images, on ne peut dire des perceptions. On peut juste dire, je crois, ceux et celles évoqués par les images nées de la lecture. Un certain Robert Desnos, quelques bribes d’Eugène Ionesco, des brumes de Beckett et Michaux, un cri lointain d’Isidore Ducasse comte de Lautréamont, des traces de Bataille, des images de Bunuel et Dali (Un chien andalou) et quelques soupirs de Pasolini…
On sent bien que les diverses parties parlent d’un rapport au corps, au monde – merci de les lire lentement comme pour apprivoiser le rapport -, que l’approche est organisée, que tout est ‘maitrisé’ comme tenu à distance… Une distance mesurée et soutenue par un certain Raymond Roussel… Il vous reste heureusement la première partie du titre pour comprendre l’ultime influence et comment il se fait que les personnages rencontrés soient partout.
Bonne lecture lente… A feuilleter ensuite au hasard pour goûter à l’écho….
Alephramize
Auteur : Léo Kennel
Editeur : Flatland
Collection : La tangente
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