Je me permettrai de trouver l’illustration de couverture un peu insipide par rapport au roman. C’est le premier de son auteur, né à Stockholm et vivant à Séoul.

L’histoire est contenue dans un carnet et racontée par celles à qui il a été confié au fil du temps. Nous sommes dans un temps où grâce aux ‘naniques’ il est possible de ré-instancier un individu. La professeure Beeko et sa fille Mali par la suite gèrent la chose. Mais voilà que le patient Un est ‘Ravi’, selon l’expression biblique : il disparaît pour réapparaitre plus tard. Il s’intéressait à la poésie anglosaxonne des XVIIème et XIXème et avait programmé Panit, une IA, pour la rendre sensible à la poésie. Le patient Deux est Ellen, une violoncelliste. En fait, il arrive à ces patients ce qui peut arriver aux greffés : l’ancien corps tente de reprendre le dessus. L’ancienne personnalité ressort. Et puis il y a la guerre que Janus livre aux humains. Janus est une société gérée par une IA qui croit qu’elle ne sera heureuse que lorsque les humains auront disparu. Elle fabrique et vend des ‘Eve’, des combattantes-tueuses-clonées.

Ainsi entre poésie – vous trouverez, en page 249, les références des œuvres citées – et musique (Bach, Mozart), mémoire et guerre se déroulent des bouts de vies qui prennent conscience d’elles-mêmes et disent ce qui donne sens à cette vie.

Conseil de lecture : quand vous arriverez à la cinquième partie du livre intitulée : L’éternité, arrêtez-vous un instant pour glisser Arthur Rimbaud au côté d’Emily Dickinson ou William Blake, puis reprenez en faisant très attention à qui ‘parle’.

Citation : « Deux personnes suffisent pour créer une société et une culture. Et une langue contient bien plus que des sens premiers. Ce n’est pas qu’un simple outil. ».

Bonne lecture au calme.

Programme éternité
Auteur : Anton Hur
Editeur : Albin Michel
Collection : Albin Michel Imaginaire

www.albin-michel.fr

Programme éternité
5.0Note Finale

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