Après la sortie il y a presqu’un an de Death Strang 2: On the Beach sur PS5, le portage sur PC est déjà là avec toutes les améliorations que le PC peut apporter. DLSS, XeSS et FSR garantissent un jeu plus fluide et souvent plus beau que sur console, même sur des configs moyennes. Et bien sûr la possibilité de jouer clavier/souris sur des écrans Ultra-large et Super-ultra-large. C’est Version optimisée ultime ?

Comme souvent, sur les portages PC, nous allons faire un tour des nouveautés techniques de la version PC et des performances générales sur une bonne machine et sur une machine nomade de type Asus ROG Ally. Death Stranding 2: On the Beach est disponible sur Steam et Epic Games Store.

Death Stranding 2 est la suite directe du premier jeu. On est plusieurs mois après les événements du 1. Sam Porter s’est retiré de Bridges et vit reclus avec Lou au Mexique. Le jeu commence par une cinématique photo réaliste à couper le souffle, montrant les nouveaux environnements. Sam est au sommet d’une chaine de montagne avec Lou. On marche sur la crête et on voit le panorama rocheux à 360°. En 4K natif en 60 images par seconde, c’est grandiose et vraiment impressionnant. Chaque détail des textures est visible. Du grand spectacle. Le sentiment d’immensité nous prend et l’appel à l’aventure nous envahie. Saisissant. Avec la petite touche supplémentaire possible sur PC, lorsque cela est possible, jouer sur écran large en 21:9 ou 32:9, l’immersion est totale. Les panoramas sont magnifiés. Mais revenons au scénario. Là, Sam va avoir la visite de Fragile qui va évidemment lui demander de faire une course et de connecter de nouvelles villes au système Chirale. Sam s’exécute en laissant Lou avec Fragile. Mais un événement tragique va pousser Sam à partir pour l’Australie et connecter ce pays au réseau. Une nouvelle aventure s’ouvre à lui et aux joueurs. Pour la suite de l’analyse du jeu, je vous invite à aller sur notre test complet sur PS5.

Avec ses 113Go d’installation, Death Stranding 2 est un beau bébé à télécharger. On est habitué maintenant, ça devient la norme. Quand on voit la qualité des textures, spécialement celles des visages, on comprend que tout cela prenne de la place. Et donc après un bref chargement des shaders, le jeu n’a pratiquement plus de chargement, retourner dans sa partie prend 2 secondes et c’est très agréable.

Sur une grosse config le jeu tourne à fond en 4K native à 60fps sans problème et c’est juste magnifique. On profite du travail effectué par les devs de Kojima productions et Nixxes qui s’est chargé du portage comme c’est souvent le cas. Fluidité sans faille ? Oui et non. Il y a des petits moments plus intenses dans le jeu qui font dropper les fps. Et un de ces moments clés, c’est la tempête de sable au début du jeu. Sans DLSS, XeSS ou FSR la chute se ressent fortement. Les tempêtes de neige, c’est pareil. Lorsqu’on voit le mur de sable arriver contre nous, le frame rate descend avec. Mais une fois qu’on est dedans, ça va un peu mieux. La solution, aujourd’hui, tout le monde la connait, l’upscaling dynamique. On peut s’en passer en baissant la qualité globale des settings graphiques, mais le laisser léger ne va pas détériorer visiblement le rendu et va permettre une expérience fluide et agréable en toutes circonstances. Les trois technos, DLSS, FSR et XeSS, font très bien leur travail.

Pour ce qui en est des spécifications, pas besoin d’un cheval de course pour profiter correctement du jeu, mais parfois des concessions et des choix devront être faits. Pour jouer au top, en 4K 60fps, il faut tabler sur un bon PC avec une carte graphique RTX4080 ou RX9070XT, et un cpu i7 ou Ryzen 7. Pour une très bonne expérience et la recommandation des devs, une RTX3070 ou RX6800 suffisent largement pour jouer en 1440p à 60fps. Ce qui est déjà magnifique et l’équivalent de la version PS5 Pro. Avec un peu de DLSS ou FSR, on est vraiment très bien. Et Finalement pour jouer au jeu correctement sur PC, une RTX 3060 pour du FullHD à 60fps, qu’on peut upscaler, ou même une GTX1660 pour du 30fps en 1080p. Dans tous les cas 16Go de Ram sont requis, ce qui est assez standard et heureusement par les temps qui courent. L’éventail est large pour rendre le jeu accessible à pratiquement tout type de joueur. Et donc ce qui va nous intéresser c’est l’expérience sur un PC console portable comme les Asus ROG Ally, Lenovo Legion Go et Steamdeck.

La bonne nouvelle, c’est que Death Stranding 2, comme Death Stranding 1, est totalement jouable sur ces machines. Évidemment, Il faut s’attendre à un rendu global en dessous de ce qu’une RTX4080 peut faire, mais ça reste très propre sur des petits écrans de 7-8″.

Death Stranding 2 sur Asus ROG Ally est donc tout à fait jouable dans de bonnes conditions. Il faut noter que le test à été fait sur un Asus ROG Ally Z1 Extreme. Pour les versions plus avancées comme les Ally X ou versions Xbox, le jeu tournera encore mieux avec des paramètres plus avancés. Et comme ça tourne déjà très bien sur Z1 Extreme, quel bonheur cela doit être sur Xbox ROG Ally X.

Donc, sur Z1 Extreme, grâce aux FSR ou XeSS Death Stranding 2 propose une expérience portable de qualité. Pour se faire une idée. Avec la console branchée au secteur pour avoir droit à la puissance maximale de 30W, en 720p voire 1080p, on peut tabler sur une expérience qui oscille entre 30 et 50 fps avec le FSR 3.1 activé en mode perf. Mais la magie, si on veut, opère en activant le Frame generation pour avoir virtuellement une expérience à plus de 60 fps. Mais il faut accepter les altérations graphiques légère qui vont avec. Il est possible de jouer en 15W pour une meilleure autonomie et avoir un jeu qui tourne autour des 30fps, parfois un poil plus, parfois un peu moins. Mais il faut mettre les paramètres au minimum cependant. Donc oui le jeu est un peu plus brut avec moins d’effets graphiques comme les ombres, les textures hd, les reflets, etc. Mais ça fonctionne. Le best c’est évidemment de jouer en 30W avec secteur, mais en 25W, puissance max sans secteur, en medium on est bien avec quelques tweaks dans les options. On a une expérience plus ou moins stable proche des 60fps. On peut ensuite monter ou baisser la résolution pour améliorer l’expérience avec vos préférences. Il faut donc bien imaginer que Sur Rog Ally X ou Xbox Rog ally, les performances n’en seront que meilleurs avec une meilleure autonomie. Sur Steam Deck, c’est un peu similaire. Death Stranding 2 tourne agréablement bien et on peut faire aussi le choix de privilégier les FPS aux graphismes ou inversement.

Death Stranding 2: On the Beach signe un portage PC particulièrement soigné. Non seulement il permet aux joueurs PC de découvrir la nouvelle odyssée de Sam Porter, mais il offre surtout la possibilité d’en profiter dans des conditions visuelles nettement supérieures à celles des consoles. Entre 4K native, frame rates élevés et une netteté d’image rarement atteinte sur la saga, cette version PC s’impose comme l’expérience la plus premium à ce jour. Les panoramas gagnent en précision, les textures respirent, et l’ensemble devient un véritable spectacle contemplatif. Le tout encore amplifié par la compatibilité 21:9 et 32:9, qui sublime les paysages et renforce l’immersion. Notons que les cinématiques restent en 16:9 avec des barres noires de chaque côté.

Bonne nouvelle : le jeu reste raisonnablement gourmand, et tourne correctement sur un large éventail de configurations. La connexion PSN n’est pas obligatoire, même si se connecter permet de récupérer quelques bonus cosmétiques.

Sur le fond, Kojima reste fidèle à lui-même. L’histoire poursuit la veine du premier épisode : dense, surprenante, parfois déroutante, toujours très cinématographique. Les longues cinématiques et les dialogues explicatifs sont de retour, avec cette touche de folie créative propre au réalisateur japonais. C’est un long et beau voyage que nous propose Hideo Kojima.

Côté gameplay, on est toujours sur de la livraison à grande échelle. Seul, à pied ou en véhicule, Sam relie petit à petit toute l’Australie. Préparer et gérer son paquetage, ses ressources et ses colis font toujours parti de l’aventure. L’action est plus présente et plus intense. Et les moments solitaires avec une petites musiques mélancoliques sont toujours présents. Sans oublier les parties wtf surprenant, dont Kojima a le secret, et qui vont parfois un peu loin dans le délire, ou la redite, surtout lorsque cela touche la trame principale. Cette suite lisse aussi quelques aspérités du premier opus. Les tâches, souvent les plus fastidieuses, sont désormais pratiquement automatisées, les véhicules arrivent plus tôt, et le terrain, bien que plus vaste et varié, se montre plus accessible et franchissable avec en plus des gadgets pour se faciliter la vie. L’expérience gagne en fluidité, en intensité et en accessibilité, mais perd un peu de ce qui faisait le charme brut du premier : les longues marches planifiées, les reliefs impitoyables à franchir et cette solitude presque méditative qui marquait les esprits. Sans être une totale redite, Death Stranding 2 souffre un peu d’être une suite très similaire, parfois trop, à l’original, sans apporter de véritables grandes nouveautés marquantes. Mais malgré ces ajustements et sans l’effet de surprise du premier, Death Stranding 2 : On the Beach reste un titre d’exception d’une beauté rarissime, une œuvre prodigieuse que peu de studios pourraient se permettre de concevoir. Un jeu-vidéo singulier, ambitieux, spécial aussi et profondément marqué par la patte de son créateur. Un must-have pour les joueurs qui ont appréciés le 1er.


Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : Kojima Productions / Nixxes
Date de sortie : 19.03.2026
Plateforme : PC & PS5

Genre : Action / Aventure

Death Stranding 2: On the Beach PC
4.5Note Finale

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