Une ville à cœur ouvert

Petite remarque : le Z du prénom de l’auteure est agrémenté d’un point-tiret et la barre verticale du L de son nom de famille d’une barre en diagonale… Mais la couverture vous tirera sans doute l’œil même si vous ne voyez pas tout de suite celui qui est en haut à gauche…

Je crois vous l’avoir déjà dit mais il me semble qu’une des façons de prendre conscience des autres, des étrangers, de leur vie, de leur pays c’est de lire ce qu’ils écrivent en pensant que c’est surtout pour leurs compatriotes qu’ils ont écrit. Vous me direz, et je suis d’accord, si c’est traduit c’est que cela déborde sur l’international. Là, il est question d’une ville (et de ses habitant bien sûr) qui change de nom suivant celui qui l’occupe. On lira avec profit la note introductive de la traductrice qui retrace l’historique de cette ville aujourd’hui ukrainienne. Et pour moi une petite question s’impose : que deviennent les gens, les habitants d’une ville qui hier (en 1945, par exemple) étaient sous gouvernement russe et qui deviennent citoyens ukrainiens à partir de 1991, des habitants qui restent chez eux. La réponse est en partie dans ce livre. Je dis en partie car, s’il est question de quatre génération d’une même famille, c’est surtout du point de vue des femmes qu’il est traité. Ainsi l’Histoire s’immisce dans la vie des personnes et peut la chambouler, mais c’est bien sûr sans le vouloir, sans savoir ce qu’elle engendre de complications et de problèmes. Elle a ses raisons que celles des individus ignorent. En racontant les autres, l’auteure se raconte aussi puisqu’elle confronte les autres à son présent. Une bonne manière d’apprendre à vivre, d’apprendre la vie.

A moins que vous ne vous laissiez emporter par ce que vous lisez, préférez une lecture lente qui permet l’assimilation des informations.

Une ville à cœur ouvert
Auteure : Zanna Sloniowska
Editeur : Delcourt

www.editions-delcourt.fr

Une ville à cœur ouvert
4.0Note Finale

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