Et un sous-titre : Histoires érotiques au féminin. Vous me suivez un peu et vous savez combien j’aime la littérature érotique. D’une part, à cause du fait qu’elle libère le lecteur du carcan qui l’inhibe – au moins le temps de la lecture – et, d’autre part, parce que l’on y trouve de beaux morceaux de Littérature. Il s’agit ici de la troisième anthologie et elle est emmenée par Octavie Delvaux qui en signe la préface. Et je vous prierai d’en retenir la dernière phrase.

Je pourrais commenter chacun des textes d’une phrase lapidaire qui dirait les textes aimés et ceux peu ou prou appréciés, mais il me semble que cela occulterait l’honnêteté de l’ensemble. Alors je vais vous parler d’abord des textes plaisants pour mon goût, puis de ceux qui ressemblent plus pour moi à des exercices de style qu’à des textes littéraires. Mais avant tout, une petite remarque pour vous signaler qu’à défaut de figures anatomiques originales les auteurs multiplient les actes… Et vous rappeler que les fantasmes présentés ici sont ceux des femmes qui les ont écrits.

C’est à La péniche d’Octavie Delvaux que vont tous mes suffrages. Écriture fine, regard sur soi et l’autre, gardez-la bien pour la fin. Ensuite et sans doute parce que l’idée de ce texte a longtemps tourné dans ma tête c’est à Petites morts et main-sorcière d’Alda Mantisse que je vous demanderai de réfléchir. D’abord la référence à Blaise Cendrars qui place le texte dans un contexte littéraire, ensuite un petit jeu de science-fiction qui autorise l’intrusion de la petite Jehanne de France et l’idée de fantasme qu’elle peut être. J’ai d’abord cru le texte iconoclaste à l’égard de Blaise. Une simple lecture in extenso et à voix haute confirmera l’hommage.

Et bien sûr le premier texte ‘détesté’ l’est du fait de son style. Il me semble que le langage vulgaire, populaire est le plus difficile à manipuler – il vieillit vite -, imaginez l’utiliser pour raconter comment vos voisins font le sexe. Ainsi Une théière nommée désir se fait catalogue d’expressions.

La dernière déception vient de L’Atelier sans doute parce que le nombre sans la vraie variété m’a toujours semblé moins intéressant que l’intensité.

A lire au compte-goutte.

Bonne lecture.

Fantasmes
Collectif
Editeur : La Musardine

www.lamusardine.com

Fantasmes
4.0Note Finale

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