
Je me permettrai de trouver l’illustration de couverture dépourvue d’intérêt, un risque pour le roman qui mérite, lui, toute votre attention.
Nous sommes en Irlande dans le Comté de Kerry en janvier 1980. Le corps d’un nouveau-né abandonné au creux d’une dune vient d’être découvert. La première sur les lieux est Mary Shea, jeune garda de la police locale. Mary a ceci de particulier qu’elle est la fille du chef de la police locale parti en retraite qui, parce qu’elle est femme, aurait préféré qu’elle fasse un autre métier, et qu’elle supporte tant bien que mal la bande de lourdauds machistes qui officie au commissariat. L’affaire prend un caractère national et une équipe d’enquêteurs de Dublin est dépêchée, elle aussi sûre d’elle. A l’exception de l’inspecteur Matt Foley qui décide de faire confiance à Mary et obtient qu’elle l’assiste. Il faut dire qu’elle est certainement – associée à une jeune toubib de son âge – la plus à même de recueillir les confidences des femmes pauvres du coin. L’enquête sera résolue, tirée des brumes et des légendes et Mary sera envoyée à Dublin.
Le roman est plaisant à lire mais j’y ai vainement cherché une explication simple du titre. Après avoir constaté que les religieuses présentes – dont il n’est pas dit de quelle religion elles participent – n’occupent qu’une faible partie de l’histoire. Je me suis dit qu’il s’agissait tout bêtement des femmes qui perpétuent et nourrissent la jeunesse irlandaise et j’ai pensé à ce diable de Swift à ses considérations sur l’ile… On attendra avec impatience le volume urbain des aventures de Mary Shea.
Citation : « Cette enquête est un château de cartes. ».
Bonne lecture lente pour les ambiances et les parfums, les senteurs.
Les Silencieuses
Auteure : Anna McPartlin
Editeur : Cherche Midi
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