
C’est d’après H.G. Wells et c’est à mon humble avis le petit bijou annuel de Munuera – le cadeau de Noël imparable. Et à force de regarder la couverture il m’est venu à l’esprit – mais c’est peut-être l’effet Pacôme voir chronique récente – qu’un certain Stanley Kubrick l’avait inspirée. Le tout est agrémenté d’une préface intéressante de Véronique Béghain et en guise de postface d’une « ébauche non retenue du dernier chapitre d’Orthodoxie » de G. K. Chesterton (l’inventeur du détective : Père Brown) datant de 1907…
Il s’agit de l’aventure de George McWhirter qui se découvre capable de faire des miracles. Une fois passé le cap des petits miracles de la vie courante – comme par exemple d’envoyer en enfer le policeman qui l’arrête – il se pose la question : pourquoi moi et pourquoi tout court ? Et va chercher des réponses. D’abord auprès d’une médium, puis d’un psychanalyste et enfin d’un prêtre… Les deux premiers consultés n’ont fourni des réponses qu’à la mesure de leur savoir, le dernier, un ambitieux se sert de George. Mais ce dernier n’ose pas franchir le pas pour le monde proposé par le prêtre et émet un dernier vœu.
Le dessin de Munuera sert à merveille le réalisme de cette histoire, il nous emporte et transforme l’interrogation de George en interrogation générale qui nous responsabilise. Si vous me suivez et si vous avez gardé les albums de Munuera que je vous ai conseillés, reprenez-les un instant : vous devriez y trouver un regard particulier sur le monde, un regard inspirant.
Bonne lecture lente comme une flânerie.
L’homme qui pouvait accomplir des miracles
Auteur : José-Luis Munuera
Editeur : Dargaud
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