Un dernier verre au bar sans nom

La photo en noir et blanc qui illustre la couverture peut faire penser à un tableau d’Edward Hopper, à une photo de la Farm Security ou à une photo d’un des membres de Beat Generation… Chacun choisira en fonction de sa culture. On peut donc la considérer comme une bonne illustration…

En quatrième de couverture on peut lire : « Ce magnifique roman posthume, tiré de l’oubli grâce au dévouement de Jonathan Lethem déploie tous les thèmes chers à Don Carpenter qui y livre une ultime déclaration d’amour, amère mais lumineuse à la littérature. » Et je vous prie de noter le nom de Jonathan Lethem que vous connaissez par ailleurs pour son remarquable travail à propos de Philip K. Dick. Ici il a à la fois permis que l’œuvre de Carpenter sorte de l’ombre et « harmonisé » ce roman. Remarque : je ne sais qui a eu l’idée de cet abominable titre français mais il me semble qu’on peut facilement lui préférer le titre original: Fridays at Enrico’s que je ne vous fais pas l’injure de traduire.

Jaime Froward et Charlie Monel se sont rencontrés sur les bancs de la fac au cours de littérature. Si elle écrit mieux que lui, il est plus brillant, plus impulsif et plaît et il se voit écrire « le Moby Dick de la guerre » (celle de Corée). Nous sommes au tournant des années 1950-1960. Il s’agit d’un roman d’apprentissage de l’écriture et de la vie d’écrivain. Jaime et Charlie vont faire l’expérience de la perte des illusions. Il ne suffit pas d’avoir du talent ou de travailler d’arrache-pied, il faut que les circonstances s’en mêlent.

Attention, il est difficile de lâcher le livre une fois ouvert et l’on s’attache à Jaime et Charlie. Carpenter donne au lecteur une leçon de vécu avec des personnages d’envergure moyenne… Ce ne sont pas des héros.

Bonne lecture.

Un dernier verre au bar sans nom
Auteur : Don Carpenter
Editeur : 10-18

www.10-18.fr

Un dernier verre au bar sans nom
4.0Note Finale

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