The Whites

D’ordinaire je regrette beaucoup que l’on ne traduise pas les titres originaux des romans. Là, pour une fois, difficile de regretter. Le titre anglais renvoie aux criminels que les policiers ne sont pas arrivés à « coincer », à arrêter ou que la justice n’a pu condamner. Imaginez un titre long et aussi explicatif alors que les deux mots anglais imprimés sous les « flics » qui montent l’escalier comme s’ils collaient à leurs chaussures ont un fort impact et claquent.

Attention il s’agit d’un roman difficile à abandonner une fois commencé. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il raconte des vies, du travail plus que des enquêtes. Et que ces vies sont attachantes. Billy Graves aurait pu devenir un membre très brillant de la brigade anti-criminalité chargée du Bronx mais en tirant sur un criminel il avait blessé un enfant et la presse avait fait des choux gras de cette affaire le contraignant au divorce. Aujourd’hui il est chef d’une équipe de nuit du NYPD et vit avec Carmen – infirmière – et mère de deux enfants et souffre régulièrement d’un manque de sommeil. Certains de ses collègues de promotion sont partis à la retraite mais tous ont leur White. Et certains d’entre eux commencent à mourir de manière non naturelle, comme si quelqu’un faisait justice. Et puis quelqu’un vient menacer la petite vie de Billy et de Carmen. Quelqu’un qui n’a jamais accepté la mort de son frère tué par deux dealers. Un frère qui ne touchait pas à la drogue. Quelqu’un qui a reconnu Carmen et sait quel rôle elle a joué dans cette mort.

Attention, même s’il s’agit d’un roman, les tranches de rues, de vies, de personnes présentées par Richard Price ont un côté effrayant tellement elles semblent vraisemblables, authentiques. Ce sont des vies de gens au bord de l’implosion, de gens que la vie n’a pas gâtés et qui pourtant ne se plaignent pas…

A éviter si vous êtes un peu fatigué…

The Whites
Auteur : Richard Price
Editeur : 10-18

www.10-18.fr

The Whites
5.0Note Finale

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