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Après une sortie remarquée sur consoles et PC l’automne dernier, South Park : L’annale du destin débarque enfin sur Swtich. Ubisoft nous fait le plaisir de sortir aussi son jeu sur la console hybride de Nintendo. Sans ajouter de réelles nouveautés, ni contenu supplémentaire, nous allons voir comment s’en tire cette version portable. Si le jeu est à l’identique, il y a quelques différences notables au niveau des performances et de l’expérience générale. Nous mettons à jour notre review pour cette édition Switch.  

 

Stan, Kyle, Kenny et Cartman reprennent du service pour de nouvelles aventures. La suite tant attendue du brillantissime South Park : le bâton de la vérité est enfin sorti. On change de cape pour une autre. Au revoir les chevaliers et dragons has-been, ce sont les super-héros qui sont à la mode maintenant à South Park. Délire en tout genre, vulgarité, politiquement incorrect, critique de la société, South Park fait toujours sensation.

Cette version Switch est un portage des versions Xbox One et PS4, ni plus ni moins. Le contenu est identique à la version de base du jeu. Les dlc du season pass ne sont pas inclus dans le jeu. D’ailleurs, le season pass est disponible sur l’eshop. L’interface n’a pas non plus changé. Les icônes, les textes et tout les reste sont les mêmes. Il n’y a pas eu d’adaptation graphique pour mieux coller à la taille réduite d’un écran 6.2″ pour une résolution inférieure. Du coup, on perd des détails en clarté et lisibilité en mode portable. Il y a un nouveau mode tactile, dont il sera mention plus loin dans l’article, mais qu’il faut éviter dans tous les cas. Sinon, on a le droit à une expérience assez similaire à 95%. Le 5% restant étant des petits soucis techniques de-ci de-là. En bref, le gros plus de cette version Switch, c’est de pouvoir jouer à ce très bon jeu sur une console Nintendo, mais surtout de pouvoir l’emmener partout avec soi. Et ça pour le coup c’est vraiment chouette.

L’annale du destin est la suite directe du bâton de la vérité. On reprend le jeu après la fin du premier. Le temps des elfes et des chevaliers est révolu. Place aux Super-héros. Hé oui, les univers médiévaux et fantastiques à la Tolkien, c’est du passé. Il faut vivre avec son temps. Maintenant, ce sont les super-héros avec des super pouvoirs qui sont à la mode. Du coup, The new kid (vous), qui était devenu le roi du premier épisode doit tout reprendre à zéro et faire ses preuves pour rejoindre la ligue de Cartman, Coon and Friends.

On commence par créer son personnage. Dommage, le personnage du bâton de la vérité n’est pas transféré dans le jeu. Donc, on a le droit à un créateur de personnage somme toute classique, mais, South Park oblige, il y a une subtilité. Le ton à la provocation est donné. On peut choisir la difficulté du jeu, pas pour les combats, mais pour les interactions avec les gens dans la rue. Plus la difficulté augmente, plus le personnage s’assombrit. Alors, il ne faut rien voir de méchant là-dedans.  South Park est connu pour mettre le doigt sur des problèmes de société pour les caricaturer et marquer le trait avec humour pour dénoncer des injustices. Et l’un dans l’autre vous testerez toutes les couleurs et vous verrez bien la différence (ou pas). Hé oui, c’était une blague des développeurs, ça ne change absolument rien. C’est South Park, ils savent faire marcher les gens. Il faut savoir faire preuve de deuxième ou troisième degré pour apprécier South Park à sa juste valeur. Que ce soit la série télévisée ou le jeu, c’est vulgaire et politiquement incorrect exprès pour dénoncer les absurdités de la société d’aujourd’hui et pour être drôle. Ce n’est pas pour les enfants, d’ailleurs le jeu est PEGI 18. Les sujets traités sont prévus pour un public adulte et averti.

Autre polémique : le jeu est entièrement en français. Voix et sous-titres sont disponibles et changeable à la volée en cours de partie. Jusque-là, tout va bien. Alors, il y a une polémique qui tient sur le fait qu’Ubisoft n’a pas fait appel aux acteurs traditionnels de la série pour doubler le jeu. Alors, oui, c’est dommage et les habitués de la série en français vont être déçus. Et oui, ce n’est pas très bon en français. Mais bon, en général, South Park en français, c’est très moyen, à mon avis. Pour apprécier pleinement South Park, il faut l’écouter en anglais, point barre. Oubliez la vf et mettez-le en vo directement, c’est tellement meilleur, il n’y a même pas photo. Et pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, il y a les sous-titres français et anglais qui sont disponibles. Et si votre enfant ne sait pas encore lire… encore une fois, le jeu n’est pas fait pour les enfants. Ubisoft aurait peut-être mieux fait de ne pas faire d’effort au niveau de la localisation, sortir son jeu direct et n’avoir que les sous-titres en plusieurs langues comme pour the Stick of Truth. D’ailleurs, personne n’avait rien dit en son temps mise à part quelques regrets.

Une fois le personnage créé, l’histoire commence. The new kid découvre les rues de South Park. Ça n’a pas beaucoup changé depuis la dernière fois. La map est très similaire. On se balade plus ou moins librement et on peut interagir avec beaucoup d’habitants de South Park. La nouveauté cette fois, c’est la possibilité de faire des selfies avec les gens. Si beaucoup accepteront sans condition de se prêter à l’exercice, d’autre demanderont de remplir certaines tâches avant d’accepter votre requête. Le but est de devenir le plus populaire possible. Sinon c’est assez classique, on visite, on rentre dans les maisons, on fouille dans tous les tiroirs, on repère des cachètes inaccessibles pour le moment et qu’il faudra y revenir plus tard, etc. Et c’est là qu’il y a une différence notable entre la version Switch, Xbox One et PS4. Sur ces deux dernières consoles, on se balade d’une maison à l’autre, on change de quartier, sans aucun chargement. Ce n’est pas le cas sur Switch. Il y a souvent des chargements en passant d’une zone à l’autre. Le truc, c’est que ce n’est pas toujours prévisible. Des fois, il y a un chargement d’une rue à l’autre et des fois pour la même transition, il n’y a pas de chargement. Il y a de temps à autre des chargements au sein d’une même maison entre le salon et la cuisine. Bref, le jeu est toujours interrompu par des chargements qui vont de quelques secondes à 15 secondes souvent. Il y a aussi des chargements pour les combats qui peuvent être plus ou moins long. Ça coupe l’action à tout moment et ça en devient un peu pénible à la longue. Espérons qu’un futur patch réduise les temps de chargement voire même leur nombre.

Le système de combat a évolué. L’annale du destin ajoute une nouvelle dimension aux combats en intégrant le concept de placement. Un peu similaire à la série Might & Magic Heroes, il y a un damier sur lequel nos héros et ennemis peuvent se déplacer. La stratégie sera de prendre avantage sur le terrain en se plaçant correctement en évitant de trop bloquer ses alliés. Chaque héros peut se déplacer d’un certain nombre de cases. Une case ne peut contenir qu’un seul personnage ou objets à la fois. L’efficacité des attaques ne fonctionne que sur une certaine distance de cases. Souvent une case à droite ou à gauche, les attaques rapprochées horizontalement sont privilégiées dans le jeu. Les attaques verticales existent mais sont minoritaires. Enfin, tout ça dépend de la nature des pouvoirs du héros. Les attaques psychiques ont souvent un rayon d’action à 360°. Mais avec les attaques physiques, on est clairement plus sur des attaques horizontales que verticales. Le système à damier permet de varier facilement les situations en changeant les tailles des zones et en ajoutant plus ou moins d’ennemis. Un combat sur une grille de 8×8 est très différent d’un combat sur une grille de 12×3. Les stratégies sont très différentes. Si dans un cas, on a plus tendance à entourer les ennemis et se disperser, dans l’autre cas, mieux vaut faire bloc. Tout dépend aussi de la nature des ennemis et de la portée de leurs attaques. Si dans le bâton de la vérité, les combats était plus porté sur la puissance des ennemis pour accroitre la difficulté, l’annale du destin préfère plus augmenter le nombre d’ennemis à terrasser. Niveau difficulté, ça va, ce n’est pas très dur. Je dirais que c’est un peu comme le premier, mais un peu plus facile. J’ai mis le jeu en héroïque (moyen) et j’ai perdu que très rarement un combat. Mais, il faut bien analyser les situations, prendre son temps et parfois privilégier les soins aux attaques frontales pour gagner. Il y a aussi parfois des petits problèmes de lisibilité. On a parfois du mal à voir la case que l’on veut attaquer avec beaucoup d’ennemis au premier plan, plus des cadavres et des cases de couleurs spéciales. Les pets sont encore une fois à l’honneur dans South Park. The new kid a l’habilité de péter sur commande. Il a différents types de pet qui permettent de changer l’espace-temps. Arrêter le temps ou le faire revenir en arrière permet quelques subtilités de gameplay pour prendre l’avantage dans le jeu ou en combat.  Les combats sont aussi beaucoup plus bavards et intègre des parties du scénario. Ce n’est pas simplement un combat commence, l’histoire se met en pause et on la reprend après. Non là, l’histoire continue durant le combat avec des événements et des dialogues souvent hilarants. De nouveau, Randy….

Les mini QTE des attaques ont été simplifiés. Plus simple et moins varié, on perd moins de combats à cause de ces mécaniques un peu lourdes et barbantes du premier épisode. Là, il faut souvent presser le bouton A au bon moment pour obtenir un petit bonus d’environ 10%. D’ailleurs la sélection des attaques est aussi simplifiée. 3 boutons, 3 attaques. Plus une spéciale avec L. On sélectionne l’attaque et on l’enclenche avec A. Très simple on ne se rate pratiquement jamais. Par contre, faut placer son personnage correctement et attaquer à la bonne place. Quatre attaques, ça peut paraître peu, mais le panel de pouvoirs de notre héros est beaucoup plus fourni. Il faut sélectionner judicieusement dans l’inventaire les pouvoirs qui vous sont le plus adaptés.

Les pouvoirs, parlons-en. Au début du jeu, Cartman, ou plutôt the Coon, propose 3 classes différentes de super-héros. Speedster, Brutalist ou Blaster. Dépendamment du choix de la classe, les pouvoirs seront considérablement différents. Speedster (Flash) a des attaque plutôt distante, brutalist (la chose dans les 4 fantastiques) mise plus sur la force brute au corps-à-corps et blaster inflige des dégâts sur la durée. L’un n’est pas meilleur que les autres, mais les stratégies d’attaque sont bien différentes et il est intéressant d’essayer chacune d’elles pour voir ce que l’on préfère et varier les plaisirs. D’autres classes viennent s’ajouter au fil du jeu et il faudra les combiner ensemble afin de créer le super-héros vous convient le mieux. Ce nouveau système est très chouette et permissif. Alors que dans le bâton de la vérité on choisissait sa classe au début et on restait avec tout le long du jeu. L’annale du destin se veut plus souple et permet de changer de classe en allant parler au Coon. Par contre, il n’y pas une classe aussi décalée qui se démarque des autres, comme celle du Juif dans le premier. C’est tout de suite plus classique cette fois, mais c’est très varié.

D’ailleurs, plus classique, c’est un peu le défaut majeur du jeu. Tout au long du jeu on ressent une certaine retenu au niveau des situations et du scénario. Sauf vers la fin ou le jeu se décoince et se laisse vraiment aller. Le jeu est toujours excellent, il reste transgressif, vulgaire et stupide à souhait comme on aime dans South Park, mais l’un dans l’autre ça va beaucoup moins loin que dans le premier. Dans le premier, chaque situation, chaque personnage, chaque dialogue était surprenant et hilarant. On se demandait tout le temps « mais qu’est-ce qu’ils vont encore nous sortir ? » et à chaque fois c’était de pire en pire dans le n’importe quoi. Et c’est ça qui était magistral dans le premier. Chaque chapitre apportait une nouvelle dimension à l’histoire et faisait dans la surenchère du n’importe quoi. Cette fois, c’est plus monotone. On rit très souvent, mais on sent que la créativité et la variété est inférieur au premier épisode. Il y a moins cet effet « Nooon! Ils n’ont pas osé ? ». La nouvelle équipe de développement qui remplace Obsidian, a fait du bon boulot en remplissant correctement sa checklist, mais sans lui apporter la petite étincelle de folie que j’aurais voulu voir. Heureusement, il y a encore Randy Marsh qui est phénoménal comme d’habitude et une des dernières parties du jeu qui est n’importe quoi. Le jeu est très bon. Il est très drôle. L’esprit South Park est très présent. Mais il ne faut pas s’attendre à quelque chose d’aussi déjanté et surprenant que dans l’épisode précédent. Ça ne va juste pas aussi loin et c’est un peu dommage, car on s’attend à plus avec une suite et au final c’est un peu moins.

Graphiquement, même si le jeu est très similaire au précédent, on se rend compte que le tout est beaucoup mieux intégré et on se sent encore plus dans la série télévisée. Le bâton de la vérité était déjà une claque graphique à sa sortie. L’annale du destin est identique, mais en faisant tout un poil mieux. Les animations sont meilleures avec plus de transition. Les plans sont plus nombreux. Les effets spéciaux ont un meilleur rendu. Il y a plus de contenu à l’écran. Les combats se font vraiment au même endroit, avec même des interruptions lorsque des voitures passent. Les super-héros sont aussi fantastiques. The Coon, Mysterion et Human Kite sont très bien, mais Captain Diabetes est juste hilarant en imitant Hulk en prenant du sucre. Timmy en professeur X sur sa chaise roulante. Jimmy jeune à mobilité réduite qui devient fastpass (Flash), c’est génial. Ou encore Tweek et Graig, enfin, ça, vous verrez. A ce niveau-là c’est impeccable. C’est varié, chaque personnage à son utilité avec ses forces et ses faiblesses.

Par contre, là où je trouve que l’annale du destin est meilleur que le bâton de la vérité, c’est au niveau du gameplay. Sur la longueur, le gameplay est plus plaisant à jouer. Le jeu ne varie pas énormément son gameplay du début à la fin, mais il est très bon et plaisant à jouer. Les mécaniques de gameplay sont plus souple et simple offrant plus de possibilités. L’annale du destin intègre un nouveau système d’interaction avec les environnements. Au fil du jeu, nos copains super-héros peuvent venir nous aider à résoudre des problèmes grâce à leurs pouvoirs. Kyle permet d’atteindre les hauteurs avec son cerf-volant, Captain Diabetes fracasse de gros objets pour se frayer un passage, etc. c’est assez bien fait et drôle. Il y a toujours les quêtes annexes qui se résument souvent à chercher de nombreux objets. D’ailleurs le jeu pousse à l’exploration à outrance. Il faut faire la petite sourie et regarder dans chaque tiroir, chaque sac, afin de récupérer du matériel de crafting. Oui, il y a du crafting. Pas très pousser, le crafting permet de créer de nouveaux costumes et de nouveaux artéfacts.

Dans l’annale du destin, le système de leveling est très différent du bâton de la vérité. Si dans le dernier on récupérait de nouveaux costumes et armes de plus en plus puissants, dans l’annale du destin, ce n’est que cosmétique. On est libre de s’habiller comme on veut sans influence sur le jeu. Pour monter en puissance, il faut récupérer et/ou créer des artéfacts que l’on ajoute à notre personnage. Plus on gagne de combats, réussi des missions ou des objectifs, plus on gagne de l’xp qui permet d’augmenter de niveau et ainsi avoir plus d’emplacements pour les artéfacts et ainsi devenir surpuissant. Un peu déroutant au début, ce système est en réalité très simple et pratique.

La version Switch est, comme on peut si attendre u peu, un poil moins joli graphiquement que ses grandes sœurs. La définition est un peu moins élevée et le résultat est moins fin avec des contours moins nets et plus pixélisés. Mais sur un jeu du genre ça ne change pas grand-chose au final. Ça reste très joli en général et fidèle à la série et aux version PS4 et Xbox One. South Park n’est pas réputé pour la finesse des détails. En mode portable, c’est assez bon, bien qu’on regrette de ne pas pouvoir toujours lire les petits caractères dans les menus (artefacts) ou dans le jeu. Le jeu a été prévu pour être joué sur un écran TV ou PC en 1080p et pas sur un écran de tablette de 6.2 ». Et rien n’a été adapté pour ça. Ce qui amène à un deuxième souci. Ubisoft a eu la bonne idée d’intégrer des fonctions tactiles en options. Si sur le papier on se dit chouette je vais pouvoir jouer comme sur un jeu tablette avec mes doigts, la réalité est différente. Je n’ai rarement vu une intégration du tactile aussi mauvaise. Premièrement, sur l’écran de la Switch tout est trop petit. Les icones sont trop petits, les cases en combat sont limites, mais là encore ce ne serait pas grave si ce n’était que ça. Le vrai problème c’est que ça répond mal. Il faut souvent taper plusieurs fois sur l’écran pour que ça prenne en compte la commande. Faut bien presser à la bonne place, ce qui n’est vraiment pas toujours évident. Bonne chance pour actionner la commande  »passer son tour » avec le tactile. Ensuite ça répond souvent tardivement, avec les ralentissements dans le jeu en plus, c’est encore pire. C’est juste horrible et on perd plus de temps qu’en gagner. Dans les menus, juste pour changer les pouvoirs, c’est la galère totale. Ça sélectionne n’importe quoi, parce que le scrolling (swipe) n’est pas vraiment géré. On sent que ça a été rajouté dernière minute n’importe comment et en quatrième vitesse. Ah oui, et on ne peut pas se déplacer (hors combat) avec le tactile. On peut uniquement taper. Super utile ! Bref, n’utilisez pas le tactile, c’est une perte de temps et de sainteté d’esprit. Les commandes classiques, elles, fonctionnent à merveille. Elles sont rapides, intuitives et pratiques. Tout le contraire du tactile.

Pour en revenir à la technique, le jeu, en plus des innombrables chargements, est aussi victime de chutes de framerate assez fréquentes. Dès qu’il y a un peu trop de monde à l’écran on sent le jeu tousser ses tripes. En combat, c’est un peu plus rare, quoique certaines attaques sont clairement enclines à faire droper le framerate. Mais en déplacement en ville, des fois on sent le jeu ralentir comme s’il était freiné. Le background se met à saccader pour ensuite repartir à toute bombe pour redevenir fluide. Ensuite on peut noter que certains sons sont parfois inaudibles due à la présence de trop de personnages. Je pense à l’attaque spéciale avec un drone qui mitraille ses ennemis. Souvent on perd le son des mitraillettes vers la fin de l’animation, s’il y trop de monde. Il y a aussi un souci de lancement de script avec une mission annexe avec call girl qui ne se charge tout simplement pas et qu’il faut relancer le jeu et ne pas la faire en attendant un patch. Bon, tous ces défauts techniques seront patché et gommer pour une expérience plus smooth, mais on n’en est pas encore là. Dans tous les cas, cela ne rend pas l’expérience atroce. Le jeu reste plaisant à jouer en toutes circonstances. Ce type de gameplay ne nécessite pas un jeu techniquement parfait pour être joué convenablement, c’est juste un cran en dessous des autres versions.

South Park l’annale du destin est un excellent jeu. On passe un très agréablement moment tout au long du jeu. C’est très drôle, l’histoire est bonne, le gameplay est plaisant, il a tout pour plaire. La formule fait toujours mouche. Alors, il est où le problème ? En fait, il n’y en a pas vraiment tant qu’on ne le compare pas trop au bâton de la vérité. L’annale du destin change, améliore ou innove certains aspects du jeu comme son système de gadgets, les combats, la présentation générale du jeu, mais pêche sur d’autres points, à mon avis, cruciaux, pour être une excellente suite. Là où le bâton de la vérité était piquant, surprenant, controversé, tout le long du jeu, l’annale du destin fait un peu dans la facilité avec un jeu, certes, très bon, mais qui tranche moins dans le gras et qui part moins dans tous les sens, sauf la fin je me répète. Il n’y a rien dans l’annale du destin qui arrive au niveau de l’absurdité des ennemis ou des personnages du bâton de la vérité, comme les zombies-nazis ou encore princess Kenny. C’était juste du pur délire. Enfin, il y a Tweek et Craig peut-être et Randy. Le bâton de la vérité, nous faisait aussi sortir de South Park. Là, on est confiné à traverser les mêmes rues 90% du temps. L’annale du destin n’atteint jamais ce niveau de créativité et de variété. Il y a des efforts pour aller dans ce sens, mais la copie finale reste un peu lisse et aseptisée pour du South Park. Ce n’est pas mauvais, loin de-là, mais on n’y est juste pas scénaristiquement. Est-ce un manque d’idées ou un choix délibéré et une volonté d’avoir un jeu qui ne choquera pas trop ? En tout cas, ce n’est pas un manque de temps. L’annale du destin reste aussi trop centré sur la bande d’amis principaux et peine à sortir de ce cercle. Alors oui, il y a des missions et des interactions avec d’autres personnages extérieurs à la bande, comme la mère de Kyle, Mr Mackey et d’autres. Mais c’est plus rare et ça prend moins d’importance que les intervenants externes dans le bâton de la vérité. Par exemple, la partie avec le cousin de Kyle. C’est très moyen et le running gag qui en suit est plus saoulant que drôle. Il n’y a pas vraiment de célébrité non plus. Il y a Morgan Freeman et Gay Fish. De nouveau, on reste confiné au cercle des super-héros sans vraiment en sortir. Je sais pas, je trouve qu’ils n’ont pas été assez loin dans leur délire et qu’il manque un peu petit quelque-chose à se mettre sous la dent. Et il y avait du potentiel pour faire tellement plus. Et c’est peut-être ça, le plus frustrant. Et je me répète, le jeu est très bon. Et il n’y a que dans South Park que l’on peut voir des gamins jouer à des jeux de gamins et que le tout prenne des proportions inimaginables avec le monde réel des adultes. Il y a plein de bonnes idées et de détails qui améliorent le jeu, le gameplay et lui donne vie comme les microaggressions de PC principal, les dialogues durant les combats, les voitures qui stoppent les combats en pleine rue, la déchéance le soir dans les rues de South Park, poser sa plume dans toutes les toilettes de la ville ou encore de pouvoir choisir son genre, son ethnicité, sa religion, son orientation sexuelle, etc. Il y a aussi la simplification des QTE inutiles en combat, le système de placement et des pouvoirs qui sont mieux que dans le précédent. Le jeu est pas mal plus souple, plus simple et permissif. Par contre, il n’a pas amélioré le système de navigation et de points de fast travel ou encore le fait de retourner au QG tout le temps. C’est toujours aussi laborieux d’aller d’un endroit à l’autre. Les pouvoirs du new kid ainsi que ceux des autres super-héros sont hyper variés et très originaux. C’est à chaque fois hilarant et excitant de découvrir l’attaque spéciale d’un des 13 super-héros.

South Park : L’annale du destin est un excellent jeu que je conseille à tous ceux qui ont aimé le premier épisode et à tous les fans de la série et à tout le monde en fait. C’est drôle, c’est plaisant à jouer et c’est très bien réalisé. Il faut juste ne pas s’attendre à être surpris et choqué toutes les 2 minutes comme dans le premier. La diversité et la créativité sont un poil inférieur au bâton de la vérité. Ce qui ne l’empêche pas d’être un excellent jeu. L’annale du destin à ses propres qualités et différences comme une meilleure présentation générale et un nouveau système de combat. Son gameplay est aussi plus simple et agréable à jouer, mais moins diversifié. Ceux n’ayant pas fait le bâton de la vérité, je ne peux que vous conseiller de le faire aussi. Même si les deux histoires se suivent, c’est une toute nouvelle histoire sans rapport avec l’autre. Et rien n’empêche de faire les deux. South Park : L’annale du destin nous fait faire, encore une fois, un beau voyage dans la petite ville de South Park durant une vingtaine d’heures. L’histoire se laisse conter et on ne voit pas les heures filer. Pour ceux n’ayant pas encore fait le jeu, cette version Switch pourra vous intéresser par le fait qu’elle reste très proche et fidèle aux autres versions malgré quelques carences techniques, mais qui sont compensées par la portabilité du titre. Pour ceux qui ont déjà expérimenté, il n’a rien de neuf sous le soleil. Les dlc ne sont pas inclus. Du coup, mise à part le fait de pouvoir le refaire où bon vous semble, ce qui est déjà pas mal, il n’y a pas grand-chose de plus. Cela étant, je dois avouer que le jeu n’est pas déplaisant à refaire une seconde fois. C’est l’occasion de choisir d’autres classes de superhéros, d’autres pouvoirs et d’autres membres dans l’équipe pour varier l’expérience durant les combats et trouvez de nouvelles stratégies. Après ça reste sensiblement identique, mais pour une bonne tranche de rigolade, South Park, il n’y a pas mieux.

Les plus :

  • South Park en mode portable sur Switch
  • L’humour et le ton de la série toujours bien retranscrit
  • Un gameplay simple et plaisant à jouer
  • Graphiquement, on est vraiment dans la série !
  • South Park plus vivant que jamais
  • Le système de classes et de pouvoirs
  • Le nouveau système de combat très différent
  • La narration durant les combats
  • L’écriture en générale (dialogues, blagues, clins d’œil)

Les moins :

  • Ne va pas aussi loin que son prédécesseur
  • Manque de réels intervenants extérieurs à la bande de base
  • Les nombreux écrans de chargement
  • Les fonctions tactiles à éviter
  • Les chutes de framerate
  • Lisibilité dans certains menus en mode portable
  • Les mini-games aux toilettes avec les sticks des joy-cons
  • Faut pas jouer en VF
  • Mitch Conner


Éditeur : Ubisoft
Développeur : Ubisoft San Francisco
Date de sortie Nintendo Switch : 24 avril 2018
Plateformes : Switch, PS4, Xbox One & PC

Genre : RPG

South Park : L'annale du destin (Switch)
4.0Note Finale

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