Snow Queen

Snow Queen

Entre l’illustration de couverture et vos vagues souvenirs d’anglais ou de contes de fées vous avez trouvé la traduction du titre en anglais. On imaginera que sa non traduction relève d’une question de droit littéraire, on peut aussi penser qu’un titre anglais fait plus riche.

Nous sommes à New York au moment de la réélection de Georges Bush après ce qui a suivi le 11 septembre… Barrett vient juste de recevoir des messages de rupture sur son téléphone et il aperçoit une lumière mystérieuse dans la neige qui tombe et cela le fait penser à son frère Tyler, drogué et musicien, à Beth la fiancée de Tyler qui se meurt d’un cancer et à Liz l’amie très chère qui joue presque pour eux un rôle de mère. Barrett voit cette lumière comme un signe. Nous suivons ces personnages et le roman de Michael Cunningham pourrait se résumer à une banale histoire d’amour fraternel et de rédemption, ce qui en soi ne serait déjà pas mal… Mais la façon de raconter importe beaucoup. C’est elle qui rend les personnages attachants, qui nous les fait aimer et pourtant elle peut aussi nous les rendre pénibles. Pourquoi ? Parce qu’ils se livrent presque en permanence à de l’auto-analyse, parce qu’ils se demandent si ce qu’ils font, disent ou pensent entre eux est bien ce qu’ils auraient dû. La première apparition de Liz en surprendra peut-être beaucoup dans sa façon de parler de et avec son amant plus jeune qu’elle…

Un roman pour transports en commun. Parce qu’il provoque de l’émotion et vous éloigne de la réalité urbaine.

Bonne lecture.

Snow Queen
Auteur : Michael Cunningham
Editeur : 10-18

www.10-18.fr

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