Pour l’idée de collection et la couverture voir ma chronique de Résister du même éditeur (ici https://www.daily-passions.com/resister )… merci. Imaginez que vous pédalez tranquillement sur votre vélo et soudain l’accident bête, un clou, un morceau de verre s’est glissé, l’infâme, entre la route et un de vos pneus occasionnant une crevaison. C’est un peu ce qui m’est arrivé avec ce livre. Je (re ?-)lisais ce que je savais déjà lorsque brutalement à la page 42 je lus : « Cette dynamique fait du discours managérial un instrument de pouvoir à « l’obscure clarté », selon la formule poétique du chercheur en information-communication Thomas Heller…. ». Pierre Corneille a dû avoir du mal à s’en remettre, sans parler de ce bon Rodrigue. Personne à la relecture de l’ouvrage pour dire à l’auteure que l’oxymore formule poétique existait depuis bien plus longtemps que les chercheurs en information-communication et qu’il aurait été plus convenable de rendre à César ce qui appartient à César ? Après un coup d’œil aux notes du volume, on remarquera que le verbe du chercheur qui suit ‘sa’ formule est le même que celui utilisé par le Cid… Et je me suis alors posé des questions. D’abord : se peut-il qu’Agnès, l’auteure, ne connaisse pas Le Cid ? Et corollaire : Personne n’a osé lui faire la remarque ? Ensuite : dois-je continuer à lire un livre qui semble se moquer du monde en assénant des évidences avec un pédantesque ‘sérieux’ ? J’ai eu du mal et je me suis un peu forcé pour vous… C’est ainsi que s’est confirmée pour moi l’impression que les passages en caractères gras insérés dans le texte ne sont pas des résumés du contenu du passage ou du chapitre. Certains en sont de tristes caricatures… Pour ce qui est d’une conclusion je vous renvoie à un certain Fontenelle et à un de ses textes intitulé La dent d’or. Il y est question d’un tas d’auteurs qui glosent sur un sujet. Profitez-en pour relire Le Cid ou pour regarder le beau film d’Anthony Mann avec Charlton Heston et Sophia Loren.

Bonnes lectures 

PS : En quatrième de couverture il est dit que l’auteure est Docteure en anthropologie et sociologie. Je n’ose penser que l’oubli de Corneille relève de plaisanterie estudiantine visant à piéger le prof… qui ne le verrait pas.

Mots & illusions : quand la langue du management nous gouverne
Auteure : Agnès Vandevelde-Rougale
Editeur : 10/18
Collection : Amorce

www.10-18.fr

Mots & illusions : quand la langue du management nous gouverne
2.0Note Finale

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