Créer ses propres stages de Super Mario est un rêve devenu réalité sur Nintendo Switch. Créer, tester et faire tester des levels Super Mario plus fous les uns des autres dans le monde entier n’a jamais été aussi amusant.

Super Mario Maker 2 met le joueur dans la position de level designer. Le jeu fournit tous les outils pour construire ses propres niveaux Mario sur-mesure en 2D avec une interface plutôt simple et instinctive. Alors, oui, on avait déjà tout ça dans le premier Super Mario Maker sur Wii U. Alors, pourquoi faire une deuxième, me direz-vous. Pour commencer, la version Wii U n’a sûrement pas atteint son potentiel de vente dû à un parc de machines installées trop réduit. Avec un nouvel opus sur Switch, l’impact devrait être beaucoup plus conséquent. Ensuite, Nintendo aurait pu décider de faire un simple portage et le ressortir tel quel sur Switch. Mais vu, le potentiel du titre, le nombre d’assets encore en stock, Nintendo a préféré améliorer son offre avec beaucoup plus de contenu et de possibilités de création pour proposer un vrai 2.

Donc, Super Mario Maker 2 nous met à la place des créateurs de niveaux, connu sous le nom de level designer. Du départ au drapeau d’arrivée, tout doit être créé des pieds à la tête. On commence par mettre un sol avec quelques obstacles comme des trous, des plateformes mobiles ou des murs à franchir. Puis on ajoute quelques bonus, des pièces, des champignons ou des fleurs de feu. Viennent ensuite, les ennemis, avec quelques goombas au sol et en vol, deux trois tortues koopa et finalement petit à petit on se retrouve avec son premier niveau, prêt à tester. Évidemment, les premiers levels sont assez simples et rudimentaires. Mais il faut y aller pas à pas et apprendre à bien utiliser les outils de level design.

Pour aider les designers en herbes, des leçons tutoriel sont là pour nous guider. Il n’est pas toujours chose aisée de se lancer dans la création de stages. Pour nous aider à apprendre les bases de l’interface, c’est le pigeon Yamamura et Nina qui nous guident aux travers de leçons détaillé et simples à comprendre. Il a tout ce qu’il faut pour connaître tous les secrets du mode créatif et utiliser votre potentiel créatif à son maximum.

Pour ce qui est du contenu, on se retrouve avec beaucoup plus d’options que le premier épisode. Pour les thèmes on retrouve Super Mario Bros (1985) sur NES, Super Mario Bros 3, Super Mario World (SNES), New Super Mario U (Wii U) et le nouveau thème Super Mario 3D World (Wii U). On retrouve donc beaucoup d’éléments de création provenant de ces 5 jeux aux graphismes et mécaniques différents. Ensuite, on peut changer le type de stage. Forêt, désert, aquatique, neige, hanté, grotte, etc. Il y a de nouveaux pouvoir, ennemis, un cycle jour/nuit, des effets, etc., etc.

Si beaucoup d’éléments sont communs à tous les types de thème, certains sont spécifiques à leur jeu. Par exemple, Yoshi, le fameux dinosaure vert. On peut l’utiliser avec les thèmes Super Mario World et Super Mario U, mais pas les autres. Il se transformera en chausson vert. Le bonus clochette pour transformer Mario en chat n’est disponible que dans 3D World, ainsi que les tuyaux transparents. Il faut donc parfois faire des choix.

Autre nouveauté de Super Mario Maker 2, c’est la possibilité de jouer à 2 localement. Que se soit, pour jouer dans les stages ou passer en mode créatif, on peut jouer avec un copain ou une copine. On y reviendra plus précisément dans le test, mais les possibilités du joueur 2 sont un peu restreintes comme dans la plupart des jeux Nintendo qui ajout un deuxième joueur.

Il faut savoir qu’il y a un mode histoire offline solo dans le jeu. Le but est de reconstruire un château à la princesse Peach. Pour cela, il faudra aller chercher des pièces pour payer les maçons Toad de la construction. Il faudra donc réussir des stages conçus par les développeurs du jeu. Là, on a donc droit à une excellente sélection de stages plus inventif les uns que les autres. Avec plus d’une centaine de stages, c’est assez long. Souvent assez courts, les niveaux nous présentent un peu toutes les possibilités du mode création. Il y a 4 niveaux de difficultés qui vont de simple à plus difficile. Il y a des niveaux classiques qu’il suffit de traverser, mais aussi des niveaux avec objectif comme récolté un certain nombre de pièces ou terminer avec un bloc en main. C’est très varié et créatif.

Pour ce qu’y est du mode online, les stages monde, il faut savoir qu’il est obligatoire d’avoir un abonnement au service Nintendo Online. Sans lui, impossible de partager ses créations ainsi que de jouir des créations des joueurs du monde entier. Si dans un premier temps, être online n’est pas obligatoire, par la suite, il devient indispensable pour vraiment profiter du titre. Car, justement, c’est là, que Super Mario Maker 2 prend tout son sens. On y découvre des créations extraordinaires. Grâce au système de notation, le jeu propose des stages intéressants tout en laissant de côté les niveaux moins élaborés voire complètement nuls. C’est là, qu’on reconnait les level designers de talent et qu’on se le dise, pour faire un bon stage, il faut de bonnes idées et du temps, beaucoup de temps tout en faisant preuve d’ingéniosité.

Pour les gens qui veulent plus profiter des créations des autres, aucun problème. Le jeu fournira une presque infinité de stages pour satisfaire les plus téméraires. Mais attention, certains stages sont, pour ma part, d’une difficulté ultime que seuls les plus doués pourront passer. Des fois, on ne comprend même pas comment c’est possible. Il faut maîtriser sur le bout des doigts le petit plombier moustachu ainsi que les mécaniques de chacun des jeux. D’ailleurs, pour une jouabilité optimale, mieux vaux privilégier le gamepad pro de la console, avec sa croix multidirectionnel (d-pad). Avec les joy-cons, je trouve personnellement que je manque souvent de précision. C’est un coup à prendre.

Après quelques heures sur Super Mario Maker 2, je peux, sans trop m’avancer, dire que le titre à un potentiel énorme. Le contenu offline permet de faire le mode histoire qui propose un contenu correct et très créatif qui se baserait plus sur des stages défis que classique. Puis le mode création qui est on ne peut plus fourni pour satisfaire les créateurs les plus imaginatifs avec des tutoriels pour les néophytes. L’interface est simples et assez instinctive pour les bases tout en permettant de complexifier les concepts de niveaux. Mais, ensuite, le mode online avec stage du monde qui est pratiquement sans limites. C’est du partage à l’état pur. Du moment, que l’on est abonné au service online de Nintendo. Ça, c’est un peu dommage par contre, mais fallait s’y attendre. Rendez-vous dans quelques jours pour le test du jeu sur notre site. Super Mario Maker 2 sort le 28 juin prochain. Sur Nintendo Switch, évidemment.

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