En illustration de pochette le chef d’orchestre et son instrument. On notera un petit logo qui précise qu’il s’agit de jazz. L’instrument : un vibraphone. Si vous vous étonnez de ce que 7 personnes figurent sur la photo qui illustre la dernière page du livret inclus c’est que vous n’avez pas su lire que deux vocalistes étaient invités. La fille du chef, Juliette Pearl, et Daniel Huck. Parmi les morceaux choisis on trouve trois compositions de Davis. Mais on me permettra d’insister sur deux chansons en particulier. Pour moi, dans le jazz ce sont les instruments qui donnent de la voix, ce sont eux qui chantent. Et certaines chansons sont en elles-mêmes suffisamment ‘jazzy’ pour éviter qu’on en chante le texte. Là je vous avoue que Trenet et Gainsbourg passent très mal pour moi… C’est Trenet qui chantait dans L’âme des poètes : « on fait lalala, lalalé » quand on garde l’esprit du poète disparu… Et comme j’adore chanter la Javanaise chaque fois que je l’entends… Les neuf morceaux restants comblent agréablement les oreilles et la prise de son est subtile. Je veux dire que les petites nuances qui mettent en valeur un passage ou un instrument sont discrètement perceptibles ou pas selon votre écoute. Et je me pose une question : quand écoute-t-on cette musique ? Ce n’est pas à mon sens de la musique d’ambiance. Je ne vois que deux possibilités : le matin pour partir du bon pied, le soir pour se détendre. Et je crois que les musiciens de jazz devraient concevoir plus souvent des « albums concepts » racontant une histoire, rendant hommage, plongeant l’auditeur dans un univers, rendant compte de quelque chose pour vous emporter avec eux le plus longtemps possible.

Bonnes écoutes.

This n’That
1 CD
De : Jean-Michel Davis Quintet
Editeur : Frémeaux & Associés

www.fremeaux.com

This n'That
4.0Note Finale

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