Meyer et la catastrophe

Entre nous je ne suis pas persuadé que l’illustration de couverture tire l’œil d’un acheteur potentiel, même s’il pratique le saxophone. Remarques diverses. En quatrième de couverture on nous dit : « Avec le personnage de Meyer, l’écrivain sud-africain S. Boykey Sidley s’inscrit dans la lignée des grands auteurs juifs américains.. » et l’on se dit que c’est de l’humour d’autant plus qu’aucun de ces grands écrivains n’est cité… La présentation de l’auteur en pages intérieures met en évidence son premier roman qui sort chez nous en deuxième position derrière ce « Meyer »… C’est sans doute encore de l’humour, sans doute.

En matière d’humour dit juif, je ne connais que Woody Allen et Popeck. Je n’ai pas réussi à en trouver de trace chez un grand auteur américain comme Philip Roth… C’est sans doute moi qui en manque… Si je résume mes souvenirs de Woody Allen, ses personnages tirent de toutes les situations qui les embarrassent des conclusions assez négatives pour ce qui le concerne… Disons qu’il se pose souvent en victime. Meyer craint une catastrophe grave (cataclysme, etc.) et bien sûr ce qui le menace est bien plus simple et prosaïque : ex-femmes, maîtresse, père malade, petit chef tyrannique et enfants exigeants. Il faut dire que Meyer vient de passer le cap de quarantaine. Et bien sûr il va devoir affronter sa vie, la regarder en face pour aller plus loin. La question est : qui va faire exploser la situation ? Qui va mettre le feu aux poudres ? Et là réside un autre point je crois de l’humour juif : surveiller ce que l’on dit pour éviter que cela soit mal compris ou pire mal interprété.

Bonne lecture, de préférence un samedi pour pouvoir rire et tout comprendre tranquillement.

Meyer et la catastrophe
Auteur : Steven Boykey Sidley
Editeur : 10-18

www.10-18.fr

Meyer et la catastrophe
3.0Note Finale

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