Les plus qu’humains

Une superbe couverture, une fort belle couleur et un regard étrange, envoûtant pour vous inciter à acheter. C’est une version « révisée » du J’ai Lu publié en 1970 et qui portait le même n° et une couverture bien moins subtile…

Je crois vous l’avoir déjà dit, Sturgeon est sans doute un des plus grands auteurs de SF. Un des plus humanistes.

Tousseul est un « idiot congénital », un simple d’esprit, rejeté par les « normaux ». Il vole pour se nourrir et bien sûr est chassé. Il fuit et finit par trouver un refuge au cœur de la forêt – il me semble que l’on peut penser à David Thoreau. Mais Tousseul va rencontrer d’autres solitaires contraints et forcés de se tenir à l’écart. Il y a Janie qui sait faire de la télékinésie, Beany et Bonnie des jumelles qui, non contentes de disparaître et d’apparaître à volonté, ont la peau noire, Bébé un mongolien au cerveau de génie. Et ces cinq en s’associant vont former une entité « plus qu’humaine ». Bébé en est le cerveau, les jumelles en sont les membres, Janie le cœur et Tousseul le chef, la conscience.

Une histoire de solitude et une exacerbation de ce que nous sommes, nous qui fabriquons ces « monstres ». Mais aussi une histoire d’association, d’union qui montre comment elle fait la force. En s’unissant, les enfants sont « autre chose » de mieux, au moins pour eux.

On remarquera que pour une fois le « héros » de l’histoire est un enfant et non un adulte. Un enfant qui fait changer les choses parce que c’est « son rôle ». Et nous, adultes, nous continuons et notre « humanité qui fait de son mieux pour se tuer » (c’est page 286) continue sa course en avant. Peut-être que nous méritons de devoir lire ce roman. De préférence d’une traite, comme en apnée…

Les plus qu’humains
Auteur : Theodore Sturgeon
Editeur : J’ai Lu

www.jailu.com

Les plus qu'humains
5.0Note Finale

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