Les inoubliables

Avec en illustration de couverture la photographie de cinq enfants (quatre garçons et une fille). Ils ont le regard fixé sur l’objectif et bien sûr nous pouvons penser qu’ils nous regardent. Vous savez comme moi qu’il n’en est rien. Vous savez aussi que l’on nous parle régulièrement du devoir de mémoire en mélangeant le « devoir se souvenir des êtres » et « sachons ce qui s’est passé pour éviter de le refaire ».

Là, l’auteur s’est avisé que le lieu où il passait ses vacances d’enfant avait été un des lieux où des réfugiés avaient été arrêtés pour être déportés vers les camps de la mort. Il a donc interrogé le passé, l’histoire de son pays pour en savoir plus. Il a recueilli des témoignages et retracé des parcours de personnes. Vous pouvez considérer qu’une telle démarche est individuelle et vous concerne peu. Dans ce cas, n’entrez pas dans ce livre car vous risquez de vous retrouver en train de le lire jusqu’au bout. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’auteur ne se contente pas de comptabiliser, de recenser les faits, il donne à lire des sensations, des impressions, de l’humain. Recenser les faits revient à reporter le travail de l’administration du gouvernement de Vichy. Une administration d’une rare efficacité, zélée au possible et manifestement fort respectueuse des lois (on trouvera bien sûr quelques opposants à cette façon de faire). Côté sensations, on vous supposera ayant lu le « journal d’Anne Franck », je veux dire ayant « senti » l’appréhension des traqués. Une peur mêlée d’espoir, peut-être plus difficile à supporter que la peur irrationnelle et banale du danger. Ainsi ses inoubliables retrouvent à la fois une identité et une existence.

On notera qu’à l’imprimerie le noir et blanc des photos se fait grisaille.

Bonne lecture.

Les inoubliables
Auteur : Jean-Marc Parisis
Editeur : J’ai Lu

www.jailu.com

Les inoubliables
4.0Note Finale

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