Warning: A non-numeric value encountered in /home/clients/69f240c24f67ed29e8afc4785d2ca8a1/web/wp-content/themes/valenti/library/core.php on line 1606

Warning: A non-numeric value encountered in /home/clients/69f240c24f67ed29e8afc4785d2ca8a1/web/wp-content/themes/valenti/library/core.php on line 1606

Warning: A non-numeric value encountered in /home/clients/69f240c24f67ed29e8afc4785d2ca8a1/web/wp-content/themes/valenti/library/core.php on line 1606

La Nuit de l’Orcière

La couleur automnale de la couverture vous tirera sans doute l’œil et le panier tenu à bout de bras par la jeune femme vous intriguera peut-être. S’il est effectivement question de champignons dans le récit, ce n’est pas l’essentiel, mais l’image rend bien une partie de l’atmosphère.

Facile de dater l’époque du récit à 1967… puisqu’un des personnages offre une télévision couleur – une des premières – à son père. Nous sommes dans une Auvergne qui vit encore, comme bien d’autres régions d’alors, dans un fonctionnement vieillot où les rumeurs, les médisances, la malveillance, la crainte et les frustrations ont le beau rôle. Louise dont la mère est morte en couches et qui n’a pas reçu d’amour paternel, seule sa grand-mère lui a apporté un minimum, a été séduite par Robert, veuf et de quinze ans plus vieux qu’elle. Louise est fille d’agriculteurs et Robert entrepreneur en maçonnerie. Tout pourrait aller pour le mieux mais le couple rencontre deux obstacles. D’abord « le vieux », le père de Robert, omniprésent dans la maison et d’une méfiance maladive. Et surtout le fait que Louise ne tombe pas enceinte. Les examens médicaux de Louise amèneront à ceux de Robert qui souffre d’un manque de spermatozoïdes… Je vous laisse aller plus loin tout seuls, vous en savez assez et vous êtes assez grands.

Et vous allez prendre plaisir à lire parce que l’auteur maîtrise fort bien sa langue maternelle mais, manifestement, aime les mots « rares ». J’ai mis des guillemets parce que la rareté des mots est une question de génération, d’époque, de région.

Certains ont entendu des mots que d’autres ne connaissent plus ou pas. Ainsi des mots « rares » peuvent s’avérer nouveaux. Savourez cette langue et rappelez-vous deux choses… L’usage du téléphone portable réduit notre vocabulaire et la pression de Big Brother dans 1984, le roman de George Orwell, passe par une réduction du vocabulaire…

Bonne lecture.

La Nuit de l’Orcière
Auteur : Pierre Petit
Editeur : Presses de la cité
Collection : Terres de France

www.pressesdelacite.com

La Nuit de l'Orcière
4.0Note Finale

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.