Bill Haley & his comets, Live in Paris

Si j’exclus momentanément le King (Elvis Presley pour les plus jeunes) de ma liste, il me semble que je peux pouvoir dire que ceux qui ont découvert et trouvé le rock’n’roll digne de leur servir d’emblème l’ont fait à travers plusieurs chanteurs et groupes selon les mois entre 1956 et 1960. Ce qui me frappe en regardant la photo de « couverture » c’est l’aspect grand orchestre… (on se souviendra peut-être que le contrebassiste des Comets faisait un superbe numéro d’acrobate avec son instrument). Dans ma mémoire, les rockers n’étaient accompagnés que par une guitare rythmique, une solo et une caisse claire (genre « Stray Cats » pour les plus jeunes). On pouvait leur adjoindre des chœurs – masculins de préférence : les Jordanair par exemple pour Presley, mais si ma mémoire est bonne les « Blue Cap’s » de Gene Vincent étaient trois ou quatre. Et là ils sont au moins dix, presque de quoi constituer un grand orchestre de jazz. On notera à ce propos que le deuxième titre reprend un des grands classiques du jazz New Orleans. Vous êtes instamment priés de confronter la liste des musiciens et celle des signataires des chansons interprétées.
C’est vrai, c’est du rock’n’roll mais peut-être pas celui qui vous a amené au genre. En tout cas, imaginez une salle parisienne classique – certes déjà visitée par Monsieur 100000 volts (Gilbert Bécaud pour les plus jeunes) – mais dont les sièges sont encore solides et qui reçoit cette musique qui va chauffer et casser du bois. De la musique pour nostalgiques peut-être mais qui ne mérite pas d’être boudée par ceux qui ne jurent que par la musique d’aujourd’hui. Celle-là même que les parents actuels comme ceux de 1956 ne trouvent ni musicale ni intéressante.
Bonne écoute.

  • Bill Haley & his comets, Live in Paris
    Editeur : Frémeaux & Associés
  • www.fremeaux.com
Bill Haley & his comets, Live in Paris
4.0Note Finale

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