Une saga sur cinq générations devrait faire l’objet d’un énorme pavé, en théorie. Là, l’auteure nous gratifie d’un petit roman ou tout est survolé, passé en revue, vite, vite.

Tout commence en 1947 à Beausite, banlieue de Tunis. La famille Barenti est très en vue, le père étant le maire, ami de Bourguiba et, bien sûr, ils habitent dans la plus belle maison de l’endroit. Ils sont juifs arabes et leur famille est très unie. Ils ne souffriront que très peu de la guerre et pas longtemps.

Israël est une jeune nation d’à peine cinq ans qui a urgemment besoin d’être peuplée par toutes les ethnies juives disséminées de par le monde ou de ce qu’il en reste après cette abominable seconde guerre mondiale. Neldo est un jeune juif très beau, un recruteur du Mossad, qui a été envoyé en Afrique du Nord pour rassembler des jeunes juifs et les convaincre de venir vivre dans les kibboutz en Israël.

C’est ainsi qu’Alice va faire connaissance de celui qui a été et restera le seul grand amour de sa vie.

Malheureusement, Neldo n’a jamais trouvé grâce aux yeux de Tita, la mère d’Alice, figure très emblématique de la famille.

Finalement, c’est avec Paul qu’elle va se marier et avec lequel elle aura deux filles. Il a toujours été amoureux d’Alice et, depuis l’âge de 13 ans, s’était juré qu’il en ferait sa femme.

Ce roman est avant tout l’histoire d’Alice qu’on va d’abord connaître sous le nom de Fli-Flo avant qu’elle ne revendique que c’est sous son vrai nom qu’elle veut qu’on l’appelle. Et là, elle aura déjà eu un enfant.

Il est beaucoup question de la famille et des coutumes en vigueur à Beausite durant l’époque qui a précédé le grand exode des arabes en direction de la France.

Beaucoup d’événements importants dans cette famille auraient pu faire l’objet de quelques chapitres supplémentaires. Un roman sympa, mais un peu lacunaire.

Une nuit à Carthage
Auteure : Annick Perez
Editeur : Balzac éditeur

www.editeur-balzac.com

Une nuit à Carthage
4.0Note Finale

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