Tout est brisé

Les couleurs de la couverture sont pour moi à la fois douces et froides, elle intrigue mais à mon sens ne donne guère d’idée du contenu. En quatrième, le résumé est réussi, il en dit à la fois peu et assez.

Imaginez une jeune femme américaine seule vivant à Brooklyn. Son père est malade et exténuant car tyrannique. Son fils Jimmy se promène quelque part sans envoyer de ses nouvelles, elle a une sœur dont le compagnon a le cancer… Elle travaille et donne plus qu’elle ne reçoit. Nous sommes aujourd’hui et pourtant on peut avoir l’impression d’être dans un film en noir et blanc où les gens sont englués dans une tristesse, une déprime profonde. Elle s’appelle Erica et son recours est la prière, la messe, la foi. Mais on peut avoir l’impression que c’est par habitude qu’elle prie ou croit. Que cela aussi lui est un ersatz de possible. Son père ne veut pas rester dans le centre de rééducation où elle croyait qu’il serait bien, elle le ramène à la maison. Et puis Jimmy qui se retrouve seul revient et elle doit gérer tout cela au mieux. Et Jimmy repart…

Évitez d’offrir ce livre à quelqu’un au bord de la déprime, je ne suis pas sûr que l’argument : « Tu vois il y a pire situation que la tienne ! » soit un bon argument. Mais vous pouvez prendre connaissance de cet héroïsme au quotidien qui est celui d’Erica qui malgré tout reste une bonne fille pour son père et une bonne mère pour son fils, Comme si elle ne tenait que par ce qu’elle donne. On notera au second plan un portrait de fils déboussolé parce que sans culture autre que son amour pour Jeff Buckley et qui fréquente ses semblables qui eux aussi ont tendance à se noyer dans l’alcool. Portrait d’une Amérique blanche pauvre ?

Bonne lecture.

Tout est brisé
Auteur : William Boyle
Editeur : Gallmeister

www.gallmeister.fr

Tout est brisé
4.0Note Finale

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