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La nouvelle Nintendo Switch n’a pas fini de nous éblouir cette année. Après l’excellentissime Zelda Breath of the Wild, le très bon Splatoon 2 ou encore Mario Kart 8 Deluxe et bien d’autres, Nintendo nous gâte encore une fois en cette fin d’année avec les tant attendues nouvelles aventures de Super Mario. Mettez votre plus beau chapeau et préparez-vous pour l’odyssée. Let’s a go !


Il y a des jeux que l’on attend et qu’on sait qu’ils seront bons, parce qu’on a l’habitude, parce qu’ils sortent chaque année ou assez régulièrement et il y a les Mario. Un nouveau Mario, c’est un événement particulier. On sait que ça va être exceptionnel. Les sorties des titres majeurs Mario sont plus rares. Il faut les attendre de longues années, mais on sait que l’attente en vaut toujours la peine. Depuis bientôt 35 ans, Nintendo nous a habitué à l’excellence avec les épisodes phares de sa mythique franchise, Super Mario. Mettre la barre toujours plus haute et redéfinir les bases de la plateforme avec constamment du nouveau gameplay neuf, original, et soigné. Tel est la devise des jeux Super Mario. Tout commence déjà, il y a plus de 30 ans avec Super Mario Bros. en 1985 sur NES, un chef d’œuvre de level design. 1990 (en Europe), Super Mario Bros. 3, encore considérer comme un des meilleurs jeux de la série. Puis Super Mario World sur SNES. A chaque fois, Nintendo surprenait en ajoutant de nouveaux éléments vus nulle part ailleurs. Et enfin celui qui a posé les bases de la plateforme en 3D, Super Mario 64. C’était il y a plus de 20 ans, maintenant. Super Mario Odyssey se veut dans les traces de Mario 64 et en être un digne successeur. Pari osé. Nintendo a relevé ses manches et s’est mis au travail d’arrache-pied pour nous offrir peut-être la plus grande aventure du plus célèbre plombier moustachu.

Plus dans la veine de Super Mario 64 et Super Mario Sunshine, Super Mario Odyssey est un Mario 3D d’aventure, d’exploration et ensuite de plateforme. Alors que les séries comme les Galaxy, 3D world et New Super Mario Bros. sont plus basés sur le skill et la plateforme avec de nombreux petits niveaux qu’il faut travers de A à B, Mario Odyssey propose une aventure dans laquelle l’exploration et l’expérimentation sont clés. Moins de niveaux, mais des environnements beaucoup plus vastes et remplis de choses à faire et à découvrir. C’est ça, Mario Odyssey: la découverte. Le jeu est truffé d’excellentes surprises.

Mario Odyssey décide d’aller un peu plus loin niveau scénario. Si on a l’habitude que l’éternel demoiselle en détresse, la princesse Peach, soit enlevée et que Mario court la sauver des griffes de l’innommable Bowser. Cette fois, Bowser veut mettre la bague au doigt de la princesse sans vraiment lui demander son avis. J’en connais qui pourrait finir dénoncé sur les réseaux sociaux pour moins que ça de nos jours. Bref, Bowser est un grand sentimental et veut offrir à sa dulcinée un mariage en grand. Un beau mariage, ça se prépare. Gâteaux, bouquets de fleurs, bague, seulement le meilleur pour Bowser. Il part donc à travers le monde à la recherche de ce dont il a besoin. Mario va tenter de l’en empêcher, mais en vain. Il est éjecté du bateau volant du roi Koopa et termine sa course au pays étrange des chapeaux. Il fait la connaissance de Cappy et décide de faire équipe avec lui. Cappy a aussi perdu sa fiancée. Elle s’est fait enlever par Bowser, comme par hasard. Les deux compères partent à l’aventure ensemble pour tenter de rattraper Bowser et stopper le mariage avant qu’il ne soit trop tard.

Cappy, c’est le nouvel élément du jeu qui va donner toute la saveur au titre. Si on avait l’habitude de de chercher les power-ups, une fleur de feu, une feuille ou encore une plume pour transformer Mario, en raton-laveur, en chat ou en grenouille. Dans Odyssey, on lance sa casquette sur les ennemis pour en prendre le contrôle. Avec cette idée, toute simple dans le fond, le jeu va prendre tout son sens et multiplie les possibilités de gameplay comme cela n’avait jamais été vu dans un Super Mario. Plus de 50 transformations sont possible dans le jeu. Mario peut incarner une grenouille, un goomba, Bill Balle ou même encore un tyrannosaure. Chaque transformation a ses propres caractéristiques, comme la grenouille qui peut sauter très haut, les hammer bros. (tortue) qui jette des poêles à frire, les goombas volant ou s’empilant, une chenille qui s’allonge, une pieuvre qui vole et crache de l’eau, etc. C’est à chaque fois une joie et une découverte d’essayer d’incarner un nouvel ennemi. Et il y a des surprises de taille, niveau transformation. Mais ce n’est pas juste pour s’amuser, chaque transformation a son utilité et permet à Mario de franchir et atteindre de nouveaux endroits. Grâce à ce chapeau magique, le gameplay de Mario Odyssey est tout le temps renouveler et reste toujours frais.

Super Mario Odyssey nous fait voyager aux quatre coins de la planète. On commence notre voyage au pays des chapeaux, un monde lugubre en noir et blanc couvert d’un épais brouillard. Puis on découvre le pays des chutes dans lequel la nature est verdoyante avec de gigantesques cascades d’eau. Puis, il y a le pays du sable. Un immense désert rempli d’étranges blocs de glace, avec ses habitants festifs en squelettes mexicains et ses bâtiments haut en couleur. Mais, il y a aussi le pays de la forêt, de la mer, du lac, des nuages, etc. Chaque monde est une vraie perle à découvrir. Il y a du rétro revisité, mais aussi de l’inédit. Il y a une quinzaine de mondes à explorer dans le jeu. Chaque pays est un monde ouvert. On peut l’explorer à sa guise. On peut comme dans Mario 64, la caméra nous montre l’objectif à atteindre et ensuite c’est à Mario de trouver le chemin ou d’aller vagabonder à gauche à droite à la recherche de lunes, trésors et secrets bien cachés. Les mondes ne sont pas gigantesques, pour un jeu de 2017, mais ils sont suffisamment grands pour très bien cacher les lunes et garder le jeu concentré et intéressant. Le level design rappel encore une fois Super Mario 64 avec des parties exploration et des zones de plateformes qui font office de passerelles. Mario doit récolter des lunes pour alimenter son vaisseau chapeau. Après les étoiles et les soleils, ce sont les lunes. Chaque monde nécessite un minimum de lunes à trouver pour passer au monde suivant. Chaque monde à ses propres lunes. Il est donc impossible d’aller chercher les 3 lunes manquantes dans un monde voisin pour compenser. Mais en suivant la route principale et en fouinant un petit peu on a souvent le compte juste après le boss ou pas loin.

Les boss des niveaux sont encore très variés et surprenant pour certain. Mario rencontre les Broodals. Ce sont des lapins à la solde de Bowser. Personnellement, je trouve le character design très moyen. C’est même un des pires que Nintendo ait fait depuis longtemps. Les neveux de Bowser sont plus intéressants, même s’ils ont les voit pratiquement à chaque fois. Heureusement, il y a d’autres boss qui sont beaucoup mieux au niveau des patterns et du char design. Toujours basé sur des patterns assez simples qui demandent observations et un peu de réflexes, les boss sont plaisants à confronter. Rarement difficile, une fois la technique apprise, les boss restent un des fondements des aventures de Mario et c’est toujours présent et un plaisir de les avoir.

Graphiquement, Mario Odyssey est splendide, pour un jeu Switch. Artistiquement, on retrouve la pâte qui fait notre joie lorsque l’on joue à un Mario. Bon, alors soyons clair, on est sur Switch, pas sur PS4 ou Xbox One. Il ne faut pas s’attendre à un jeu du niveau graphique d’un Assassin’s Creed Origins, par exemple. Cela étant dit, Super Mario Odyssey est magnifique. C’est hyper coloré. C’est mignon. Tout est fait pour donner envie de s’y lancer. Je conseillerai quand même de privilégier le mode TV pour profiter au mieux des graphismes. En mode portable, le jeu est un peu moins fin avec un aliasing plus prononcé. Le jeu étant en 720p, il n’y a pas de miracle. Par contre en mode TV, Mario Odyssey est en 900p et on sent bien l’amélioration graphique. C’est propre, c’est net et fluide. Un vrai bonheur. Mais un jeu, ce n’est pas uniquement le nombre de pixels ou de polygones à l’écran qui le rend beau. C’est aussi la variété et la qualité des animations proposées. Et là encore, Mario Odyssey est très bon. Mario n’a jamais été aussi souple et bien animé. Il se penche dans les virages, il change d’expression faciale, de costumes et de formes. Il danse même. Tout a été fait avec soin. Après certains mondes, comme New Donk City, font un peu vieillots. Mais au final, ça passe quand même dans son ensemble. Super Mario Odyssey, c’est un univers dans lequel on est happé et on en oublie presque les quelques faiblesses techniques. La jouabilité est aussi très réussie. Comme d’habitude, Mario répond au doigt et à l’œil. Les commandes n’ont jamais été aussi simples et intuitives. Bon, il reste quelques imperfections de la caméra qui a parfois de la peine à bien se placer. Cela conduit souvent à des sauts mal calculés au fond d’un trous. Le chapeau ne se lance pas toujours dans la direction voulue si on ne prend pas garde à bien orienté Mario. Et, encore une fois, mieux vaut jouer en mode TV. Il y a des commandes qui sont gérées avec les sensors gyroscopiques. Par exemple, il est possible de grimper à un poteau plus rapidement en secouant la manette. Ou alors, avoir des attaques spéciales à 360°. Bref, avec une manette pro ou avec les joy-cons sur le grip ou en main libre, pas de souci. La reconnaissance est bonne et rapide. Par contre, accrochées à la Switch en mode nomade, c’est très difficile de sortir correctement un bon mouvement pour qu’il soit reconnu. En plus du coup l’écran bouge, c’est un peu galère. Heureusement, le jeu ne repose pas sur ce gimmick et on peut faire sans.

Super Mario Odyssey est un jeu assez facile. Pour un joueur expérimenté, Mario Odyssey ne présentera pas beaucoup de challenge pour ce qui concerne l’aventure principale. Pour les joueurs débutants, le challenge sera juste bien dosé et permet d’apprendre les bases des plateformers 3D. Tout est indiqué, les passages obligés permettent d’apprendre les possibilités de gameplay et le jeu nous rappel à tout instant qu’un mode d’emploi est disponible dans le menu d’options du jeu. Et si tout ça ne suffit pas, un mode assisté est aussi présent. Avec 6 points de vie au lieu de 3, le chemin à suivre indiquer en permanence pour ne pas s’égarer et seulement perdre un point de vie en tombant dans un trou au lieu de mourir, cette fois Mario Odyssey est vraiment accessible à tous. L’aventure principale de Mario Odyssey est pleine de surprise, de créativité, de gameplays divers et varié, mais avec un challenge général très relatif. Mario Odyssey se veut être encore plus tout public que ces prédécesseurs. Les Super Mario en 3D, 64, Sunshine et les Galaxy n’étaient pas très difficiles en tant que tels, mais il y avait du challenge qui se situait souvent au niveau de la plateforme. Il y avait des vrais bouts chauds à passer. C’est beaucoup moins le cas dans Super Mario Odyssey. Je parle bien de ce qui concerne la trame principale, pas le post-game qui lui peut être plus challenging par endroits. Pour ce qui est de l’exploration en générale, le challenge réside dans le fait de trouver la bonne route avec ou sans l’aide d’un ennemi à incarner. Le level design assez simple permet d’aller un peu partout sans trop d’effort. En plus il y a un peu partout des checkpoints qui une fois activés, on peut s’y téléporter à tout moment. Il n’y a pas vraiment besoin de skill. Les parties plateforming du jeu qui, elles, devraient requérir plus d’habilité de la part du joueur, sont souvent simplifiées par, justement, une transformation qui mâche pratiquement tout le travail. Les boss aussi, sont hyper intéressants, mais trop faciles. Bon, ça, ça a toujours été un peu le cas. N’empêche, j’ai l’impression que le jeu est un poil plus simple que les épisodes précédents. Ce qui n’est pas foncièrement une mauvaise chose et n’enlève rien aux qualités du level design et du plaisir de jeu. Si cela permet à plus de monde d’y jouer, tant mieux.

Le post-game de Mario Odyssey est hyper intéressant. Je dirais même que pour certains, c’est là que le jeu commence vraiment. Après avoir fini le jeu, il est encore possible de voyager dans tous les mondes visités et découvrir les lunes et secrets que l’on a manqué au premier passage. Il y a près de 1000 lunes à récupérer dans le jeu. Pour ce faire une idée, dans Super Mario 64, c’était 120 étoiles. Bon, il y a énormément de lunes hyper faciles à trouver qui sont presque données. On peut vite gagner une dizaine de lunes dans un niveau en se promenant et en explorant un peu intelligemment en une quinzaine de minutes. Après, il y a des lunes beaucoup mieux cachées et plus difficiles à récupérer. Et c’est là, que réside le fun et le challenge du jeu. Faut aussi trouver toutes les pièces spéciales, acheter tous les costumes, souvenirs et compagnie. Pour faire le jeu à 100%, va falloir y aller, car les développeurs se sont forcés pour en mettre du contenu. Il y a des courses, des mini-jeux, des devinettes, c’est hyper varié. Il y a même de la pêche. Et, il y a des niveaux de pure plateforme à l’ancienne, un peu comme dans les Mario Galaxy. Pas de chichi, seulement des formes simples qui tournent sur elles-mêmes, qui bougent dans tous les sens, des pièges et des ennemis. Il y a aussi les énigmes et les mini quêtes. Ensuite, je ne parle pas des surprises pour les fans inconditionnels de Mario, mais tout est là pour les nostalgiques de Super Mario 64.

Super Mario Odyssey proposent aussi des séquences en 2D. Au travers d’un tuyau, Mario passe de la 3D à la 2D, pour de la plateforme classique façon 8bits comme sur NES. Même la musique change et se voit transformer en musique chip tunes. Si l’idée est excellente et se marie très bien avec le reste du jeu, malheureusement, le gameplay est un peu moyen. La difficulté réside à 90% sur le fait de sauter par-dessus des bombes. Il y a un peu de plateformes. Faut casser quelques blocs et puis c’est tout. Ça reste très très basique et s’est un peu dommage. Surtout qu’en plus, l’inertie des sauts de Mario est un chouïa bizarre et contre intuitive.

On ne perd pas de vie dans Mario Odyssey. Il n’y a plus de vie à proprement parlé. On peut mourir en perdant tous ses points de vie ou en tombant dans un trou, mais il n’y aura jamais de game over. La pénalité ultime a été gommée du jeu. Le coup de mourir dans Super Mario Odyssey, c’est de perdre 10 pièces d’or. En plus, souvent ces 10 pièces perdues sont récupérables en retournant à l’endroit fatidique. Sauf si c’était dans un trou. Les pièces permettant d’acheter pleins d’objets comme des costumes, la pénalité est donc toute relative. On peut grinder des pièces dans certains endroits en se tuant volontairement.

La musique est fabuleuse. Chaque thème est habillement composé pour donner une ambiance au monde que l’on visite. Mélangeant nouveaux thèmes et thèmes rétro remixés, Super Mario Odyssey est un festival pour les oreilles. Toujours dans le Jazz, trompettes, pianos et accordéons donne le rythme et l’ambiance. Le nombre de pistes audio dans le jeu est phénoménal. Il est possible de les écouter dans les menus, mais faudra les trouver d’abord. Et il y a bien sûr le titre Jump Up, Super Star! interprété par Pauline dans le jeu.

Que dire de ce Super Mario Odyssey, si ce n’est que c’est encore un Home run pour Nintendo. C’est le descendant direct de Super Mario 64 que tout le monde attendait depuis des années. Tout y est. L’ambiance, le gameplay, la musique. Il y a de la variété. Le contenu est colossal. Il y a pratiquement 1000 lunes à collectionner. Plusieurs dizaines de costumes pour habiller Mario. Il y a des secrets cachés un peu partout, des warpzones, de nombreuses transformations qui confèrent divers pouvoirs et habilité à Mario. C’est juste génial. Le jeu est agréable à jouer pour tous les membres de la famille. Des plus jeunes aux plus vieux, chacun y trouve son compte. En plus, Mario Odyssey propose 5 sauvegardes différentes pour ne pas empiéter sur les parties des autres. Le mode coop à 2 joueurs n’apporte pas énormément au jeu, mais ajoute à la convivialité du titre. Un joueur contrôle Mario et l’autre Cappy. Encore une fois, Nintendo nous montre son savoir-faire. De la conception à la réalisation, Super Mario Odyssey est un chef-d’œuvre. Sans doute moins révolutionnaire que Super Mario 64 en son temps. Il n’empêche, qu’il profite d’une jouabilité beaucoup plus souple et précise que son ainé, ainsi que des graphismes beaucoup plus riches et variés tout comme son gameplay grâce à Cappy qui peut prendre possession de plus de 50 personnages et objets dans le jeu. Super Mario Odyssey est le digne héritier de Super Mario 64. C’est un jeu immanquable pour les adorateurs du genre. Un jeu qui fera parler de lui pendant des années au travers des communautés et speedrunners.  C’est un des jeux quand on vous en parlera dans 10 ou 15 ans que vous serez fier de dire que vous l’avez fait lors de sa sortie. Super Mario Odyssey, c’est LA valeur sure pour faire plaisir à Noël sous le sapin.

Les plus :

  • Une aventure épique
  • Un contenu post-game colossal
  • L’exploration et la découverte au premier ordre
  • Les nombreuses transformations diverses et variées
  • Les différents environnements des mondes (rétro + originaux)
  • Une excellente jouabilité
  • Du fan services pour les nostalgiques de Mario 64
  • Une kyrielle de bonnes idées en tout genre.
  • Les checkpoints téléporteurs

Les moins :

  • Petits problèmes de perspectives due à la caméra
  • Le character design des Broodals
  • Les phases de plateformes pas très challenging
  • Techniquement parfois passé de date
  • Pas de pays des Boo

Éditeur : Nintendo
Développeur : Nintendo
Date de sortie : 27 octobre 2017
Plateforme : Nintendo Switch

Genre : Aventure / plateformes

Super Mario Odyssey
5.0Note Finale

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