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La guerre des jouets épisode 1 Battle for Atlas est déclarée. Ubisoft sort son jeu interstellaire mêlant jeu vidéo et jouets connectés. Prenez part à une bataille intergalactique aux commandes de vaisseaux spatiaux modulables. Starlink, la bonne petite surprise de cette fin d’année qui fera plaisir aux jeunes fans de science-fiction et de space-opéra.  


Un peu comme un Skylander, Disney Infinity ou encore un Lego Dimension, Ubisoft se lance dans le jeu vidéo modulable qui vend des jouets connectés pour agrémenter l’aventure et offrir du contenu supplémentaire. On commence avec un Starter kit qui contient le jeu vidéo ainsi qu’un vaisseau spatial ainsi qu’un héros et trois armes comme accessoires. Pour la version Switch, ce sont deux héros, dont Fox McCloud, et deux armes, deux physiques mais 3 dans le jeu, plus le fameux Arwing de la saga StarFox exclusif à la plateforme de Nintendo.

Parlons d’abord un peu des options d’achat pour le jeu, car plusieurs choix sont possibles et combinables. On peut décider d’acheter le starter kit pour une version physique du jeu. Cela implique d’acheter physiquement les jouets, vaisseaux, armes et héros. L’idée, c’est que tous les vaisseaux sont modulables. On peut changer les pièces d’un vaisseau pour les mettre sur un autre. On peut, et on doit, changer les armes des vaisseaux. On connecte le vaisseau à la manette via le connecteur fourni dans le starter pack. On branche le vaisseau physiquement et on y installe les armes. Cela plaira aux collectionneurs et jeunes qui aime avoir l’objet physique et virtuel. Alors bon, c’est rigolo d’avoir un vaisseau pluggé à la manette, mais c’est gros. Heureusement, le starter kit est automatiquement déblocable digitalement et un système de scan permet de jouer, pendant un certain temps, avec la manette librement. Il faut savoir que les vaisseaux coûtent aux alentours des 19 CHF, les armes sont à environ 8 CHF la paire et les héros sont vers les 5 CHF. Tout avoir peut revenir assez cher, mais ce n’est pas indispensable pour profiter du jeu. Ensuite, tous les revendeurs ne pratiquent pas les mêmes prix et les jouets peuvent prendre ou perdre de la valeur selon l’enseigne, la rareté ou le désintérêt. Il faudra être attentif pour les bonnes affaires et vigilent envers les profiteurs.

La deuxième option est d’y aller digital. Il est possible d’acheter le jeu ainsi que tous les vaisseaux, armes et héros sur les stores numériques des plateformes. L’avantage des plateformes numériques, c’est qu’il n’y a pas de rupture de stock. Le pack de base inclut 4 vaisseaux, 6 pilotes et 12 armes. Le pack de base offre donc beaucoup plus de contenu, mais on n’a pas les jouets physiquement. C’est un choix. Niveaux prix des vaisseaux, ce n’est malheureusement pas la joie numériquement pour le porte-monnaie. Les vaisseaux sont à un peu moins de 18 CHF, les armes 7 CHF et les héros 5 CHF.  Vu l’économie négligeable, mieux vaut prendre les versions physiques et ainsi pouvoir se les prêter, les échanger, les revendre, les collectionner ou encore les utiliser sur plusieurs plateformes différentes, si toute fois on possède le dock dédié. Le seul avantage des versions numériques, c’est le gain de place et le côté pratique. Mais, on perd le côté fun de jouer avec ses vaisseaux. On peut aussi mixer les deux façons de faire bien évidement et acheter de temps en temps physique et de temps en temps digital.

Donc une fois que tout est installé, le jeu détecte comme par magie les éléments actifs. On se retrouve à bord de notre vaisseau avec notre héros et nos armes dans les mains et à l’écran, prêt pour l’aventure. Perso j’ai joué 15-20 minutes avec le vaisseau accroché à la manette, pour ensuite passer au dématérialisé. Plus rapide et plus pratique. Mais certains apprécieront ce côté immersif d’avoir l’objet physiquement et digitalement.

Starlink se déroule dans l’espace, dans le système stellaire d’Atlas. L’Equinox, le vaisseau mère de l’équipage de notre héros, Mason Rana par défaut, est pris d’assaut par les sbires de Grax. Il est à la recherche d’une ancienne race d’alien pour en extraire leur technologie. Il attaque l’Equinox pour enlever notre capitaine Grand qui en sait beaucoup sur cette race disparue et l’utilisation de la nova, une ressource rare. Notre héros et ses amis vont devoir explorer les différentes planètes afin de faire des alliances, récolter des ressources pour réparer l’Equinox et l’améliorer.

C’est une space shooter en 3D avec des phases dans l’espace avec des dogfights et des phases plus au sol dans son vaisseau, plus comme un tps traditionnel. On nous trimbale de point en point ce qui permet d’explorer et découvrir les planètes et les libérer des factions ennemies, les légions. On fait la rencontre de personnages qui nous demanderont de les aider contre des ressources, des modes ainsi que de l’expérience. L’action est souvent au rendez-vous avec des phases de combats soutenues. Les boss sont impressionnants et plaisants à combattre. Il faut souvent tester les différentes armes pour trouver la bonne combinaison. Il y a aussi des petits puzzles à résoudre et un peu de plateforme. Le tout reste dans l’ensemble assez facile. Starlink vise un public jeune, mais pas trop jeune non plus. Les commandes sont simples, mais shooter 3D dans l’espace, ce n’est pas hyper simple dans un premier temps pour les plus jeunes, même si Starlink est recommandé aux 8 ans et plus. Les menus peuvent aussi être un frein pour les plus jeunes, même s’il n’est pas vraiment nécessaire d’optimiser à fond les possibilités pour s’amuser.

Alors, c’est un jeu Ubisoft. La structure du jeu et ce que l’on doit y faire à beaucoup de familiarité avec les autres jeux Ubi comme Far Cry ou Assassin’s Creed. Ce n’est pas une mauvaise chose, au contraire, mais il faut le savoir. On libère des villes. On recherche des ressources pour les combiner ensemble. Le jeu peut être un peu intimidant au départ, comme pourrait l’être No Man’s Sky qui a beaucoup de point commun avec Starlink. C’est un monde ouvert, ou plutôt un espace ouvert, avec beaucoup de choses à y faire. Le fait de connaitre un peu comment les jeux Ubisoft fonctionnent permet de vite prendre ses marques et ne pas perdre pied. Le setting, par contre, est totalement différent des Far Cry. On fait des dogfights, on explore des planètes entières dans l’espace, on créer des alliances, on découvre de nouvelles espèces animales, etc. Donc même si la structure est similaire, le reste du jeu est totalement des différent et frais. Si le jeu est un avant-goût des mécaniques que proposera BGE2, on peut se réjouir, car c’est pas mal du tout. Que ce soit, la campagne principale ou les side-missions, on a toujours envie d’en faire un peu plus. Il devient difficile de poser la manette. Les activités sont bien balancées même si au final ça se répète et que rien n’est très original. On a un peu l’impression de toujours faire le même style de mission après plusieurs heures de jeu. Alors bon, oui, ça change un peu. L’ennemi est plus sensible au feu qu’à la glace cette fois, et après aux armes cinétiques…ça change tout. Néanmoins, le rythme est bon et l’aventure prenante.

Chaque vaisseau a ses avantages et inconvénients. Plusieurs attributs leur sont distribués. Vitesse, pilotage, défense, énergie et poids. Changer les pièces et les armes d’un vaisseau changera ses attributs. Ensuite, on optimise les vaisseaux avec l’xp. Oui, pour monter son vaisseau, il faudra farmer. C’est aussi le cas pour les armes et les héros. On peut aussi mettre des mods et spécialiser les armes. Il y a différents types d’armes. Cinétique, élémentaire, feu, glace, électrique et autres. Les combinaisons sont nombreuses et il faut tester pour trouver ce qui est le plus efficace contre certains ennemis. Souvent on nous donne les types d’armes efficaces. On obtient les améliorations grâce au farming, la fusion d’éléments mais aussi dans les missions et en achetant.

Graphiquement rien d’exceptionnel n’est à signaler. C’est joli globalement, sans un effet wow. Tout est assez rudimentaire, mais souvent très coloré et vivant. Les levés de soleil sont souvent magnifiques avec la lumière qui éblouie les paysages. Il y a aussi d’énormes étendue de vide un peu barbantes qu’il faut traverser. Cela étant dit, le jeu est propre, très dynamique avec des explosions de partout. C’est fun et ça bouge vraiment bien. Il n’y a pas de ralentissement. Tout est fluide. On passe d’environnements planétaires à l’espace sans chargement ou seamless comme aime dire les anglophones. Et c’est là que Starlink est impressionnant. Il faut imaginer un jeu aux dimensions  »gigantesques ». Un peu comme un no man sky avec des planètes à visiter, mais avec de l’action à la StarFox. C’est génial. J’exagère un poil. Ce n’est pas aussi grand qu’on veut nous le faire croire, mais suffisamment grand pour se faire plaisir et d’avoir ce sentiment d’immensité. Il y a 7 planètes à visiter qui, elles, sont moyennement grandes avec beaucoup de missions, reconnaissances, récoltes et autres activités à faire. C’est quand même pas mal.

L’avantage de prendre Starlink sur Nintendo Switch réside dans l’exclusivité Starfox. Le jeu est globalement moins fin graphiquement que sur PS4 et Xbox one et encore moins fin que sur PS4 Pro et Xbox One X, on s’entend. Par contre, la version Switch possède le Arwing de StarFox et fox McCloud. Il y a un arc scénaristique dédie aux aventures du renard de l’espace et de ses compagnons. C’est vraiment un gros plus pour cette version.

StarLink Battle for Atlas est une bonne surprise. Une très bonne surprise, même. Ubi nous fait plonger dans son nouvel univers avec plaisir. On est loin du jeu de l’année, mais il a su surprendre et proposer des choses piochées à gauche à droite pour les ressortir à sa sauce et miraculeusement la mayonnaise prend. Tout a été pensé et designé pour donner envie de s’y plonger. Plutôt ciblé pour la jeunesse, Starlink est un bon divertissement pour des heures et des heures de jeu. Si le gameplay et l’action sont plaisant, il faut cependant ne pas être allergique au farming. Le jeu nous envoi continuellement à la recherche d’info, de ressources et autres objets à récolter. L’aspect jouet connecté est très sympa avec des vaisseaux très différents à collectionner et qui on la classe. Les designers ont fait du bon travail. En plus, ils sont d’assez bonne qualité. On appréciera le coté modulable qui change l’aspect des vaisseaux ainsi que leurs capacités. Par contre, pour tout avoir, Starlink est un jeu qui revient cher. Entre le prix des vaisseaux, des armes et des héros la facture peut être salée. Il n’est absolument pas indispensable d’acheter d’autres éléments que ceux du starter kit pour finir le jeu. Cependant, il est vrai que c’est plus sympa d’avoir d’autres éléments pour varier les plaisirs et se faciliter la vie parfois. Techniquement, le jeu ne propose rien de fou. Il est joli dans sa simplicité, mais ça fait un peu last gen et c’est parfois un peu vide et pas trop inspiré. Par contre, l’action est soutenue avec des explosions sans faire défaut à la console, sauf peut-être sur Switch en mode nomade. Les cinématiques sont très réussies avec un sens de la mise en scène très space-opéra qui en mettent plein les yeux. Reste à savoir si Ubisoft continuera d’alimenter son jeu avec du contenu numérique via des dlc ainsi que physiquement avec de nouveaux jouets connectés.

Les plus :

  • Les vaisseaux physiques en plastiques
  • L’action et le gameplay plaisant
  • Un open-world dans l’espace
  • Toujours quelque-chose à faire
  • Combiner, vaisseaux, armes, pilotes, mods, etc.
  • Beaucoup de contenu
  • Vraiment chouette par moment
  • Le starter kit numérique beaucoup plus fourni
  • Starfox sur Nintendo Switch
  • VF intégrale

Les moins :

  • Beaucoup trop de farming
  • Peine à se renouveler à la longue
  • Parfois un peu vide avec du remplissage inintéressant
  • Un peu cher en kit
  • Peu d’avantages économique sur les stores suisse en digital (mise à part le starter kit)
  • Pas de Starfox sur PS4 et Xbox One

 


Editeur: Ubisoft
Développeur: Ubisoft Toronto
Plateformes: PS4, Xbox One & Switch
Date de sortie: 16.10.2018

Genre: Action/exploration spatial

Starlink Battle for Atlas
3.5Note Finale

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