Deep Silver continue remplir le catalogue Nintendo Switch avec ses portages de jeux. Pour ce printemps, ce sont les deux premiers épisodes de la série Metro (d’après les romans de Gluckhovsky) avec 2033 et Last Light dans leur version Redux. Deux très bons shooters d’horreur et de survie post-apocalyptiques. Plongez dans le noir profond des tunnels lugubres du métro de Moscou.


Les versions Redux de Metro sont des remastered des versions de base de 2033 et Last Light. Sortis originellement sur PS3 (pas 2033), Xbox 360 et PC en 2010 et 2013, Ils ont fait leur retour sur PS4 et Xbox One en 2014, en version Redux, et finalement ils arrivent sur Switch en 2020. Quel voyage. On a donc affaire à un portage d’un remastered de jeux qui ont respectivement 10 et 7 ans à la base. Après tout ce temps on peut se demander si les jeux tiennent encore la route. Et la réponse rapide est oui. Ce sont encore deux bons FPS qui sont plaisant à jouer en 2020.

Soyons clair, sur Nintendo Switch Metro Redux n’est pas la meilleure version pour jouer aux jeux. Mais sur Switch, on peut y jouer partout. Les petites concessions techniques devant être faites ne vont pas en sa faveur. Les jeux sont un poil moins fins. La résolution est annoncée en 1080p docké à 30 images par seconde, mais on voit que les textures sont moins moins fines que sur PS4 et Xbox One. Tout est moins nette. On a l’habitude sur Switch. On serait plus proche des versions PS3 et Xbox 360, mais en version Redux avec donc une bien meilleure gestion des lumières. Cela étant dit. Le jeu tourne bien et il est super joli en mode portable. De plus, comme il fait souvent sombre dans le jeu on remarque moins les défauts et les effets de lumière qu’apportent la version Redux au jeu rend certains plans magnifiques.

Alors oui, le jeu est souvent sombre voire très sombre. Et sans lampe torche on n’y verrait rien. Il y a donc plusieurs passages dans le jeu où l’on est plongé dans le noir pratiquement total et malheureusement on n’y voit absolument rien et c’est dommage. Et il n’y a pas (pour le moment en tout cas) d’option d’ajustement de la luminosité. Il est donc préférable de jouer dans des endroits sombres en mode portable. La nuit de préférence avant d’aller se coucher. On fait de beaux rêves après… Mais dès qu’il y a un peu trop de lumière ambiante, ça devient compliquer de jouer, surtout avec les reflets sur l’écran de la Switch. On peut se débrouiller un peu avec les viseurs optiques thermiques dans le jeu.

Niveau gameplay, le jeu est excellent. Les sensations sont bonnes. L’action est au rendez-vous. Le manque de balles amplifie la tension. Et, chose assez rare, jouer avec les joy-cons n’est pas horrible, au contraire. Ça répond bien on arrive à viser assez facilement. Il faut être gentil avec les sticks loose et sensibles à la fois, mais c’est mieux que je ne le pensais. Avec le controller pro, c’est évidemment plus confortable, mais les joy-cons s’en sortent bien. En tout cas mieux que beaucoup d’autres jeux.

Pour ceux qui ne connaitrait pas encore la série Metro, dont le dernier épisode, Exodus, sorti sur PS4, Xbox One et PC, suit les aventures d’Artyom un soldat pris dans les tunnels du métro de Moscou. Suite à une attaque nucléaire massive, les habitants n’eurent d’autre choix que de se cacher dans le métro à l’abris des retombées. Plus préoccupé à survivre, les années passèrent sans réellement se soucier de ce qui se passait à l’extérieur. Cela que des monstres et mutants hideux et féroces firent leur apparition. Une nouvelle guerre était déclarée. Artyom est envoyé en mission pour livrer un message capital à une faction éloignée. En plus des monstres, démons, et autres bestioles radioactives, Artyom devra se frayer un chemin au travers des tunnels abandonnés du métro et affronter les monstres à la surface d’un Moscou dévasté. Artyom croisera aussi des hommes qui ne seront pas toujours de son côté. Mensonges et trahison, Artyom devra faire des choix qui auront des conséquences sur l’issue de ses aventures.

Metro Redux est un bien bon port sur Nintendo Switch de deux bons FPS plaisant à découvrir ou à refaire. 2033 et Last Light sont vraiment cool. Entre l’ambiance, le scénario et l’action, la tension, l’horreur des tunnels et la dangerosité de la surface, tout y est pour s’amuser. Oui, ça a un petit peu vieilli, c’est vrai, mais les bases restent bonnes, sauf peut-être les sauts de plateformes. Les améliorations de la version Redux, par rapport à l’original, se font ressentir visuellement et, manette en main, les jeux s’en tirent toujours bien avec une jouabilité tip top même avec les joy-cons. Après, il n’y a rien de plus que dans les autres versions Redux. Ils ont pris Metro 2033 et Last Light Redux et l’ont adapté sur Switch, rien de plus, rien de moins. En même temps, la Redux edition est une version revisitée et hyper complète, que demander de plus. Par contre, s’ils n’ont pas, ou très peu, fait de concessions graphiques, il faut admettre que l’image rendue est moins fine et moins nette que sur une PS4, par exemple. En mode portable, en 720p 30i/s, le jeu est très beau, c’est un bonheur à regarder quand on voit quelque chose. Car oui, le jeu est souvent très sombre. Si ce n’est pas trop un problème sur une TV, sur l’écran Switch c’est autre chose. Mieux vaut jouer dans des endroits bien sombre sans lumière direct (reflets gênants) pour voir ce qu’il se passe. On regrette l’oubli de l’option luminosité dans les menus. Metro Redux est disponible dans le commerce en cartouche en bundle avec les deux jeux : 2033 et Last Light. Sur le Nintendo eShop chaque jeu est achetable de manière individuelle. Au final on passe un très bon moment sur Metro Redux sur Nintendo Switch. Deux autres classiques enfin disponibles sur Switch à faire ou à refaire.

Les plus :

  • Metro 2033 et Last Light toujours aussi bon
  • Classique et efficace
  • L’histoire d’Artyom
  • L’ambiance excellente
  • Bonne jouabilité aux joy-cons
  • Entièrement en français
  • Les effets de lumière toujours aussi jolis
  • Plusieurs modes de difficultés pour satisfaire tout le monde

Les moins :

  • Souvent très sombre (luminosité non réglable)
  • L’IA un peu trop sensible aux détections
  • Le rythme parfois un peu haché
  • Jouer la journée en mode portable
  • Les chargements parfois longs
  • Les sauts sur les plateformes
  • Saletés d’araignées


Éditeur: Deep Silver
Développeur: 4A Games
Sortie: 28 Février 2020
Disponible sur Nintendo Switch

Genre: FPS survival-horror

 

        

Metro Redux sur Switch
4.0Note Finale

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