Avec pour sous-titre : Un génie martyr de l’Inquisition et une belle illustration en couverture. Tout à fait entre nous, j’ai eu du mal avec ce livre et ce pour deux raisons. La première est un peu personnelle peut-être : je trouve un peu prétentieux ceux qui pour raconter la vie et l’œuvre de quelqu’un l’associent à leur vie et comparent ; la seconde relève du fait que l’imprécision en matière historique est assez insupportable surtout quand elle sème le doute sur le reste du texte. Ainsi, l’auteur écrit : « quand Pascal publie ses Pensées en 1669… » . Un simple coup d’œil sur ce pauvre Blaise et une connaissance des Pensées lui aurait appris que l’auteur était mort en 1662 et qu’il existait plusieurs versions des dites Pensées puisque celle de Pascal n’existe plus. C’est peut-être de peu d’importance… mais j’ai un doute.

Mais revenons à Giordano Bruno et contestons aussi un peu le sous-titre. Il me semble, vu l’homme, ses qualités de chercheur, de questionneur du monde et provocateur que c’est plutôt des hommes, des esprits étroits et puissants qu’il est la victime. L’Inquisition n’étant qu’un bras armé au service de ceux qui n’acceptent pas que l’on bafoue leur autorité. Oui Giordano Bruno était un génie contraint de fuir à travers l’Europe ceux dont ses recherches remettaient en cause les autorités politiques et morales sur les individus. Ceux qui se liguent si facilement pour défendre leur intérêt. Lisez attentivement ce qu’on lui demande de renier avoir mis en cause et vous comprendrez que ne pas le condamner c’est détruire un ordre si patiemment établi et reconnaître sa fragilité…

Bonne lecture de transport en commun pour faire tache d’huile.

Giordano Bruno
Auteur : Jacques Arnould
Editeur : Albin Michel

www.albin-michel.fr

Giordano Bruno
3.0Note Finale

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