En 1944, les nazis ont laissé Budapest aux mains de la milice les « Croix-fléchées ». C’est entre leurs mains que Renner est devenu leur pion parce que marié à une juive et amant d’une autre juive et pour avoir également hébergé des juifs. D’un statut de notable respecté, propriétaire d’une usine, il est devenu un prisonnier esclave d’un système de répression abominable à l’égard des juifs. Après avoir été copieusement battu, essentiellement sous la plante des pieds, il est affecté au transport de personnes et matériaux en tous genres, ceci du fait qu’il est propriétaire d’un camion Adler et qu’il en devient le conducteur attitré.

Le premier soir de cette nouvelle affectation, il doit mettre les cadavres des juifs qui ont été torturés durant la journée et qui en sont décédés, dans l’arrière du camion. Puis, en compagnie d’un membre de la milice, il se dirige vers le Danube et y déverse sa macabre cargaison. Ceci devient officiellement sa tâche quotidienne avec le transport des affaires, mobilier et autres, ayant appartenu aux juifs et que les membres de la milice s’approprient de fait.

Puis, c’est au tour du frère cadet de Renner d’être enrôlé dans cette milice. Il est très loin de l’humanisme de son frère et rejoint rapidement la cohorte des spécialistes en torture.

Morceau choisi, p. 263 « Petit Renner tabasse une femme d’âge mûr avec une telle force qu’elle se pisse dessus. On ordonne aux prisonniers masculins de la nettoyer avec leur salive. » Le reste de la séquence n’est tout simplement pas racontable.

La description des abominations commises durant cette période à l’égard des juifs, mais pas seulement, est insoutenable. Ce roman, dont l’éditeur recommande de ne le mettre qu’entre les mains d’un public averti, décrit la face la plus sombre de l’être humain qui se révèle être sans limite dans sa cruauté et son manque d’humanisme.

Espérons que le prochain roman de cet écrivain pour qui c’était le premier, soit moins horrifique.

Il ne m’est pas possible de noter ou de donner mon appréciation sur ce roman car les horreurs décrites sur pratiquement chaque page supplantent largement les qualités indéniables d’écrivain de Gabor Zoltan.

L’ivresse de la violence
Auteur : Gabor Zoltan
Editeur : Belfond

www.belfond.fr

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.