
Je supposerai que l’image en soi de la fontaine ou du lavoir qui illustre la couverture est belle pour regretter que le cartouche du titre la dénature. Mais rassurez-vous, le livre est de ceux qu’il importe de lire pour se réconcilier avec notre relation au monde. Je parle bien sûr aux ‘urbains’ qui vivent une relation avec la ville. Ceux qui parfois vont ‘se ressourcer ‘ comme l’on dit en passant une fin de semaine à la campagne. Celle que l’ennui et l’âge poussent à déserter et qui reste à protéger ses vieux, ses anciens, ceux qui l’ont fait vivre. Le narrateur raconte et se souvient de sa découverte du pays de Chassagne grâce à un couple d’amis qui les accueillaient, lui et sa compagne. Rapport aux paysages, à la nature, à la faune, aux individus. Et soudain rupture du couple accueillant un long temps puis un retour sur place pour mesurer l’éclat des souvenirs et leur rapport avec soi.
C’est d’une lucidité enthousiasmante, d’une humanité généreuse et devrait évoquer quelques nostalgies. C’est écrit à petits coups avec une finesse un peu sidérante qui donne parfois l’impression d’une suite de haïkus en prose. Avec un sens de l’observation qui m’a rappelé un certain Guy de Maupassant relu par un certain Ramuz.
Une lecture idéale pour les transports en commun pour se donner de l’allant avant et retrouver ses envies après.
Bonnes lectures.
Au-delà de Chassagne
Auteur : Pierre-Alain Tâche
Editeur : Zoé
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