Nous en sommes au tome 4, il est titré : Le bonheur de dire Maman. Et je me permettrai de commencer par parler du dessin. Pour la simple et bonne raison que dans la mesure où il ‘illustre’ le récit on ne le remarque pas. Et pourtant, il sous-tend l’ambiance, il maintient la tension, l’attention. Imaginez qu’il fasse un écart, souligne un point particulier que vous n’aviez pas remarqué votre attention déraille. Et pourtant il est bien là sans s’imposer, il sert l’histoire. Exactement comme P’titrou ou l’oncle qui raconte – il a un petit côté ‘Oncle Paul’ que les vieux lecteurs de Spirou connaissent bien. Le dessin de Verron est tout sauf redondant à l’histoire.

Pour ce qui concerne, le récit on notera deux choses : l’intégration du ‘sort’ des personnages à l’Histoire dont ils subissent les aléas et le choix judicieux d’un épisode un peu oublié des conséquences de la guerre d’Indochine plutôt que de l’actualité algérienne du moment – nous sommes en 1955. Mademoiselle J. va décider de porter au Vietnam un sauf-conduit permettant l’évacuation d’orphelins… On se souvient qu’elle est orpheline de mère et ‘grand reporter’. Les Vietnamiens du nord s’opposent à ce sauvetage mais la journaliste reçoit le soutien d’une congrégation religieuse et d’un aventurier. On notera au passage comment le scénariste relie le passé, le présent et l’avenir…

A lire lentement pour le plaisir.

Bonne lecture.

Mademoiselle J. 1955
Scénario : Yves Sente
Dessins : Verron
Editeur : Dupuis

www.dupuis.com

Mademoiselle J. 1955
5.0Note Finale

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