Si la couverture est réussie et tire l’œil, on me permettra je suppose de ne pas l’apprécier. Il s’agit d’un recueil de textes plus ou moins courts ou plus ou moins longs. Le troisième de l’auteur, et il a obtenu le Prix Imaginales 2019 (prix littéraire créé en mai 2002 et décerné lors du festival du même nom qui se déroule chaque année à Épinal, dans les Vosges. Il récompense les meilleures œuvres de fantasy de l’année dans six catégories). Vous le savez, je n’aime pas trop les introductions qui vous expliquent comment vous devez lire ce qui les suit, je n’aime pas trop non plus ces courts textes qui précèdent/présentent ce que vous allez lire… Là, l’introduction est signée de l’auteur et tâche avec humour de nous dire d’où vient le titre du recueil et après un conte bizarre il nous présente où et comment sont nés les textes qui suivent. On pourrait résumer son introduction à un texte supplémentaire, une prime. Avant de vous parler d’un ou deux textes en particulier, je voudrais dire que ceux donnés à lire ici devraient être proposés en lecture obligatoire à tous les apprentis écrivains et ce pour deux raisons. D’abord parce que l’auteur y montre un sens aigu de l’ellipse et ensuite à cause de l’économie de moyen mise en œuvre : le minimum de mots pour une efficacité maximum. Et on comprend ce que cela représente pour le genre traité. Je vais vous parler de deux textes de ce recueil. Le premier s’intitule « Clic-Clac, le sac qui claque », pourquoi celui-là ? Parce qu’il ne peut être raconté que de manière biaisée. C’est l’histoire d’un jeune adulte qui écrit des histoires qui font un peu peur et à qui un jeune garçon demande de lui raconter une histoire pour l’aider à s’endormir… Faites une expérience, lisez ce texte à trois voix : un récitant, le jeune adulte et l’enfant, et observez l’attitude des spectateurs. J’ai choisi le deuxième tout simplement parce que j’aime beaucoup Ray Bradbury, il s’intitule « L’homme qui a oublié Ray Bradbury ». Il fait largement référence à la fin du roman « Fahrenheit 451 » (la température à laquelle le livre s’enflamme). Vous avez le choix entre le livre de Ray Bradbury et le film de François Truffaut. Et cela je pense vous donnera beaucoup à réfléchir…

Un vrai plaisir de lecture.

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Auteur : Neil Gaiman
Editeur : J’ai Lu

www.jailu.com

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5.0Note Finale

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