Prendre Lily

Prendre Lily

Une couverture peu voyante et peu lisible et donc peu susceptible d’attirer l’éventuel lecteur. L’essentiel est en quatrième de couverture. Là un résumé vous dit presque tout de l’histoire… vous signale que ce roman est le premier d’un diptyque qui se base sur un fait divers ayant passionné l’Italie et l’Angleterre. Et surtout que l’auteure est agrégée d’italien et que ses deux premiers romans (Je tue les enfants français dans les jardins et Un petit jouet mécanique chez Pocket) ont reçu un très bel accueil critique.

Il s’agit de meurtres sordides avec découpe de corps et autres fonctionnements à la manière des tueurs en série. Le lecteur à l’instar du personnage principal – un policier anglais de 45 ans – devine vite qui est responsable. Pour arrêter un criminel il faut des preuves de son forfait (les choses ont peut-être changé mais en principe en Angleterre c’est l’accusation qui doit faire la preuve de la culpabilité alors qu’en France c’est l’accusé qui doit prouver son innocence). C’est grâce à cette recherche que le roman se développe et rebondit. D’autant plus que notre méchant d’origine italienne est bien protégé par sa famille. Une famille assez riche pour être très influente. Fait divers intéressant qui axé sur le criminel aurait sans doute donné une bonne double analyse – la psychologie du meurtrier et sa vision de la police – mais qui présenté par un « détective » inconsistant en tant que personnage perd de sa force. De plus j’ai eu plusieurs fois l’impression bizarre que l’auteure était surprise par ce qu’elle écrivait et avait du monde anglais une étrange vision… Ainsi pensez-vous qu’un Anglais – habitant de la perfide Albion – puisse trouver le prénom Alba « exotique », qu’Alberta soit pour lui un prénom doux… ? Que le même Anglais puisse voir une soutane dans une rue et utiliser comme auxiliaires des « plantonnes » ? Et surtout qu’il utilise comme éléments de comparaisons explicatifs : un western de Peckinpah ou la rencontre avec un ours des Appalaches… ? Je vous laisse le soin de dénicher d’autres perles de couleur pas très locale.

On attendra le volume deux avec impatience.

Bonne lecture.

Prendre Lily
Auteure : Marie Neuser
Editeur : Fleuve Noir

www.fleuvenoir.fr

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