Si vous n’êtes pas des amateurs éclairés du héros de BD Spirou, allez vous faire une idée des titres de ses aventures. Ma remarque vous permettra de constater que l’album en question s’inscrit dans une longue tradition de rapports à la dictature. J’ajouterai ici pour ma part une impression de référence légère avec The Grand Budapest Hôtel de Wes Anderson.

Spirou a fait embaucher Fantasio qui s’est fait licencier du Moustique. Tous les deux sont groom au Pacific Palace lorsque le président Korda, chassé de son pays par son peuple, y revient. Korda était un dictateur longtemps soutenu par « la France ». Séccotine est bien là en journaliste TV mais on notera l’absence de Spip. Spirou tombe raide amoureux de la fille du tyran et Fantasio joue les séducteurs. L’hôtel a été vidé de ses autres clients et Korda ne doit rester que le temps d’un marchandage. Ainsi pendant que Spirou est séduit un stratagème se met en place…

Graphisme et mise en cases et planches sont classiques et assez réussis. On appréciera un récit moderne habillé de cette manière douce qui renforce la violence de l’histoire. C’est à mon sens là, dans ce mélange, que la BD prend sa force et donne à lire (ici elle est de plus moins bavarde que d’habitude) des choses qui marquent – vous vous souvenez du « métomol »*, vous vous souviendrez d’Héléna fille de Korda. A noter la finesse de la mise en couleurs et le retour réussi des cases à fond monochrome. Et j’avoue avoir très apprécié les gros plans en très petites cases…

Une réussite.

Bonne lecture.

* c’est dans « Le dictateur et le champignon » de Franquin (Dupuis)

Pacific palace, Le Spirou de Christian Durieux
Editeur : Dupuis

www.dupuis.com

Pacific palace, Le Spirou de Christian Durieux
5.0Note Finale

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