Onze Jours

Dommage, encore une fois, l’illustration de couverture même colorée à souhait est fade en regard de la qualité du contenu. Il me semble qu’un tableau de Paul Klee ou un de Nicolas de Staël aurait mieux convenu.

Allez d’abord directement en fin de volume et jetez un œil aux remerciements et à la bibliographie. C’est juste pour que vous preniez conscience que même s’il s’agit d’un roman il est sérieusement sous-tendu par une connaissance de son sujet.

Onze jours c’est le temps qui sépare l’annonce faite à sa mère de la disparition de son fils en opération de l’annonce du fait qu’il est retrouvé. Onze jours c’est le temps pendant lequel nous allons faire connaissance avec Jason et Sara, sa mère. Sara a été séduite par David alors qu’elle servait le café à du personnel de la CIA… A défaut d’une vraie présence David a donné à son fils et à sa mère les moyens de vivre et de faire de bonnes études. David est mort en opération. Et alors que Jason aurait pu entrer à Harvard, un matin de septembre il décide de rejoindre les forces spéciales… (le passage du livre qui précède sa décision est à mon humble avis d’une grande force, vous comprendrez pourquoi quand vous y serez). Et Jason va apprendre comme Sara une forme de solitude… Et Jason va devenir un combattant de très haut niveau. Et c’est à mon sens d’autant plus poignant que l’on sait dès le début mais que la façon de raconter de Lea Carpenter évite le pathos, le mélo. Ce que j’appellerai son « faux détachement » nous entraîne vers l’émotion.

La petite phrase citation que je vous propose concerne Jason et sa soirée d’avant l’opération : « L’épanchement d’émotion est un luxe rare ». Bien sûr comme pour lui vous vous remettrez vite… Mais il ne m’étonnerait pas que ce que vous aurez lu trotte encore un temps dans votre tête.

Bonne lecture…

Onze Jours
Auteure : Lea Carpenter
Editeur : Gallmeister
Collection : Americana

www.gallmeister.fr

Onze Jours
4.0Note Finale

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