Je me permettrai de trouver remarquable la photo en couverture, surtout pour son apparent manque de rapport avec le titre.

Robin vient d’effectuer un bilan santé des plus prometteurs puisque son médecin traitant le renvoie dans sa famille pour six mois avant le prochain bilan. Robin retrouve ainsi sa femme, sa fille et sa mère dans la maison familiale gorgée du souvenir du père. Le frère de Robin est au Québec et semble, lui, ne pas se complaire dans l’évocation et l’entretien du passé. Robin réapprend à sentir la vie, les autres, son corps et retrouve ses souvenirs. Et cela réveille les tensions enfouies par l’usage de la vie au quotidien. Le rituel de célébration du père prend une place énorme pour Robin comme s’il pouvait/devait jouer pour lui un rôle de sas.

Je vous sens marmonner que ce genre d’histoire n’est pas très nouveau… Peut-être ! Mais vous savez bien qu’en matière romanesque l’important est bien souvent plus dans la manière de raconter que dans ce qui est dit. C’est le cas ici. Comme Robin « réapprend », il note ce qu’il ressent, éprouve. Il ne tient pas un journal mais il s’arrête sur une sensation, une redécouverte pour la mesurer car la mesure et l’analyse ont autant d’importance que le ressenti. Il y a une théâtralisation, une dramatisation – qui m’a parfois fait penser à Ingmar Bergman – passionnantes. Lorsque par exemple l’auteur écrit : « Le silence patiente. » cette personnification du décor, de l’ambiance nous libère, nous n’avons pas à encaisser les états d’âme de Robin…

A lire d’une traite et à laisser reposer avant d’en parler.

Bonne lecture.

Le Bal
Auteure : Diane Peylin
Editeur : Héloïse d’Ormesson

www.editions-heloisedormesson.com

Le Bal
5.0Note Finale

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