Marvel Tōkon: Fighting Souls est le nouveau jeu de baston 2D d’Arc System Works. Imaginez un jeu de combat aux allures de manga japonais, mais avec les super-héros de l’univers Marvel. Complètement fou ? Oui, et c’est justement ce qui fait tout son charme. Entre combats survitaminés, effets démesurés et direction artistique spectaculaire, ce véritable comics animé et interactif régale autant les yeux que les pouces. Un festin visuel et nerveux qui pourrait bien laisser quelques traces sur nos manettes… et dans nos rétines.

Marvel, Sony et Arc System Works assemble
On peut clairement dire que la collaboration entre Marvel et Sony fonctionne plutôt bien en 2026. En Août c’est Marvel Tōkon: Fighting Souls d’Arc System Works, et en septembre les fans de super-héros pourront enchaîner avec Marvel’s Wolverine d’Insomniac Games. Autant dire que les amateurs de super-héros vont être servis !
Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, un petit mot sur Arc System Works. Le studio japonais est connu pour être à l’origine d’excellents jeux de baston comme Guilty Gear, BlazBlue, Granblue Fantasy Versus ou encore Dragon Ball FighterZ. Des pointures. Arc System Works est notamment reconnaissable à sa direction artistique très marquée avec une esthétique anime/manga en 2D extrêmement travaillée, des personnages superbement animés et des effets qui claquent à l’écran.
Côté gameplay, même constat. Les productions du studio misent généralement sur des combats rapides, nerveux et spectaculaires.
Et Marvel Tōkon perpétue clairement cette tradition.

Un petit air de déjà-vu?
En voyant Marvel Tōkon difficile de ne pas penser instantanément à Dragon Ball FighterZ en lançant une partie.
Même patte graphique hyper travaillée, mêmes animations donnant l’impression de regarder un anime prendre vie et la même volonté d’en mettre plein les yeux à chaque échange.
C’est beau, c’est stylé et surtout, ça bouge dans tous les sens !

Mais c’est justement une fois la manette en main que Marvel Tōkon commence à se démarquer.
Les sensations ne sont pas exactement celles de Dragon Ball FighterZ et Arc System Works ne s’est pas contenté de reprendre sa recette en changeant simplement les personnages. Le jeu possède ses propres mécaniques et une approche différente du combat, pensée autour des héros Marvel.
Bref, si la ressemblance saute aux yeux, manette en main, on découvre rapidement un jeu qui possède sa propre identité.

Quatre personnages, une seule barre de vie
On retrouve bien les combats en équipe comme dans FighterZ, mais avec une formule assez particulière.
Chaque joueur sélectionne quatre personnages pour son équipe. Un seul est présent à l’écran à la fois pour se battre. Il est ensuite possible de passer de l’un à l’autre pendant le combat et de faire intervenir ses partenaires pour soutenir ses attaques.
La grosse différence avec Dragon Ball FighterZ concerne notamment la gestion de la santé : les quatre personnages partagent une seule et même barre de vie.
Pas besoin de surveiller quatre jauges différentes ou de calculer quand envoyer un personnage au repos. Les combats gagnent ainsi en lisibilité et surtout en rythme.
Cette formule rend également les affrontements plus directs et plus accessibles à première vue. Les combats sont rapides et pas une épreuve d’endurance interminable. Ça va très vite et l’erreur se paie cash.

Mais les quatre personnages ne sont évidemment pas là uniquement pour faire joli.
On peut changer de combattant afin d’adapter sa stratégie, mais également faire appel à ses partenaires pour déclencher des attaques de soutien et prolonger certains enchaînements.
Et c’est clairement l’un des éléments les plus importants du gameplay.

Une équipe qui se débloque progressivement
Petite particularité du gameplay : les membres de l’équipe ne sont pas tous disponibles immédiatement.
Au début du premier round, deux personnages sont accessibles.
Pour obtenir les deux autres, il faut soit perdre un round, soit éjecter son adversaire vers une autre zone du stage.
Cela donne une petite dimension stratégique supplémentaire aux affrontements et permet d’éviter d’avoir immédiatement accès à toutes les possibilités de son équipe.

Ça frappe dans tous les sens !
Pendant un combo, il est possible de faire intervenir ses partenaires pour prolonger l’enchaînement et ajouter quelques coups bien sentis.
Le résultat est franchement jouissif.
Les personnages apparaissent et disparaissent à l’écran, les coups s’enchaînent, les effets explosent dans tous les sens et le spectacle devient rapidement complètement démesuré.
Le revers de la médaille, c’est que ça peut parfois devenir franchement confus.

Entre les effets, les personnages qui débarquent de partout et les différentes animations, il n’est pas toujours évident de savoir où se trouve son adversaire, ni même de comprendre exactement ce qui est en train de se passer.
Mais bon… avec Marvel et Arc System Works aux commandes, on ne venait probablement pas chercher la sobriété ! Faut que ça claque !
Une direction artistique exceptionnelle
La direction artistique est probablement le premier gros argument de Marvel Tōkon.
Dès les premières secondes, le jeu en met plein les yeux et donne immédiatement envie de prendre la manette.
C’est même assez simple : la direction artistique pourrait presque suffire à vendre le jeu à elle seule.
On a réellement l’impression de voir un comics prendre vie sous nos yeux, à mi-chemin entre bande dessinée américaine et anime japonais.
C’est magnifique.

Et le character design in cell shading est franchement somptueux.
Arc System Works a réussi à réinterpréter les super-héros Marvel avec une esthétique manga sans leur faire perdre leur identité. Le résultat est particulièrement réussi.
Iron Man, Spider-Man, Captain America, Storm… ils ont tous une sacrée gueule.
Les 20 personnages du roster de base sont une réussite. Blade est incroyablement classe, mais alors Ghost Rider… mon dieu ! Même le Bouffon Vert est magnifique.
Certains designs sont tellement réussis qu’on aurait presque envie de mettre le jeu en pause simplement pour les admirer.

Des décors à la hauteur
Les décors ne sont pas en reste. Ils sont beaux, détaillés et suffisamment animés pour donner vie aux arènes sans détourner l’attention de l’action.
La palette de couleurs est d’ailleurs volontairement un peu moins flashy que celle des personnages, ce qui permet de conserver une bonne lisibilité au premier plan.
Chaque stage est également divisé en trois zones distinctes. Il est notamment possible d’éjecter son adversaire vers une autre partie de l’arène.
C’est une petite idée qui donne davantage de vie aux affrontements et évite d’avoir des combats systématiquement confinés au même endroit.
Même l’interface joue le jeu
La direction artistique ne s’arrête pas aux personnages et aux décors.
Toute l’interface a été pensée pour prolonger cette esthétique comics.

Les menus, les transitions et surtout les cinématiques reprennent les codes de la bande dessinée : planche à dessin, cases, cartouches, bulles de dialogue, lettrages…
Tout est mis en scène comme si une planche se construisait sous nos yeux.
Ce n’est pas révolutionnaire et cela reste finalement assez simple, mais c’est parfaitement cohérent avec l’identité du jeu.
Une introduction qui envoie du lourd
Les cinématiques sont en revanche un peu plus inégales.
L’introduction est franchement excellente. La mise en scène claque, l’animation est spectaculaire et surtout, le morceau de rock japonais qui accompagne la séquence donne immédiatement envie de lancer une partie. Le mélange de genre américano-japonais fonctionne à merveille.
Difficile de ne pas avoir envie de prendre la manette après ça. Elle tue.

En revanche, les cinématiques des différents épisodes du mode Histoire sont un cran en dessous.
Elles restent jolies, avec quelques belles scènes, de jolis panoramas et une réalisation correcte, mais l’ensemble est beaucoup plus générique. On est loin de l’impact visuel et musical de l’introduction.
Dommage, parce que le jeu avait clairement les moyens d’aller encore plus loin sur cet aspect.
Un mode Histoire présenté comme un manga
L’histoire est davantage racontée sous forme de comics 2D pseudo-statiques avec une mise en scène dynamique.
Comme dans une bande dessinée ou un manga, l’histoire se découvre case par case.
Et le jeu pousse assez loin cette idée. Les cases apparaissent progressivement de droite à gauche, comme dans le sens de lecture japonais, tandis que les pages reprennent également les codes graphiques du manga.

C’est vraiment comme si des mangaka s’étaient emparés de Marvel pour en faire un manga, pas uniquement dans le style graphique, mais également dans la manière de raconter l’histoire.
L’idée fonctionne très bien et constitue l’une des petites originalités de la présentation.
Une histoire simple, mais efficace
Le scénario de Tōkon est on ne peut plus simple.
Un grand vilain nommé Champion envoie sur Terre sa messagère, la Promotrice, afin d’organiser le plus grand tournoi de la planète. Oui ce sont vraiment leurs noms.
Les meilleurs combattants sont invités à former des équipes de quatre et à s’affronter afin de déterminer laquelle est la meilleure. Le vainqueur pourra ensuite affronter Champion, le champion.
Et si Champion perd, il épargne la Terre. S’il gagne… Eh bien, boum !

Le mode Histoire se compose de cinq épisodes, chacun consacré à l’une des équipes du jeu.
On suit notamment Captain America chez les Avengers, Storm chez les X-Men, Spider-Man chez les Gardiens, Ghost Rider chez les Samouraïs et enfin Docteur Fatalis chez les Chevaliers de Fatalis.
Chaque épisode raconte le recrutement ou la formation de son équipe, puis les confrontations avec les autres groupes et finalement le combat ultime contre Champion, un genre de Broly survitaminé.

Ce qui est intéressant, c’est que chaque histoire possède ses propres situations et ses propres interactions entre les personnages. On découvre les super-héros dans des situations parfois cocasses, comme dans les comics. Il y a du background, beaucoup de références et des dialogues souvent amusants.
Et bonne nouvelle : les dialogues sont doublés en français.
Cinq épisodes… mais une structure répétitive

Chaque épisode compte 11 chapitres.
Les trois premiers servent principalement à recruter les membres de l’équipe. Le chapitre 4 nous oppose systématiquement à la Promotrice pour un combat un peu spécial. Mais toujours le même.

Les chapitres 5 à 8 constituent heureusement le cœur du mode Histoire, avec les affrontements contre les autres équipes.
C’est clairement la partie la plus intéressante puisqu’elle permet de varier les rencontres et de réellement faire avancer le scénario. On a aussi des combats un peu plus longs en plusieurs manches.
Le problème : c’est que c’est trop court. On affronte chaque équipe en un seul combat.
Puis arrive ensuite, les chapitres 9 à 11 qui reprennent une structure quasiment identique d’une route à l’autre, avec les combats finaux contre Champion.
Et il ne s’agit pas uniquement d’une structure similaire : certaines scènes et cinématiques sont réellement reprises telles quelles.

Au final, une partie importante du contenu est donc répétée cinq fois, avec les mêmes séquences à chaque passage.
Seul le déroulement de l’histoire et son dénouement varient réellement.
Pour un mode censé mettre en avant cinq équipes différentes, c’est franchement dommage et surtout assez peu inspiré.
On aurait aimé que chaque épisode profite davantage de ses personnages et propose une aventure réellement unique, plutôt que de donner l’impression de rejouer plusieurs fois le même épisode avec une équipe différente.
Heureusement, les histoires racontées autour de ces structures communes apportent tout de même suffisamment de variations pour donner envie de découvrir les cinq routes.

Une difficulté progressive
Chaque épisode dure plus ou moins une heure et la difficulté augmente progressivement.
Le premier épisode est vraiment facile, à l’exception du dernier boss qui demande déjà un peu plus de maîtrise du gameplay.
C’est clairement l’épisode tutoriel.
On y découvre le recrutement, les combats contre les autres équipes et le fonctionnement général du jeu avant de passer aux choses sérieuses.
Les épisodes suivants augmentent progressivement la difficulté.
En difficulté normale, l’ensemble reste plutôt accessible, même si certains combats présentent des pics de difficulté.
Le combat final contre Champion peut notamment devenir franchement pénible. Il enchaîne les combos violents et laisse parfois très peu d’occasions de souffler.
Heureusement, il est possible de réduire la difficulté en cas d’impasse.

Les cinq équipes
Le roster de base compte 20 personnages répartis en cinq équipes :
- Fighting Avengers : Captain America, Iron Man, Hulk et Black Panther
- Unbreakable X-Men : Storm, Magik, Wolverine et Danger
- Amazing Guardians : Spider-Man, Miss Marvel, Star-Lord et Peni Parker
- Samurai Outriders : Ghost Rider, Blade, Deadpool et Loki
- Knights of Doom : Docteur Fatalis, Magnéto, Bouffon Vert et Carnage
Et franchement, le roster de base est très réussi.
On retrouve de nombreux personnages emblématiques, mais aussi quelques choix plus surprenants qui permettent au jeu de ne pas se contenter d’aligner uniquement les super-héros les plus évidents et d’en découvrir de nouveau moins connus aussi. Ça laisse aussi la place pour les futurs DLC qui pourraient être énormes.

Accessible immédiatement, difficile à maîtriser
C’est probablement l’une des plus grosse réussite de Marvel Tōkon.
Le jeu est particulièrement accessible aux joueurs débutants qui veulent simplement prendre leurs personnages Marvel préférés et réaliser immédiatement des coups impressionnants.
Sur ce point, Tōkon est parfaitement calibré.
N’importe quel débutant peut débarquer, appuyer sur quelques touches et sortir rapidement des combos spectaculaires et kiffer.
C’est exactement ce qu’il faut pour donner envie de continuer.

Mais sous cette apparente simplicité se cache un système beaucoup plus profond.
Pour les joueurs expérimentés qui veulent vraiment maîtriser le jeu et devenir compétitifs, le niveau d’exigence grimpe rapidement.
Il faut comprendre les mécaniques, les combos, le rythme des affrontements, les possibilités offertes par les quatre personnages et surtout apprendre à tout combiner en situation réelle.
Et là, c’est un autre monde.

Il ne suffit pas de connaître ses combos par cœur.
Il faut lire le jeu, trouver une ouverture pour lancer son attaque, anticiper les mouvements adverses et surtout synchroniser la pensée avec l’exécution.
Parce que souvent, si la tête suit, les mains et les doigts ne suivent pas forcément !
Et tout cela face à un adversaire qui, lui, ne vous laissera aucune chance.
Marvel Tōkon peut donc demander des dizaines et des dizaines d’heures d’entraînement pour devenir réellement compétitif. Comme beaucoup d’autres jeux de combats, d’ailleurs.
Et c’est une excellente chose pour les amateurs de jeux de baston qui cherchent de la profondeur et du challenge.

Easy to play, hard to master
Heureusement, il n’est absolument pas nécessaire d’atteindre ce niveau pour s’amuser.
On peut rester totalement casual, jouer avec ses personnages préférés et simplement profiter du spectacle.
Mais pour ceux qui veulent aller plus loin, tout est là.
Le gameplay possède suffisamment de profondeur pour progresser pendant des dizaines, voire des centaines d’heures.
C’est exactement ce que l’on attend d’un jeu de combat compétitif.
On peut donc parfaitement résumer Marvel Tōkon avec la formule « Easy to play, hard to master ».
Le plaisir est immédiat, mais la maîtrise complète du système demande énormément de travail.

Tous les personnages ne se valent pas en difficulté
Tous les personnages ne sont évidemment pas tous faciles à prendre en main.
Je ne vais pas me lancer dans un débat sur l’équilibrage du roster. Je n’ai ni suffisamment de recul ni l’expertise nécessaire pour juger sérieusement la question.
En revanche, on ressent clairement des différences dans la difficulté de prise en main.
Le jeu attribue à chaque personnage un classement par étoiles afin d’indiquer approximativement sa difficulté : cinq étoiles pour les personnages les plus accessibles et une étoile pour les plus difficiles.
Cela donne une bonne indication, mais je ne pense pas qu’il faille s’y fier aveuglément.

Personnellement, je trouve par exemple Spider-Man assez difficile à jouer. Il demande de longs combos qui ne sont pas toujours simples à sortir pour des dégâts qui me semblent parfois décevants.
Et pourtant, il est classé quatre étoiles.
À l’inverse, Ghost Rider, avec trois étoiles, me semble beaucoup plus simple à prendre en main et capable de faire très mal avec des commandes relativement simples.
Même constat avec le Bouffon Vert, classé deux étoiles et que je trouve personnellement assez accessible, voire plus facile à maîtriser que Storm ou Iron Man.

Certains joueurs parlent également de Magik comme d’un personnage particulièrement puissant et même OP. C’est possible. Elle possède de très bonnes attaques à distance comme au corps-à-corps, mais je préfère laisser les spécialistes du versus déterminer si elle est réellement trop forte.
Des ajustements d’équilibrage se feront de toute manière avec le temps et les retours de la communauté de joueurs.
Le meilleur conseil reste donc simple : testez-les tous et trouvez votre personnage main.
Les différents épisodes sont justement une bonne occasion de découvrir les personnages. Il y a un tournus qui fait tester et affronter un peu tout le monde.

Petite dédicace à Deadpool, évidemment
Deadpool est présent dans le jeu. Déjà, ça, c’est cool.
Mais le travail que les développeurs lui ont consacré est franchement dingue.
Je vous disais que le jeu était rempli de références. Eh bien Deadpool, ce n’est quasiment que ça.
Ses animations, ses attaques, ses dialogues… tout fait référence de près ou de loin à quelque chose.
C’est complètement Deadpool et c’est particulièrement réussi.

Quelques modes supplémentaires
Marvel Tōkon ne propose évidemment pas uniquement un mode Histoire et du versus local ou en ligne.
On retrouve plusieurs autres modes, plus ou moins intéressants, qui apportent un peu de variété.
Rien de révolutionnaire, mais cela permet de compléter l’offre.
Le mode arcadia se démarque notamment avec un mini-jeu mettant en scène de petites mascottes particulièrement mignonnes, très kawai, qui s’affrontent sur une mini carte afin de récupérer des étoiles. On obtient des bonus pour taper les adversaires et ça se fight un peu. Ça reste très basique. Il y a 5 manches dont deux avec de véritables combats entre les différentes étapes.
C’est sympa, même si ce n’est clairement pas ce qui va retenir les joueurs pendant des dizaines d’heures.
Il y a deux modes de Survie. Arena et Surival. Dans arena on choisit son équipe et on doit faire une route de 5 combats. Survival, c’est classique. On enchaîne les combats jusqu’à mourir. C’est sympa. On connait.
Le mode le plus utile reste sans aucun doute le mode Entraînement.
Il est suffisamment personnalisable et propose tous les outils nécessaires pour maitriser ses personnages, travailler ses combos et progresser dans de bonnes conditions. Attaques, défenses, ouvertures, combos, gestions des barres, c’est bien complet.
Et pour un jeu aussi technique, c’est évidemment indispensable.

Le doublage à la carte
Petit détail sympa le jeu est disponible, textes et voix, en 10 langues différentes : anglais, français, allemand, italien, japonais, chinois, coréen, portugais et espagnole (Espagne et Amérique latine). D’autres langues sont disponibles, mais que pour les textes mais pas le doublage. Jusque-là, c’est très bien. Ce qui est vraiment bien c’est de pouvoir dissocier le texte de l’interface et les voix. On peut avoir toute l’interface en français, mais avec les voix anglaises. Et mieux encore chaque personnage peut être dans une langue différente. Genre Captain America qui parle en anglais, mais Hulk en chinois, Blade en japonais et Iron Man en portugais. C’est rigolo.
La version française, ça va, ça passe. Certains acteurs s’en sortent mieux que d’autres. Les doubleurs officiels ont souvent été choisi par la production. La version anglaise est bien meilleure.

Un véritable bonbon
Mon dieu, la dinguerie !
Voilà finalement comment je résumerais Marvel Tōkon: Fighting Souls.
Arc System Works a fait une véritable pépite.
De la présentation au gameplay, tout est pensé pour impressionner.
Le jeu est incroyable visuellement. L’animation, la direction artistique, le chara design, les effets, l’interface et même les artworks sont particulièrement réussis.
C’est magnifique.

Mais surtout, le gameplay est excellent parce qu’il réussit à être à la fois simple et profond.
Un joueur débutant peut prendre une manette, choisir son héros Marvel préféré et réaliser rapidement des combos impressionnants.
C’est top.

En revanche, dire que le jeu est totalement « accessible » serait un peu exagéré.
À partir d’un certain niveau, et particulièrement en ligne, les choses deviennent beaucoup plus sérieuses.
Le pacing, les inputs et les possibilités offertes par les équipes demandent énormément de précision.
C’est précisément ce qui rend le jeu intéressant pour les joueurs expérimentés et les amateurs de compétition.

Et en ligne ?
Dès qu’on met les pieds en versus en ligne, le niveau peut rapidement monter.
Il faut être prêt.
Le matchmaking essaye de créer des affrontements de joueurs de même niveau. Mais on se rend vite compte qu’il faut s’améliorer rapidement.
On peut passer des heures à travailler un combo contre un adversaire immobile, réussir enfin à le reproduire correctement contre un bot et découvrir qu’une fois face à un véritable joueur, la situation n’a absolument plus rien à voir.
Tout va beaucoup plus vite.

On réfléchit, on hésite, on rate ses inputs et on finit parfois par revenir à ses combos les plus simples pour tenter de sauver les meubles.
Le mode Online est aussi le plus glorifiant et le plus frustrant à la fois. Il faut essayer de garder la tête froide en cas de défaites. Car il y en aura.
Il faut s’entraîner, jouer encore et encore et accepter de perdre pour progresser.
Et pour ceux qui n’ont aucune envie de se lancer dans cette compétition, aucun problème : le contenu offline est suffisamment intéressant pour profiter du jeu tranquillement, seul, avec des amis ou contre une IA adaptée et réglable à son niveau.

Verdict
Marvel Tōkon: Fighting Souls coche énormément de cases pour les amateurs de jeux de baston.
Son gameplay accessible est immédiatement plaisant, mais suffisamment profond pour demander énormément de travail à ceux qui souhaitent réellement maîtriser le game.
C’est probablement sa plus grande réussite.
Un débutant peut s’amuser dès les premières minutes, tandis qu’un joueur expérimenté trouvera aussi suffisamment de profondeur pour passer des dizaines d’heures à perfectionner ses techniques.
Et à cela s’ajoute une direction artistique absolument magnifique.
Le mélange entre super-héros Marvel et esthétique manga japonaise fonctionne à merveille. Arc System Works a réussi à donner une véritable personnalité visuelle au jeu, sans dénaturer les personnages.
Le roster de base de 20 personnages est également très solide, avec de nombreux héros et vilains emblématiques : Spider-Man, Iron Man, Captain America, Hulk, Black Panther, Blade, Ghost Rider, Loki, Star-Lord, Deadpool, Carnage et bien d’autres. C’est de la folie.
Le mode Histoire est en revanche plus mitigé. Il est sympathique, drôle par moments et bénéficie d’une présentation manga très réussie, mais sa structure répétitive et ses nombreuses scènes communes entre les cinq épisodes sont décevantes due à ça.
Ce n’est heureusement pas ce qui fait la force principale du jeu.
Marvel Tōkon: Fighting Souls est avant tout un excellent jeu de baston compétitif.
Un jeu qui procure immédiatement du plaisir manette en main, qui en met pleins les yeux !
Fans de Marvel, amateurs de jeux de combat ou simplement curieux de jolis jeux, difficile de ne pas vous le conseiller.
Marvel Tōkon: Fighting Souls est une véritable merveille. Coup de cœur!

Les plus :
-
- Une direction artistique exceptionnelle
le mélange entre comics Marvel et esthétique manga/anime fonctionne à merveille. - Un gameplay spectaculaire
les combats sont rapides, nerveux et immédiatement gratifiants. - Une excellente accessibilité de départ
les débutants peuvent rapidement réaliser des attaques et combos impressionnants. - Une vraie profondeur technique
les joueurs expérimentés disposent de nombreuses mécaniques à maîtriser. - Un roster de 20 personnages très réussi
les personnages Marvel sont superbement réinterprétés. - Un mode entraînement complet
il offre de bonnes conditions pour progresser et travailler ses techniques. - Une présentation cohérente, réfléchie et soignée
interface, menus, cinématiques et narration reprennent efficacement les codes du manga et du comics. - Des références Marvel et pop culture nombreuses
certains personnages, notamment Deadpool, bénéficient d’un soin particulier. - Une excellente fluidité
le jeu tourne sans accroc à 60 FPS sur PS5 et PS5 Pro. - Doublage intégral en 10 langues différentes
la version française avec certains doubleurs des films Marvel.
- Une direction artistique exceptionnelle
Les moins :
-
- Une campagne trop répétitive
plusieurs combats et cinématiques sont repris quasiment à l’identique dans les cinq épisodes. - Une lisibilité parfois compliquée
les effets, les changements de personnages et les attaques de soutien peuvent rendre l’action super spectaculaire mais un peu confuse aussi. - Des cinématiques de campagne moins marquantes
Après une introduction particulièrement réussie, le reste parait plus fade. - Une difficulté qui augmente fortement en haut niveau
le jeu devient vite très exigeant en versus en ligne. - Des écarts de prise en main entre les personnages
certains héros paraissent nettement plus simples à maîtriser que d’autres. - Un contenu annexe plutôt léger
les autres modes apportent de la variété, mais sans bouleverser l’expérience.
- Une campagne trop répétitive

Éditeur: PlayStation Studios / Sony Interactive Entertainment
Développeur: Arc System Works
Plateformes: PS5 & PC
Date de sortie: 06.08.2026
Genre: Jeu de combat





















































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