Mario Tennis Fever rentre sur le court de la Nintendo Switch 2. Après le très bon Mario Tennis Aces, Fever est attendu au tournant. Quelles sont les nouveautés, les changements, améliorations et défauts. Mario Tennis Fever est-il la nouvelle référence du jeu de tennis sauce Mario Kart Made in Nintendo?

Mario Tennis Fever continue la tradition des jeux de sports façon Nintendo. Les bases du sport sont là puis ils ajoutent leur recette qui permet d’ajouter une bonne dose de fun à la sauce Mario comme dans les Mario Kart. Hyper fun et coloré avec des personnages expressifs et rigolos comme on les connaît, c’est parfait pour toute la famille à partir de 7 ans. Tout le monde y trouve son compte quel que soit son niveau. Tout est fait pour s’amuser, que ce soit à la manette classique ou en mouvement avec le motion gaming.

Le gameplay des Mario Tennis est très arcade. Il ne faut pas chercher un simulateur de jeu de tennis. C’est le Mario Kart du tennis. Il est très rare de mettre la balle en dehors du terrain, de faire des fautes et de rater la balle pour un mauvais timing. Non ici, le gameplay se focalise plus sur une physique fantaisiste, des balles aux trajectoires excentriques, des personnages qui couvrent mieux le terrain que Nadal et Federer combinés et aux nombreux pouvoirs et bonus en tout genre.

La nouveauté de Mario tennis Fever réside dans ses raquettes dites frénétiques. Elles sont nombreuses (24 à débloquer et découvrir) et elles ont le pouvoir de rendre les matches complétement fous. En jouant, on peut déclencher une frappe spéciale frénétique lorsque la jauge de fever est pleine. Peaux de banane, tornades, plaques de glace, boules de feu, boue, clones, bombes, foudre, etc. viendront donner un coup de pouce et pourrir la partie de l’adversaire ou la vôtre. Car oui, il est possible de contrer une frappe frénétique. Pour ça il faut contrer la balle avant qu’elle ne touche le sol et ainsi de suite. Et donc, la frappe frénétique peut se retourner contre soi. Il est stratégique d’utiliser judicieusement et avec précision ses frappes bonus. Les raquettes frénétiques dynamisent les parties et apporte ce petit côté Mario Kart avec ses bonus. Amusant et frustrant à la fois, ça rend les matchs beaucoup plus piquants. Par contre il y en a un peu trop souvent. Parfois c’est le chaos et compliqué de repérer la balle. La jauge se remplit un poil trop vite. L’ordi en surabuse en mode Pro et Champion ce qui en devient presque exaspérant. Mais sinon c’est une bonne idée et une bonne mécanique qui fonctionne très bien pour changer du tennis conventionnel.
Mario Tennis Fever propose bien un mode Histoire, ou plutôt une Aventure, mais l’expérience laisse un goût d’inachevé. Dans les jeux de sport, ces campagnes scénarisées peinent souvent à convaincre, même si certains développeurs parviennent à insuffler un minimum de fraîcheur et de rythme, comme ce fut le cas avec Mario Tennis Aces. On n’en demande pas des milles, mais ici, l’ambition semble revue à la baisse.
Première déconvenue : la durée de vie. Comptez moins de quatre heures pour en voir le bout. Plus problématique encore, cette aventure tient davantage du tutoriel géant que d’un véritable périple scénarisé. Certes, un prétexte narratif existe. La princesse Daisy tombe malade, et Wario et Waluigi invitent Mario et ses amis à récupérer une pomme d’or sur une île mystérieuse, censée permettre sa guérison. Évidemment, la manœuvre cache une entourloupe : les deux compères convoitent en réalité un trésor. Après avoir mis la main sur le fruit, Mario et Luigi sont piégés par une étrange fumée, déclenchée par les deux idiots, Wario et Waluigi, qui transforme toute la troupe en bébés. Dès lors, seule la maîtrise de la petite balle jaune pourra les tirer d’affaire.
L’aventure débute à l’académie de tennis Champignon dirigée par les Toads. Bébé Mario et Bébé Luigi enchaînent entraînements et matchs en simple ou double pour progresser. C’est aussi là que l’ennui s’installe. Les exercices, très courts, s’enchaînent avec de nombreux allers-retours inutiles dans l’enceinte de l’académie, ponctués de dialogues explicatifs sur les mécaniques de jeu. L’ensemble manque cruellement d’inspiration, de rythme et d’intérêt. Cette académie occupe d’ailleurs plus de la moitié de l’aventure. La suite, bien que proposant de nouveaux environnements et des activités légèrement plus variées, ne parvient pas réellement à relever le niveau. Trop court, trop superficiel. Il y a quelques jolies cinématiques, mais sinon la mise en scène est inexistante avec des dialogues écrit sur des personnages pratiquement figés.
Reste un point positif : son efficacité pédagogique. Ce mode remplit parfaitement son rôle d’initiation. Lift, coupé, plat, smash, amorti ou lob n’ont pratiquement plus de secrets une fois la campagne terminée. On sait viser, feinter et se défendre. Une préparation loin d’être superflue, tant le niveau grimpe dans les modes avancés et plus encore en ligne, face à de véritables adversaires.
Heureusement, Mario Tennis Fever ne se limite pas à cette aventure très vite expédiée. L’essentiel de l’expérience se trouve ailleurs, dans ses autres modes de jeu, bien plus généreux et compétitifs. On retrouve les modes simples et doubles qui sont paramétrable à souhait pour des parties classiques ou frénétiques. En local jusqu’à 4 joueurs en écran splitté ou sur plusieurs consoles avec le GameShare. Il y a aussi les tournois en simple et en double avec un degré de difficulté qui augmente entre les coupes champignon, fleur et étoile. La coupe étoile n’est vraiment pas facile, ni en simple, ni en double. C’est long et comme un Grand Chelem, la défaite est éliminatoire. La finale est folle. C’est un vrai bon challenge.

D’ailleurs il y a 5 niveaux de difficulté. Le plus facile, novice, permet à n’importe qui de jouer et marquer des points. C’est lent, l’ia n’est pas très fine, parfait pour débuter. Puis en niveau intermédiaire pour un challenge accessible pour perfectionner son jeu et expérimenter. Expert commence à requérir du skill et bien maitriser le gameplay. L’IA est plus alerte, plus rapide et renvoie la balle facilement. Mais elle est toujours assez facilement bluffée. Finalement il y a les niveaux Pro et Champion qui offrent un véritable challenge. L’IA retourne pratiquement toutes les balles. Elle couvre le terrain à 100%. Elle utilise les frappes frénétiques au maximum. C’en est frustrant tellement il faut tout donner pour s’en sortir et marquer un point. Mais la victoire n’en est que plus gratifiante. Cela montre que le jeu s’adresse à tous. Des vrais débutants, aux experts avides de challenges relevés ainsi qu’aux joueurs moyens qui veut juste faire une bonne petite partie sans se prendre la tête, mais avec un peu de répondant quand même.
Le mode online est ce qui tiendra le jeu sur la longueur. Très compétitif et sans pitié, c’est l’endroit pour s’amuser et mesurer son vrai niveau. Il fonctionne par salons. Il faut donc déjà en trouver un qui satisfasse toutes les conditions recherchées. Classé ou libre à un ou deux joueurs. Ensuite, il est primordial d’avoir une bonne connexion des deux côtés pour jouer dans de bonnes conditions, car un des deux joueurs host la partie, pas de serveurs dédiés. Ça parait logique mais on le sent direct quand ça ne va pas. Mais globalement, le jeu essaye de proposer des adversaires proches et des salons avec de bonnes connexions. Après c’est le skill qui parle. Et mieux vaut être prêt car les adversaires du net ne font pas de cadeaux. C’est vraiment chaud. Il faut connaître le gameplay sur le bout des doigts. Mais c’est amusant et encourage à s’améliorer. Après est-ce le lag ou le manque de skill… Par contre les options reste assez limités. Il n’y a pas encore de création de tournoi. Jouer directement avec un ami n’est pas toujours chose aisée. Pour jouer à deux avec un ami, mieux vaut privilégier le canapé. D’ailleurs l’écran se divise afin que les deux joueurs jouent depuis le bas et évite de pénaliser le joueur d’en-haut à l’envers, mais scinde l’image en deux, c’est moins esthétique.

Mario Tennis Fever a aussi des modes plus funs et varié proposant autre chose que des matches de tennis classiques. Il y a des défis à relever avec des jeux spéciaux qui proposent des épreuves originales et des matches en tout genre. Défi d’anneaux, plantes carnivores qui modifient les terrains, flipper, le tennis des prodiges s’inspirant des fleurs prodiges de Mario Wonder qui transforme l’environnement. Il y a des défis de scoring.
Un autre mode, la tour des épreuves, propose une série d’épreuve aléatoires un peu comme dans Mortal Kombat. Plus on monte et plus ça devient difficile. Il y a des matches, mais aussi des défis. C’est sympa. Ça va vite et c’est varier. Les mini jeux sont sympas pour la plus part.
Un des grands défauts du jeu est d’avoir assigné le lob et l’amorti en deux boutons consécutifs. Pour le lob il faut faire A puis B et pour l’amorti B puis A. Déjà personnellement ça devrait être l’inverse car le lob fait monter la balle, donc une séquence de boutons qui « montent » et une série de bouton qui « descendent » pour l’amorti. Mais bref, dans la pratique devoir taper deux boutons consécutivement ce n’est pas une bonne idée. Une fois sur deux ça ne passe pas et on se trompe l’autre moitié du temps. Par défaut c’est comme ça. Mais bonne nouvelle, il est possible d’assigner les boutons non-utilisé (L/R et ZL/ZR) dans les options. Et oh miracle, c’est tellement mieux.
Quelques autres soucis dans le jeu se révèlent avec le temps. Les hits box des obstacles sont trop grand par rapport à leurs tailles. Genre un est brulé sans toucher le feu. Les thwomps nous écrase alors qu’on juste à côté. C’est énervant. Ensuite la caméra qui change d’angle perturbe la perception et mène parfois à la faute. Pareil pour les changements de rythme et les hits lag, pour donner plus d’impact. Ça casse le flow trop souvent que ce soit pour le placement ou pour les frappes. L’écran est aussi surchargé. La lisibilité n’est pas toujours idéale. Alors quand c’est contre un humain on est à la même enseigne, mais contre l’ordi ce n’est pas la même. Ce n’est pas grand-chose, et jusqu’à expert ce n’est pas trop un problème, mais dans les modes Pro et Champion c’est plus compliqué.

Mario Tennis Fever est un bon jeu de tennis fun et convivial. Mais ce n’est pas un simulateur de jeu de tennis, loin de là. Pour un jeu de tennis réaliste, ce n’est pas ici qu’il faut frapper. Mario Tennis, c’est le Mario Kart du tennis chez Nintendo. Ça va dans tous les sens. C’est un gameplay arcade, avec des coups spéciaux, des effets exagérés, des personnages qui peuvent pratiquement tout rattraper, des changements de rythmes spontanés. C’est parfois injuste et frustrant, mais c’est ce qui en fait son piquant. Mario Tennis Fever est un jeu qui plaira donc principalement pour son gameplay arcade et sa convivialité. Jouable de 1 à 4 joueurs en écran splitté de manière classique à la manette ou en motion gaming avec les joy-cons comme sur la Wii. Possibilité de partager le jeu sur différente console en streaming dont la Switch 1 pour jouer tous ensemble en local sur sa machine grâce au GameShare. C’est tip top lors de soirée et les weekends. Il y a une bonne dose de modes et de mini jeux en tout genre pour varier un peu des matches de tennis plus traditionnel. Cependant tous sont très court globalement. On fait assez vite le tour du jeu en solo. On s’y attendait c’est souvent le cas avec ce genre de jeu chez Nintendo. Mieux vaut se focaliser sur le multi. Le gameplay est rapide et dynamique. Très simple à prendre en main, mais hyper exigeant à plus haut niveau, Fever couvre tous les types de joueur. Il est aussi important d’ajouter que c’est le genre de jeu dans lequel il faut s’investir, passer du temps pour atteindre les plus hauts niveaux de difficultés afin d’apprécier le jeu en profondeur et pas seulement superficiellement. Trop facile, on s’embête rapidement. Et trop dur, c’est trop frustrant. Il faut vraiment évoluer gentiment et gravir les échelons à son rythme. Et ça prend des heures de gameplay pour l’apprécier à sa juste valeur. On apprend à mieux le jouer, à mieux le comprendre. Cela prend du temps de connaitre les compétences des personnages, des différentes raquettes frénétiques et adoptés les bonnes stratégies contres ses adversaires, même s’il y a quand même pas mal d’imperfections et de l' »injustice » à foison. Toujours aussi joli et coloré, Camelot fait du très bon travail pour la présentation du jeu. C’est aussi très bien animé. Les effets visuels sont simples et nombreux. L’écran est parfois un peu chargé à en perdre la balle de vue et sa position dans le chaos. Le contenu est en adéquation avec les autres jeux Camelot avec 38 personnages, des modes de jeux, 6 tournois classiques, courts et sans surprises, des défis en tout genre et surtout les raquettes frénétiques qui donnent une nouvelle dimension aux parties. Le jeu débloque son contenu petit à petit pour bien nous garder et continuer à jouer. Il y a des objectifs à atteindre et ça c’est chouette. L’aventure est sans doute la plus grande déception du jeu. Courte et inintéressante, sans étincelles. On ne retiendra le jeu pour ça. Ce n’est vraiment pas réussi. Par contre, c’est très bien d’avoir mis le mode dynamique avec commandes par mouvement. C’est toujours fun en soirée, comme à l’époque de Wii Sports. N’oubliez pas de mettre les dragonnes si vous tenez à votre téléviseur. Reste maintenant à voir si Camelot et Nintendo alimenteront leur jeu avec du contenu pour étoffer l’expérience et le mode en ligne. Mario Tennis Aces nous avait plus convaincu il y a 8 ans grâce à son mode histoire beaucoup plus travaillé. Il était plus ambitieux. Là, on a une bonne base pour le gameplay, c’est très joli, mais son mode histoire est complétement manqué et l’online trop mince pour l’instant et trop souvent instable dû au lag. Heureusement les autres modes viennent rebalancer l’intérêt, surtout pour jouer en solo, même si on en fait assez vite le tour, ou à plusieurs en local. Il en faut encore un peu plus pour nous garder accroché. Ce fut déjà le cas avec Mario Golf Rush du même studio et qui est juste devenu excellent au fils des ans avec ses nombreuses mises à jour. Donc pas trop d’inquiétude. Jeu, set mais pas encore match pour ce Mario Tennis Fever disponible sur Nintendo Switch 2 exclusivement.

Les plus:
- Une expérience fun et conviviale pour toute la famille
- Très joli et coloré encore une fois
- Une présentation aux petits oignons
- Très bon roster avec 38 personnages
- Le contenu qui se débloque progressivement
- Les nombreuses raquettes frénétiques qui ajoutent du piquant aux parties
- Pas mal de mini-jeux et défis avec la tour des épreuves et les jeux spéciaux
- Pour tous les types de joueurs (de novice à as de la raquette)
- Jouable à plusieurs en local de différentes manières
- Jouable en partie en motion gaming comme sur Wii
- Beaucoup plus compétitif qu’il n’y parait
- GameShare sur plusieurs consoles (dont Switch 1)
Les moins:
- Le mode aventure décevant au possible
- Peu d’options pour le mode en ligne
- Les changements de rythmes et de vitesses durant les matches
- Les hit boxes des obstacles perfectibles
- Les petits changements d’angle de caméra qui déstabilisent
- La lisibilité dans certaines conditions
- Souvent frustrant contre les IA niveaux Pro et Champion
- La stabilité du mode en ligne

Éditeur : Nintendo
Développeur : Camelot
Plateforme : Nintendo Switch 2
Genre : Sport / Tennis
Date de sortie 12.02.2026


















































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